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L'UNIVERSITE DES ANTILLES DOIT ETRE SANCTUARISEE (1è partie)

Alors que des rapports accablants produits par des experts de la Cour des Comptes et de la gestion des universités sont connus sur le CEREGMIA, rapports dont ils ne parlent bien évidemment jamais, des affidés de Fred Célimène prétendent produire leur propre vérité pour sauver le grand manitou de la science économique martiniquaise.

   A l'approche de la consultation électorale du 6 décembre prochain qui, en Martinique, conduira à la mise sur pied d'une nouvelle collectivité, LA COLLECTIVITE DE MARTINIQUE, résultant de la fusion du Conseil régional et du Conseil général, certains spéculent déjà sur l'impact qu'aura le résultat des urnes sur l'Université des Antilles selon la liste qui sortira vainqueur. La majorité des spéculateurs se situe évidemment du côté de ceux qui sont soupçonnés d’avoir détourné 10 millions d'euros et de leurs fervents supporters qui, tout aussi évidemment, se gardent de rappeler que le conseil d'administration de notre université, réuni le 2 octobre dernier, a été informé, preuves à l’appui, du préjudice de 10 millions d’euros, des 5.5 millions d’euros déjà remboursés ou provisionnés  (inscrits dans le compte financier 2014) et de la nécessité de remboursement annuel par notre université de 750.000 euros, et cela, jusqu’en 2021.
   Oui, vous avez bien lu : 750.000 euros à rembourser chaque année par l'Université des Antilles jusqu'en 2021 à la cause de la gabegie financière  de la direction du CEREGMIA.
   Pourtant, l'avocat de ces messieurs n'avait cessé (et ne cesse) de clamer urbi et urbi : "Il n'y a pas d'affaire CEREGMIA !".

 

C'est sans doute parce qu'il n'y a pas d'affaire CEREGMIA que le Procureur de la République à Fort-de-France a ouvert une enquête pour "détournement de fonds publics en bande organisée". C'est sans doute pour cette raison que les ex-dirigeants du CEREGMIA ont été suspendus de leur poste (avec maintien du salaire) pendant plus d'une année. C'est sans doute pour cette raison que le conseil de discipline de l'Université Toulouse 1 a condamné Fred Célimène à une interdiction de diriger un laboratoire de recherches pendant 5 ans et a infligé un blâme à son adjoint, Kinvi Logossah.
   Bref...
   A côté de cela, il faut se souvenir également de la guerre féroce menée contre la Présidente de notre université, ses collaborateurs et ses soutiens, cela depuis bientôt trois ans, guerre qui a été déclarée dans un mail de Jeff Lafontaine, directeur du cabinet du président du Conseil régional de la Martinique, Serge Letchimy. Retenons ces mos terribles :

   "Et si l'affaire de l'Université des Antilles et de la Guyane n'était rien d'autre qu'un savant enfumage politico-médiatique au service d'intérêts d'une citoyenne avide de pouvoir...A qui profite le crime ? L'intérêt pour agir n'est autre que de déstabiliser le Président de Région, préparer les élections en vue de la future Collectivité Territoriale de Martinique et pour cette assoiffée de pouvoir, négocier une bonne place en son sein".

   Guerre qui s'est prolongée jusqu'à aujourd'hui sur Internet, par des centaines de mails injurieux, par des graffitis diffamatoires et des affiches insultantes, des sabotages de véhicules personnels, des menaces de mort téléphoniques etc...Les "soldats" du CEREGMIA, notamment Chauvet et Cruse, dépassant les limites de l'ignoble à chaque nouvelle attaque de leur part.

Ces soldats de Fred Célimène qui se sont autoproclamés Magistrats de la Cour des Comptes et Inspecteur Général et qui nient les rapports accablants existants pour produire leurs propres rapports fictifs et sans aucune valeur, hormis pour le petit clan de la bande organisée.

   Or, force est de se rendre compte que l'accusation de Jeff Lafontaine, moult fois répétée par les "soldats", s'est révélée fausse : aucun membre de la gouvernance de l’université, ni aucun de leur collaborateurs proches ne figurent sur la liste du "GRAN SANBLE" conduite par Alfred Marie-Jeanne. L'accusation selon laquelle l'action intentée contre le CEREGMIA serait une manœuvre politique contre le PPM s'est donc dégonflée comme une baudruche. Le mensonge éhonté de ces zélateurs de Célimène a été révélé au grand jour lorsque le 11 novembre dernier, date-limite de dépôt des listes aux élections du 6 décembre prochain, tout un chacun a pu consulter les noms des candidats figurant sur les 9 listes en présence.
   Non seulement ni la Présidente de l'Université des Antilles, ni aucun de ses collaborateurs proches,  ni le doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines ni aucun de leurs collaboraturs ne figurent sur la liste du "GRAN SANBLE", mais mieux : ils et elles ne figurent sur AUCUNE des 9 listes en présence.
   OUI, SUR AUCUNE DES LISTES EN PRESENCE !
   Cela ne signifie pas que toutes ces personnes sont apolitiques, mais qu'elles estiment ne pas devoir mélanger leurs fonctions universitaires et leurs convictions politiques personnelles. Trop longtemps, en effet, l'ex-UAG, devenue UA, a servi de faire-valoir ou de tremplin à personnes désireuses de faire carrière politique. Un universitaire a bien entendu le droit de faire de la politique ou de se présenter à des élections, mais dans l'exacte mesure où il n'exerce aucune fonction d'autorité ou de direction, à quelque niveau que ce soit, au sein de son université. C'est juste une question d'éthique et l'on comprend que ce point ne figure pas dans la fameuse "charte éthique" publiée dernièrement par EPMN, l'alliance menée par le PPM et Serge Letchimy.
   Tout ceci pour dire qu'au plan de l'université, le résultat des urnes au soir du 6 ou du 13 décembre prochain, nous indiffère complètement. Cela nous importe beaucoup, énormément même, comme citoyens, pas en tant qu'universitaires. Pourquoi ? Parce que le combat que nous avons mené, et que nous continuons de mener, contre les mafieux du CEREGMIA n'est pas et n'a jamais été un combat politicien. Fred Célimène et ses comparses auraient été membres des Républicains, de l'UDI, de la Fédération socialiste, du RDM, du CNCP, du PALIMA, du MIM etc...que nous aurions agi EXACTEMENT DE LA MEME FACON.
   Quel que soit donc le résultat des urnes en décembre prochain, nous continuerons notre combat jusqu'à ce que victoire ou défaite s'ensuive !
 On attend toujours les excuses de Jeff Lafontaine !                                      (à suivre)

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