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CHLORDÉCONE : NON MONSIEUR BORLOO !

Par Louis BOUTRIN et Raphaël CONFIANT


Lettre ouverte au Ministre de l'Ecologie


suite au « Grenelle de l'Environnement » et à la nomination de Patrick Lozes, Président du CRAN, à la tête d'une mission Chlordécone en Martinique.

 

La Martinique et la Guadeloupe, stupéfaites, viennent d'apprendre la nomination d'un homme installé en France depuis de très longues années à la tête d'une mission sur la question de l'empoisonnement de nos pays par les pesticides, notamment le Chlordécone. Cette personne n'entretient, ni de près ni de loin, le moindre lien avec le mouvement écologiste antillais, ne vit pas sur place et ne connaît pas les problèmes concrets auxquels nous sommes confrontés. On nous dit qu'elle « auditionnera » les associations et les organisations agricoles afin de rédiger un rapport au ministre de l'écologie. Nous affirmons d'ores et déjà que nous refusons de rencontrer quelqu'un qui n'a rigoureusement aucune expérience voire aucune compétence pour traiter du problème concerné.

Nous en profitons pour nous élever contre cette méthode de gouverner qui consiste à distribuer des prébendes à des lobbies sous forme de nominations à la tête de commissions-prétexte. La Martinique et la Guadeloupe vivent un véritable drame écologique et sanitaire, drame dénoncé depuis trois décennies par tous ceux que préoccupe le devenir de ces pays, et il est insupportable que ce drame soit traité avec la désinvolture dont fait preuve le ministère de l'écologie.

Déjà, les principales associations écologiques antillaises n'ont pas été conviées à préparer le « Grenelle de l'environnement ». Il est vrai qu'il n'avait pas été prévu de réfléchir aux problèmes de l'Outre-Mer. Mais face à la médiatisation brutale de la question du Chlordécone dans les grands organes de presse hexagonaux, le ministère a, en catastrophe, improvisé un « Grenelle de l'environnement pour l'Outre-Mer » à l'île de la Réunion. Puis, réalisant qu'il était trop tard pour y rassembler les représentants « domiens », il s'est rabattu sur la mise sur pied d'un « Grenelle » pour chaque département et territoire d'Outre-mer !

De tels cafouillages frisent l'incompétence et le mépris tout à la fois. D'autant que s'agissant du « Grenelle » organisé en Martinique le mercredi 17 octobre, personne n'a pris contact avec notre association, « Pour une Ecologie urbaine », pourtant agréée au titre de la protection de l'environnement. Personne n'a jugé bon non plus de solliciter l'intervention des auteurs de «  Chronique d'un empoisonnement annoncé  ». Pire : parmi les six points à l'ordre du jour de ce « Grenelle » improvisé à la hâte ne figure rien sur la question des pesticides et du Chlordécone qui sont pourtant la préoccupation première des Martiniquais depuis près d'un an. Un récent sondage révèle que 80% des Guadeloupéens se déclarent inquiets par rapport à la crise écologique et sanitaire du Chlordécone. Tout cela est donc complètement surréaliste !

La nomination d'un missionnaire déconnecté des réalités antillaises et l'improvisation de « Grenelle » de l'Outre-Mer revient également à bafouer les règles les plus élémentaires de la démocratie puisque les représentants du peuple, à savoir les élus et parlementaires, sont écartés ou mis devant le fait accomplis. Loin d'être associés à la réflexion sur les pesticides, ceux qui possèdent la légitimité des urnes se voient relégués au rang de figurants, tandis que les écologistes de terrain et les autres associatifs sont tout simplement ignorés.

Tout ceci est inadmissible. Inqualifiable même. On se moque des peuples martiniquais et guadeloupéens.

Pour notre part, nous avons, depuis la sortie de notre ouvrage en février 2007, travaillé aux propositions que l'on pourrait faire afin de sortir de la crise actuelle. Nos 12 mesures urgentes pour une gestion de sortie de crise , remises au Président du Conseil Régional de Martinique le 15 octobre dernier, seront bientôt dévoilées au grand public.

La santé de nos populations passe avant toute considération politique, économique ou financière.

 

Martinique, le 17 octobre 2007
Louis BOUTRIN – Raphaël CONFIANT (*)


(*)

- Président et membre de l'association « Pour une Ecologie Urbaine »

- Auteurs du livre « Chronique d'un empoisonnement annoncé – le Scandale du Chlordécone aux Antilles françaises – 1972-2002. Editions L'Harmattan - 2007


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Commentaires

mo1mo1 | 19/10/2007 - 17:58 :
IL NE FAUT PAS OUBLIER QUE LA FRANCE A TOUJOURS EU UN ATTITUDE MEPRISANTE AVEC NOUS C'EST UNE CONSTANTE QUE NOUS "REFUSONS DE VOIR,D'ANALYSER". IL SUFFIT DE VOIR LA STRUCTURE DES POUVOIRS AUX PęS : ON NE DOMINE AUCUNE FILIERE RIEN,MEME LA DEMOGRAPHIE EST DECIDEE PAR LA FRANCE A TRAVERS LA VENUE D'IMMIGRES D'AILLEURS ON EST et on RESTE UN POURVOYEUR DE MAIN D'OEUVRE NON QUALIFIE QUELQUE SOIT LE DIPLOME EN POCHE! un minist貥 de l'interieur qui nous gouverne et on ne dit et on ne fait rien qui puisse remettre en question cela. Pourtant des clins d'oeil nous viennent d'ailleurs tel le rappel ࠬ'ordre par l'ONU ࠴ravers Madame GAY JMc DOUGALL LE SEPT OCTOBRE 2007 DE LA CONDAMNATION DE LA FRANCE POUR discrimination envers ces minorit鳮c-joint cet appel:-------------------------------------------------------------------------------- xxxxxxxxxx L'EXPERTE INDɐENDANTE SUR LES MINORITɓ DEMANDE UN FERME ENGAGEMENT DE LA FRANCE POUR PROMOUVOIR LA NON-DISCRIMINATION ET LA DIVERSITɍ xxxxxxxxxx 1er octobre 2007 Au cours de sa visite officielle en France, Mme Gay J. McDougall, experte ind鰥ndante des Nations Unies sur les questions relatives aux minorit鳬 a constat頱ue les membres de communaut鳠minoritaires en France font l'objet d'une grave discrimination et a appel頬e Gouvernement fran硩s ࠲顧ir par des politiques de lutte contre une discrimination r鰡ndue, enracin饠et institutionnalis饠dans la soci鴩 fran硩se. ?Le racisme est vivant, pernicieux et il cible clairement les minorit鳠?visibles? issues de l'immigration qui sont pour la plupart des citoyens fran硩s?, a-t-elle affirm鮍 ?Les espoirs et les r궥s des jeunes sont ignor鳻 ils ne voient aucune possibilit頤e promotion sociale en raison de la couleur de leur peau, de leur religion, de leur nom de famille ou de leur adresse (dans ce que l'on appelle les banlieues sensibles). Des personnes qui ont beaucoup travaill鬠qui ont respect頴outes les r觬es du jeu et qui croient sinc貥ment aux principes de la R鰵blique Fran硩se se retrouvent pi駩es dans des ghettos urbains g鯧raphiquement et socialement isol鳠o?taux de ch?e dans certains cas peut d鰡sser les 40%. Ils se sentent discrimin鳠et rejet鳠par une conception rigide de l'identit頮ationale fran硩se qui ne leur correspond pas?, a expliqu頤'experte ind鰥ndante. L'experte ind鰥ndante s'est dite pr鯣cup饠par des d飬arations faites par des acteurs politiques et des candidats aux 鬥ctions qui ont 鴩 per絥s, au mieux, comme inhospitali貥s et au pire comme racistes. Elle a d飬ar頱ue les messages 魡nant des plus hauts repr鳥ntants de l'ɴat doivent transmettre, sans aucune ambiguﴩ, un v鲩table attachement ࠬa promotion de l'駡lit頥t de la diversit頡u quotidien. ?La promesse de l'駡lit頣ontenue dans la Constitution est une vision et non pas la r顬it頤e la France moderne. Les dirigeants de la France doivent remplir cette promesse?, a d飬ar頬'experte ind鰥ndante. Mme McDougall a visit頬a France du 19 au 28 septembre. Elle s'est rendue ࠐaris, Marseille et Strasbourg o?e eu des entretiens avec des Ministres et d'autres hauts fonctionnaires du Gouvernement, des organisations non gouvernementales et des groupes de la soci鴩 civile, des chefs religieux, des universitaires et d'autres personnalit鳠travaillant sur les questions de minorit鳬 discrimination, racisme et parit頨ommes-femmes. Mme McDougall a fait des d鰬acements dans les banlieues de Paris et de Marseille, notamment ࠂobigny et ࠬa Courneuve, particuli貥ment touch饳 par les violences urbaines de 2005, pour s'entretenir directement avec les habitants sur leur vie et entendre leurs t魯ignages et leurs pr鯣cupations. Elle a 駡lement organis頤es r鵮ions avec des femmes issues des minorit鳮 Elle en a conclu que les probl譥s particuliers rencontr鳠par les habitants des ghettos sont une cons鱵ence directe de la discrimination raciale et qu'il faut pour cette raison la mise en place de politiques visant leur situation particuli貥. Historiquement, la France a toujours rejet頬a notion de droit des minorit鳠et a toujours consid鲩 que ces droits sont incompatibles avec la Constitution fran硩se et les principes de la R鰵blique qui mettent en valeur les droits individuels, l'駡lit鬠l'unit頥t l'universalisme. L'experte ind鰥ndante s'est f鬩cit饠des initiatives r飥ntes contre la discrimination, notamment la loi de 2005 contre la discrimination et la cr顴ion de la Haute autorit頤e lutte contre la discrimination et pour l'駡lit頨HALDE), organe ind鰥ndant ayant un pouvoir de m餩ation ou de renvoyer devant les tribunaux des cas de discrimination, ainsi que de r顬iser des 鴵des et promouvoir des activit鳠en mati貥 de non-discrimination. Tout en se f鬩citant du r?de la HALDE et des associations qui peuvent saisir la justice au cas par cas, elle a insist頳ur la n飥ssit頤'une approche plus globale et plus ferme. Les sanctions impos饳 en cas de discrimination doivent 괲e suffisamment s鶨res pour dissuader de toute nouvelle violation. ??l'heure actuelle, les amendes impos饳 semblent amoindrir l'importance de la lutte contre la discrimination?, a expliqu頬'experte. Mme McDougall en appelle ࠬa promotion de l'駡lit頰ar des politiques vigoureuses d'action positive. ?La non-discrimination n'est que la premier pas sur la voie de l'駡lit黬 a-t-elle soulign鮠Ainsi, dans le domaine de l'emploi, elle estime que l'on doit - et que l'on peut ais魥nt - faire davantage pour donner ses chances ࠴out le monde et pour changer la composition de la fonction publique, de la police et d'autres institutions publiques afin de refl鴥r la grande diversit頤e la soci鴩 fran硩se. L'experte ind鰥ndante a estim頱ue ?plut?ue d'괲e consid鲩es comme une violation de la Constitution fran硩se, ces mesures doivent 괲e vues comme essentielles pour r顬iser une vision v鲩table de la devise "Libert鬠ɧalit鬠Fraternit馱uot;. La reconnaissance de l'origine ethnique, de la religion et de l'h鲩tage de chacun ne doit pas 괲e per絥 comme une menace pour les principes de l'unit頥t de l'駡lit頳ur lesquels repose la soci鴩 fran硩se?. L'experte ind鰥ndante salue l'initiative prise par le Pr鳩dent Nicolas Sarkozy de lancer un d颡t public sur les politiques d'action positive. Elle regrette cependant que les termes utilis鳠aient envoy頵n message ambigu sur un v鲩table attachement ࠣes politiques. ?Lorsque des dirigeants politiques parlent de ?discrimination positive? cela ressemble ࠵n message cod頤e rejet de cette notion; ce terme de ?discrimination positive? colporte la perception erron饠que des privil觥s sont accord鳠ࠤes personnes de certaines origines?, a dit l'experte. Elle ajoute ࠣe propos: ?Il reste encore beaucoup ࠦaire pour que la diversit頣ulturelle soit accept饮 ?ce jour les communaut鳠de nouvelles minorit鳠ont le sentiment largement partag頱u'il ne suffit pas d'괲e un citoyen fran硩s pour 괲e pleinement accept鬠que cette acceptation va de pair avec une assimilation totale qui les oblige ࠲enoncer ࠤes pans entiers de leur identit鮠Ce n'est que lorsqu'ils parviendront ࠣhanger la couleur de leur peau, cacher les manifestations de leur religion ou les traditions de leurs anc괲es, et alors seulement, qu'ils seront accept鳠comme fran硩s ࠰art enti貥. Le message implicite dans l'appellation du nouveau Minist貥 de l'immigration de l'identit頮ationale de l'int駲ation et du co-d鶥loppement semble leur indiquer que la pr鳥nce et le nombre croissant de personnes issues de l'immigration menacent l'identit頮ationale de la France et constituent un probl譥 qui doit 괲e r鳯lu.? L'experte ind鰥ndante a re絬 de diverses sources, des informations sur la situation d'autres groupes de la soci鴩 fran硩se, notamment les Roms, les Bretons et la communaut頪uive. Leur situation sera trait饠dans le rapport int駲al de la mission qui sera pr鳥nt頡u Conseil des droits de l'homme des nations unies. Elle s'est plus particuli貥ment concentr饠sur les exp鲩ences de citoyens fran硩s issus de l'immigration, de populations stabilis饳 en France souvent d飲ites comme ?nouvelles minorit鳻 en particulier les populations d'origine nord-africaine, d'Afrique sub-saharienne, musulmanes et originaires des d鰡rtements et territoires d'Outre-Mer. Les visites r顬is饳 aupr賠de communaut鳠de minorit鳠o?xperte ind鰥ndante a organis頤es r鵮ions ࠬeur intention ont fait apparae des sentiments de frustration parmi de nombreux citoyens fran硩s issus de l'immigration du fait qu'en d鰩t de leur grand attachement au principe d'駡lit頥t aux valeurs de la France, ils restent des citoyens de seconde classe qui n'ont pas acc賠aux mꭥs opportunit鳠que les autres, ils sont accus鳠de communautarisme alors qu'en r顬it頩ls n'ont d'autre choix que celui de vivre dans des ghettos isol鳠de logements sociaux. Des pr鯣cupations ont 駡lement 鴩 port饳 ࠬ'attention de l'experte ind鰥ndante ࠰ropos du d颡t actuel sur l'immigration qui porte, entre autres, sur les questions des contingents d'expulsions et des tests ADN. Ce d颡t cr饠un climat g鮩ral de suspicion et de rejet envers les populations issues de l'immigration. Le mandat de l'Experte Ind鰥ndante des Nations Unies a 鴩 cr驠en 2005 pour promouvoir la D飬aration des droits des personnes appartenant ࠤes minorit鳠nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques. Mme Gay McDougall, premi貥 experte ind鰥ndante sur les questions relatives aux minorit鳬 est un ancien membre du Comit頰our l'鬩mination de la discrimination raciale et de la Sous-Commission de la promotion et de la protection des droits de l'homme. Elle 鴡it Directeur ex飵tif de l'organisation non gouvernementale Global Rights entre 1994 et 2006, et est actuellement affili饠ࠬ'Universit頡m鲩caine ࠗashington. Pour plus d'information sur les fonctions de l'experte ind鰥ndante, voir: http://www.ohchr.org/english/issues/minorities/expert/index.htm. ___________ Ce document est destin頠 l'information; il ne constitue pas un document officiel Muni de ce soutien et de celui de Douglas Bravo ,une personnalit頤e premier plan du VENEZUELA ,on peut informer ces instances du contentieux qu'on a avec la FRANCE. Deplus les Producteurs de bananes avaient achet頤es terres en COTE D'IVOIRE ET EN AMERIQUE CENTRAL.TRES CERTAINEMENT CES TERRES ONT ETE AUSSI POLLUEES !LES ORGANISATIONS SYNDICALES DE CES PAYS SERONT EDIFIES PAR NOS REVELATIONS. Pappellons -nous que l'ex Pr鳩dent Jacques Chirac b鮩ficiat de leurs largesses dans la mesure que ce sont les bananiers ANTIILAIS QUI PAYAIENT LA LOCATION DES LOCAUX DU RPR DE l'EPOQUE!

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