Accueil
Aimé CESAIRE
Frantz FANON
Paulette NARDAL
René MENIL
Edouard GLISSANT
Suzanne CESAIRE
Jean BERNABE
Guy CABORT MASSON
Vincent PLACOLY
Derek WALCOTT
Price MARS
Jacques ROUMAIN
Guy TIROLIEN
Jacques-Stephen ALEXIS
Sonny RUPAIRE
Georges GRATIANT
Marie VIEUX-CHAUVET
Léon-Gontran DAMAS
Firmin ANTENOR
Edouard Jacques MAUNICK
Saint-John PERSE
Maximilien LAROCHE
Aude-Emmanuelle HOAREAU
Georges MAUVOIS
Marcel MANVILLE
Daniel HONORE
Alain ANSELIN
Jacques COURSIL

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
MACRON AURA-T-IL UN DESTIN POLITIQUE NATIONAL ?
Yves-Léopold MONTHIEUX

Je vous adresse une communication en deux parties  que j’ai fait paraître sur mon mur Facebook les 9 et 10 janvier 2017. Au moment où j’écris ce courrier, les deux textes ont été lus respectivement 201733 et 201716 fois. Ils m’ont été inspirés par trois idées. La première est que la ligne de partage gauche-droite est obsolète (c’est manifeste en Martinique) et que s’y accrocher relève d’une forme de conservatisme voire de paresse. C’est ainsi que le repli identitaire remplit le vide de la pensée politique avec ses relents d’ostracisme et de xénophobie. Ce recul est classé à l’extrême-droite en métropole, à gauche en Martinique, preuve de la vacuité de ces notions.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
La colonisation : Claude Askolovitch se rallie à Césaire
Yves-Léopold MONTHIEUX

« Les politiques qui fustigent Emmanuel Macron en pensant capter le pays devraient entendre un poète disparu, qui parlait il y a 67 ans de notre colonialisme; ses mots font pièce à leur ignorance. Martiniquais, Aimé Césaire était de France, de langue, peut-être de rêves, certainement de blessures, absolument d’intelligence. Il n’avait pas les délicatesses hypocrites de notre âge ». Voilà comment débute, sur Slate. Fr, l’article de Claude Askolovitch http://www4.smartadserver.com/track/comp.asp?site=59629&keyword=qcseg=D;Admettons le crime contre l’humanité du colonialisme.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Présidentielles : on n’est pas dans l’esprit de la responsabilité locale
Yves-Léopold MONTHIEUX

Et voilà que dès le lendemain de Noël, les partis politiques martiniquais se sont mis à adresser leurs listes aux candidats à l’élection présidentielle de la France. On peut le comprendre de la part de ceux qui ont toujours revendiqué le statut d’appartenance à la République française, souvent sous les lazzis des autonomistes et indépendantistes. Cependant pour tenir compte de la cohérence et de l’esprit des institutions locales, il serait de bon aloi que les interventions d’éventuels députés de droite à l’assemblée nationale, mais aussi des autres, soient précédées de consultations non publiques du bureau ou des deux présidents de la collectivité territoriale de Martinique (CTM). Ces consultations ne sauraient en aucun cas porter atteinte à la liberté politique de ces élus.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
JEAN-PHILIPPE NILOR SERA-T-IL, AU SUD, LE VRAI CANDIDAT DU PPM ?
Yves-Léopold Monthieux

Dans mon livre MARIE-JEANNE, la fin d’une époque, j’écrivais : « Le crime de parricide n’a pas eu lieu, ou pas encore, au moment où s’écrivent ces lignes [décembre 2014], mais il y a un tel désordre dans la famille qu’il n’est plus utopique d’envisager l’éclatement du MIM et l’émergence de l’axe NILOR – AZEROT (…) Ne dit-on pas que Jean-Philippe NILOR, qui  n’est plus très à l’aise dans un parti indépendantiste, serait depuis longtemps acquis à cette idée. La réponse se trouve peut-être dans cette déclaration alambiquée du député qui laisse pantois plus d’un affidé du MIM. Il a affirmé, le dimanche 30 novembre 2014 à la télévision, qu’il n’est pas indépendantiste mais « anti-dépendant ». Comprenne qui pourra : il ne lui resterait peut-être plus qu’une marche à franchir pour intégrer la famille autonomiste. »

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Le citoyen Confiant tel qu’en lui-même, écrivain, indigné, excessif : intellectuel
Yves-Léopold MONTHIEUX

Il n’existe pas d’hommes qui soient vertueux à tous les moments de leur existence. Plus une personnalité politique, intellectuelle ou humanitaire s’exprime dans la durée, plus il risque de dévier aux valeurs qui l’ont construite. Et, dans le cas contraire, plus elle a des chances de se rattraper. Je l’ai récemment relevé pour Gandhi qui s’était révélé un théoricien raciste avant de devenir l’humaniste qu’on a connu. J’ai ainsi comparé le jeune disparu Frantz Fanon, à l’image immaculée, et le vénérable Aimé Césaire, dont la dernière phrase n’avait pas franchement ravi tous ses fidèles : « Nous avons besoin de vous [la France] car c'est grâce à vous que nous survivons ». Reste que le buste de Gandhi continuera de siéger dans la ville de Césaire alors que, chargée par de faux historiens, Joséphine n’y a pas droit de citer. Mais les critiques qui visent l’écrivain Raphaël Confiant tiennent à ses sorties de route, pas à sa longévité politico-littéraire. De sorte que bien de ceux qui ne supportent pas les écarts de l’homme public restent amoureux de son œuvre.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
NOU PEP-LA : EST-CE UNE OPERATION DE RIPOLINAGE POLITIQUE ?
Yves-Léopold Monthieux

La rentrée politique de NOU PEP-LA à Terpsichora, au Lamentin, avait de la gueule. On se rappelle que Marcellin Nadeau avait su donner un air original à sa participation à l’élection de la collectivité de Martinique, en décembre 2015.  Les adversaires les plus déterminés de l’indépendance avaient reconnu l’intelligence du discours de celui qui avait su élever le courant politique qu’il représente (GRS, CNCP et MODEMAS) à un niveau électoral jamais atteint. Ce ne sont pas ses vieux compagnons, les spécialistes du passé, qui diront le contraire. Seul le slogan, « An nou poté mannèv » , emprunté au vocabulaire guadeloupéen, pourrait faire tiquer les défenseurs de l’identité martiniquaise. Mais l’import en tous genres n’est-il pas devenu, avec la culture du passé, la marque de fabrique de la Martinique ?

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
LEGISLATIVES 2017 : LE CENTRE-ATLANTIQUE DE TOUS LES POSSIBLES.
par Yves-Léopold Monthieux

Les élections législatives 2017 seront placées sous le sceau du non-cumul des mandats. Aussi les nouvelles dispositions législatives interdisent aux élus d’être à la fois député et maire, président de collectivité, conseiller exécutif ou président de collectivités d’agglomération. Cette incompatibilité frappe également les maires-adjoints et les vice-présidents des dites collectivités. Deux des élus sortants, s’ils sont réélus, répondent déjà aux exigences de ce nouveau format.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
L’ICONE GANDHI VA-T-ELLE TREBUCHER ?
par Yves-Léopold Monthieux

 « Comme quoi, nul n’est complètement « pur » et « clair » dans les référencements historico-raciales… ». C’est par cette phrase qu’Antilla termine l’introduction de l’article parue au numéro 1737, « Gandhi, précurseur de l’apartheid ?... ». A cette affirmation négative qui pourrait être mienne, j’ajouterai, comme Martin Luther King, que tout homme a en lui un raciste qui sommeille. Mais de même qu’il n’y a pas d’amour sans preuves d’amour, en fait de racisme on ne retient que les actes. Les actes que son tempérament, son éducation, ses convictions religieuses, ou plus généralement sa culture, n’ont pas su permettre à l’individu de réfréner. 

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Yves-Léopold MONTHIEUX

   Le texte ci-après de Y-L. MONTHIEUX est en contradiction totale avec la ligne défendue depuis 9 ans (depuis sa création donc) par MONTRAY KREYOL. On ne peut, en effet, refuser l'indépendance de la Martinique tout en se plaignant que la plupart des hauts fonctionnaires en poste dans l'île soient des "Métros" ou des "Blancs". On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre ! Les Martiniquais ont refusé à plus de 70%, en janvier 2010, cette poussière d'autonomie que leur offrait l'Article 74, ils n'ont donc qu'à assumer leur choix et arrêter de se plaindre comme des enfants gâtés...

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
par Yves-Léopold Monthieux

Le vieillissement de la population martiniquaise et les désordres sociaux, politiques et économiques qui pourraient en découler ont suscité la réaction de Raphaël Confiant dans sa dernière tribune, « L’illusion de la Sylver économie ». Il estime qu’il ne pourrait se développer une économie fondée sur le vieillissement de la population que dans le cadre d’une économie globale. Or, selon lui, cette économie n’existe pas en Martinique.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
par Yves-Léopold Monthieux

-           Les fonctionnaires, médecins, avocats, commerçants et les « bonnes à tout faire ».

-           L’Etat finira par opérer la suppression  « à sec » des 40%.

-           Il n’y a pas plus « coloniale » qu’une justice condescendante.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Yves-Léopold MONTHIEUX

Ainsi donc, l’affaire du Green Parrot a été dépaysée à la demande du procureur général de la Martinique. N’est-ce pas un succès des partisans d’AMJ et de ses défenseurs ? En effet, la défense ne s’était pas privée de fournir les arguments qui auraient pu manquer à la Cour de Cassation pour prendre cette décision. Pour preuve la plainte déposée contre le procureur de la République, « Maitre Corbeaux », ainsi moqué par le chef de file des avocats. On aurait pu s’attendre à une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux et dans la presse, les uns favorables, les autres hostiles, comme celles qui ont fusé au lendemain de phénomènes récents. Tout le monde est prudent car aucun parti politique ne se croit en situation de pouvoir tirer profit d’une éventuelle inéligibilité du président de l’exécutif de la CTM.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
par Yves-Léopold Monthieux

On ne triche pas avec l’histoire. Elle est pathétique cette volonté d’ignorer la part assimilationniste de la revendication départementaliste exprimée par les deux députés communistes, Aimé Césaire et Léopold Bissol. Qu’ils aient changé d’avis, soit, mais dire que Césaire et les communistes ne voulaient pas l’assimilation est ridicule. Il suffit de relire le discours de ce dernier à l’assemblée nationale au moment du vote de la loi de 1946 pour y voir que l’assimilation était le premier objectif de nos deux élus. Le discours du rapporteur communiste contient plus de 20 fois le mot « assimilation », à l’exclusion de toute réserve et de tout manquement. Mieux, le rapport est présenté avec les accents de ce lyrisme qu’on a connu au député-maire de Fort-de-France, à ses meilleurs moments. D’où ma vieille tribune Le Chant assimilationniste d’Aimé Césaire reprise sur l’internet. Mais tant qu’à consulter ce media, relisez directement le chant, lui-même : le discours de 1946.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX

Le moment approche où les Martiniquais se lasseront de la chronique permanente qui met en scène les rapports entre les hommes politiques et les békés. Il est de règle pour les partis politiques de gauche d’afficher leur détestation de ces Martiniquais, lesquels sont porteurs, selon eux, de la triple tare de descendants d’esclavagistes, de patrons capitalistes et de Blancs pays. Il y a peu de martiniquais qui, à l’un de ces titres ou aux 3 à la fois, ne pourraient pas trouver matière à poursuivre cette aversion qui instille le discours de la société martiniquaise. Sauf que tout le monde se fatigue et qu’au moment où chaque citoyen tient en permanence à la main un appareil photo enregistreur, il devient impossible de camoufler les contradictions. Les instruments qui ont trahi le vieil homme sont les mêmes qui trahissent ceux qui le condamnent. Il ne suffira plus de posséder en douce, honteusement, son « bon béké » ou son « bon métro » tout en stipendiant la gente des békés et celle des métropolitains. Halte à l’hypocrisie : les hommes publics se verront de plus en plus obligés de parler vrai.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX

Depuis Montaigne, on sait que la vérité d’un pays s’arrête à ses frontières et que ce qui est interdit en deçà des Pyrénées peut être admis au-delà. C’est ce que m’inspire une tribune parue dans la presse sous la signature d’un militant indépendantiste et intitulée Turquie, Union européenne et peine de mort. Les réactions en cours du président de la Turquie à la tentative de coup d’Etat visant son pays inquiètent en ce qu’elles pourraient conduire, sur fond de migrations et de conflits divers, à l’installation d’une dictature aux portes de l’Europe. Aussi, le rétablissement envisagé de la peine de mort en Turquie devrait susciter un écho différent de celui que rapporte sans sa tribune, Robert Saé.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Yves-Léopold MONTHIEUX

Dans une société où la fonction publique continue d’avoir plus d’attrait que le secteur productif, j’apprécie peu les assurés-de-fins-de-mois qui, placés en embuscade au coin de la rue, sont prompts à porter des jugements péremptoires sur les erreurs réelles ou supposées de ceux qui entreprennent et créent la richesse. Lorsqu’elle est saisie, qu’on ait l’humilité de laisser agir la justice. Aussi cette chronique n’a pas pour objet de porter un jugement sur des professionnels qui s’engagent dans un milieu qui suscite peu de vocations. En revanche, les erreurs enregistrées, y compris dans d’autres secteurs, invitent au devoir de vigilance. Notre statut de citoyen français en outre-mer ne nous confère pas un droit imprescriptible à l’erreur. Il s’agit de porter un regard citoyen sur un aspect préoccupant de l’organisation du transport public.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX

Ainsi donc, l’identité martiniquaise n’existe pas, et pas davantage la citoyenneté martiniquaise. Ces affirmations ne sont pas celles d’assimilationnistes nostalgiques ou de colonialistes d’un autre temps, mais bien les fortes pensées de deux mèt a maniok de l’intelligentsia martiniquaise. Doit-on s’attendre à de pareilles dénégations en direction de ceux qui se décernent des certificats de patriotisme martiniquais ? « Nous sommes des patriotes » : aucun grand clerc n’a songé, en effet, à dénoncer cette expression dont on se rengorge dans une société où la révolution n’est jamais qu’une affaire de mots et de postures. Le cafouillage observé lors de cérémonies officielles, entre le drapeau tricolore, le fanion aux quatre serpents, l’enseigne de la collectivité et la bannière noir-rouge-vert, sont à l’image du bégaiement de la pensée politique.