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Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Affaire Chalvet : la guerre des syndicats (II)
Yves-Léopold MONTHIEUX

Le père Le QUERE a été sans le moindre doute le témoin le plus objectif et le plus au fait des événements qui se sont déroulés à Chalvet en février 1974. Grâce à ses fidèles, il était directement informé de ce qui se passait dans sa commune, en particulier sur le terrain de la grève. Il était un curé concerné.

Il a été l’interlocuteur direct de toutes les parties prenantes à l’affaire : les 2 syndicats, les maires de Macouba et du Lorrain. Il s’est retrouvé l’arbitre de la première manifestation du conflit syndical qui s’est déroulée au presbytère. Il est allé voir le cadavre d’HILMANY à la morgue du Lamentin l’après-midi du jour prévu pour l’enterrement. Il a servi de relai pour la transmission d’un message de l’UPLG de Guadeloupe au nouveau syndicat : message lu en public avec le porte-voix du syndicat. Il a été arbitre et acteur au cours des démêlés relatifs à l’enterrement d’HILMANY. Il s’est opposé au maire du Lorrain et, dans un premier temps, au maire du Macouba avec lequel il a fini par accepter un compromis. Il a fixé aux syndicats ses conditions pour le second enterrement. Il a écrit au préfet sa colère due au passage d’un hélicoptère au cours de la cérémonie. Nul doute que toutes ces informations rapportées dans le journal de la paroisse dorment dans les archives de l’archevêché, à Fort-de-France. Dans l’indifférence de l’histoire, la vraie.

En effet, rendu public par ANTILLA, le témoignage du curé n’a jamais été évoqué ni dans les ouvrages ni dans les journaux ni dans les films ni à l’occasion des rétrospectives des incidents de Chalvet. Cette page inestimable d’informations a été ME-TI-CU-LEU-SE-MENT ignorée par l’histoire de Chalvet telle qu’écrite par les historiens militants de Chalvet[1].

 

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Affaire Chalvet : la guerre des syndicats (I)
Yves-Léopold MONTHIEUX

Ce titre est celui de la longue interview du père LE QUERE, curé de la paroisse du Lorrain au moment des incidents qui se sont déroulés en février 1974 sur l’habitation CHALVET, à Basse-Pointe. Réalisé par l’hebdomadaire ANTILLA et parue le 11 février 2004 (N° 1077), cet entretien est signé ADV, sous le titre « Affaire Chalvet, un autre regard »).

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
France-Antilles : un accompagnement en pointillé
Yves-Léopold MONTHIEUX

La campagne faite en ce moment en faveur de France-Antilles, à laquelle je souscris, me conduit à publier dans MontrayKreyol la tribune légèrement modifiée que j’avais adressée au quotidien en novembre 2019.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Selon la commission STORA, décembre 1959 n’était pas une émeute politique .
Yves-Léopold MONTHIEUX

La récupération politique des incidents des 21, 22 et 23 décembre 1959 à Fort-de-France n’a pas échappé à l’historien Benjamin STORA qui présidait la commission chargée par le ministre des outremers d’enquêter sur les évènements. S’agissant des 3 victimes, la commission déclare : « On peut tout de même souligner que la mort les a inscrites dans un destin paradoxal : chaque famille voudrait, en effet, que son fils, son frère, son cousin, ne fût pas un émeutier, alors que l’action militante des années 1970 fera de « Marajo, Rosil et Betzi des révolutionnaires héroïques »

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Décembre 1959 et après : entre discours identitaire et réalité assimilationniste.
Yves-Léopold MONTHIEUX

Ma dernière tribune sur les évènements de la Martinique des 20, 21 et 22 décembre 1959[1], a essayé de mettre en lumière les dérives politiques et médiatiques d’un incident fortuit. Celui-ci avait été une aubaine pour les intellectuels de gauche qui avaient besoin de signes et de repères pour alimenter leur récit national et inscrire la Martinique au nombre des pays en espérance de décolonisation. Les déclarations ne suffisaient pas, il fallait des preuves. Intervenant dans les tout derniers jours de la décennie, sitôt après l’avènement de Fidel CASTRO à Cuba, et au cours des dernières convulsions de la guerre d’Algérie, l’incident arrivait à point nommé pour les anticolonialistes. De leur point de vue, il ne pouvait être que de nature insurrectionnelle. D’où l’instrumentalisation, que j’ai qualifiée de scandaleuse, d’un évènement qui ne constitue pas moins une date essentielle de l’histoire.




[1] Emeutes de décembre 1959 : une présentation scandaleuse de l’histoire.

 

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Emeutes de décembre 1959 : une présentation scandaleuse de l’Histoire.
Yves-Léopold MONTHIEUX

Ainsi donc, en ce mois de décembre 2019 une série de commémorations a commencé. Recommence donc la répétition d’une série d’ « arrangements » avec l’histoire, alors que les faits réels auraient, à eux seuls, mérité qu’on les enseigne à nos enfants. Mais nos politiques sont obnubilés par leur soif de raconter leur roman à leur convenance, en lieu et place des historiens. Et ils n’ont de cesse de déplorer que cette histoire trafiquée ne soit pas inscrite dans les manuels scolaires.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Le Racisme : « une latence conflictuelle qui pourrait s’amplifier »
Yves-Léopold MONTHIEUX

Ainsi donc, plus que tout autre pays au monde, la Martinique croule sous le vocable racialiste. Après « Négritude », « nègreries », « peau noire et masques blancs », « métissage » et autres sous-déclinaisons, il est désormais question de « noirisme », « békéisme », « mulâtrisme », « martinikaner », et j’en passe. En 2010, j’écrivais : « Je ne suis pas surpris par le cours que prennent aujourd’hui les choses, sauf en ce qui concerne leur rapidité et leur ampleur. Notre rapport au racial est certainement le fait sociétal le plus important apparu au cours du mouvement social de février 2009. Nous en sommes tous responsables : noirs, blancs, indiens, chabins, mulâtres, intellectuels, médias, riches, pauvres, religieux, profanes, élus... ».

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
UN REFERENDUM SUR L'INDEPENDANCE DE LA MARTINIQUE ? CHICHE !
Yves-Léopold MONTHIEUX

Raphaël Confiant souhaite que soit organisé un referendum sur l’indépendance de la Martinique. C’est un sujet qui n’est pas inopportun. Dans une incontestable léthargie populaire qui a gagné tous les acteurs politiques et économiques, se promeut un activisme sauvage qui s’est emparé des couleurs rouge-vert-noir du drapeau « national » martiniquais. Quoi de plus normal pour un indépendantiste, serait-on tenté de se dire ? A moins qu’il ne s’agisse d’une pure provocation intellectuelle de la part du polémiste qui nous habitués à cette forme d’agilité de l’esprit.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Deux malheurs mis bout à bout ne s’annulent pas, ils s’ajoutent
Yves-Léopold MONTHIEUX

Raphaël CONFIANT partage rarement les points de vue de votre serviteur, qu’il accepte cependant de publier, fort de son intelligence de la démocratie. Il subit sans doute des pressions l’invitant à me censurer. Plus souvent que rarement, il me tacle en off, ne serait-ce sans doute, que pour éviter que Montraykréyol ne se transforme en ring. Mon dernier article sur le Chlordécone et les vieux l’a pourtant tiré de son silence.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
La Martinique, île aux esclaves, aux pesticides et …aux centenaires
Yves-Léopold MONTHIEUX

Trois anecdotes.

La première. Il y a une vingtaine d’années, je débarque à Orly et prends un taxi pour Paris. Comme c’est souvent le cas, la conversation s’engage avec le chauffeur sur le fait de société du moment, non sans que j’aie à préciser que je suis martiniquais. C’est en effet la réponse à la question que m’a posée d’emblée mon interlocuteur et qui se pose de plus en plus aux ultramarins antillais débarquant en France : « venez-vous de la Guadeloupe ? ».  Hésitant, il me gratifie alors d’une bafouille qu’on pourrait traduire par « la Martinique, est-ce l’île où il y avait des esclaves ? ». Quelques années plus tôt, en pleine période du Goncourt, l’un de ses collègues m’avait cité Blaise Cendrars au lieu de Césaire à qui il avait attribué le livre Texaco. Moralité, ces gentils chauffeurs écoutent la radio et regardent la télévision.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Les « sots métiers » des défenseurs du peuple
Yves-Léopold MONTHIEUX

Les contempteurs du BUMIDOM se sont rarement attendris sur les véritables difficultés rencontrées par les jeunes gens qui sont partis sous l’égide de cette institution. On ne sache pas, en effet, qu’un parti politique martiniquais soit venu en aide aux plus malheureux d’entre eux, coupables d’avoir donné la main à une initiative gouvernementale.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Jacques CHIRAC, le « faux ennemi » de la gauche martiniquaise
Yves-Léopold MONTHIEUX

Au lendemain de la disparition de l’ancien président de la République, les réactions sont peu respectueuses des clivages politiques traditionnels. En Martinique, la droite lui sait gré d’avoir été un président gaulliste, à l’origine de plusieurs mesures positives pour les DOM dont deux des plus emblématiques furent la défiscalisation et l’extension du SMIG métropolitain. D’autres relèvent tout juste que l’ancien président de la République aimait nos accras et avait le bonheur de faire entrer le punch martiniquais à l’Elysée. D’autres encore, devenus marginaux, sont surtout arcboutés sur sa fameuse saillie sur les « bruits » et les « odeurs ». Cette tirade qui lui avait valu la réputation de raciste avait fait le miel de la gauche martiniquaise sur les murs et les discours pendant les campagnes électorales qui avaient suivi. Certains élus durent leur succès à ce facile argument.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Les 20 « Glorieuses » martiniquaises
Yves-Léopold MONTHIEUX

Au lendemain des incidents de décembre 1959, faisant l’éloge funèbre de l’une des 3 victimes, l’écolier Christian MARAJO, le vice-recteur Alain PLENEL résumait les 3 jours d’émeutes par une formule qui fit florès, « Les Trois Glorieuses ». En 1979, Jean Fourastié allait créer la formule « Les Trente Glorieuses » pour décrire les progrès de la période d’après-guerre, de 1946 à 1975. Le rapprochement de ces deux chrononymes me conduit à vous proposer un troisième qui correspond bien, me semble-t-il, à la période de 1962 à 1982, les « Les Vingt Glorieuses martiniquaises ».

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
LA "FUSILLADE DU LAMENTIN" ET LES DISEURS D'HISTOIRES
Yves-Léopold Monthieux

   Le quotidien FRANCE-ANTILLES a donné le 24 août dernier une raison supplémentaire de regretter, si elle était confirmée, sa disparition annoncée.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Le racisme de la peau sauvée en Martinique.
Yves-Léopold MONTHIEUX

L’article de Raphaël Confiant paru dans Montraykréyol le 14 août 2019 fait un balayage de divers sujets qu’il semble avoir eu du mal à résumer dans le titre Cela proviendra sans doute de la crise française et mondiale… L’écrivain évoque, sans le dire, l’indépendance de la Martinique, qui devrait, à l’image des ex-colonies anglophones, relever plus de l’initiative de la France que de la volonté des autochtones. Il serait davantage question de largage que de conquête. Pas vraiment glorieux. Reste que vis-à-vis de la France, la Martinique ne peut être que dedans ou dehors. L’entre-deux ”autonomiste-nationaliste” ne peut pas signifier la fin du colonialisme, l’objectif visé.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
L’OJAM : « IL Y A AUTANT D’OJAM QUE D’OJAMISTES ».
Yves-Léopold MONTHIEUX

Après avoir relu le livre-témoin de Gesner Mencé, L’affaire de l’OJAM ou le Complot du mardi-gras ; revu le film de Camille Mauduech, La Martinique aux Martiniquais, acte I, et pris connaissance de l’acte II : une mine de révélations en mode de confessions ou d’aveux ; après avoir assisté à deux débats sur le film, dont l’un avec la participation d’anciens de l’organisation, il est possible d’avoir une bonne connaissance du phénomène de l’OJAM. Lequel n’eût jamais eu un tel retentissement sans la regrettable arrestation de quelques-uns de ses membres.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Crash de 1969 : le Secret-Défense qui arrange le PCM
Yves-Léopold MONTHIEUX

Je m’apprête à publier une tribune qui montrera que, tout en s’opposant à l’assimilation, le Parti communiste martiniquais (PCM) a, par son action sociale en faveur de la classe ouvrière, participé à l’installation du département. Cependant, des circonstances nouvelles me conduisent à publier d’abord une réflexion totalement imprévue qui montre un autre aspect de ce parti, bien moins glorieux. Après les récentes déclarations de deux dignitaires du PCM, les conditions de l’envoi en mission au Chili du militant Dolor Banidol, en 1969, ainsi que le silence abyssal observé depuis sa mort rappellent les heures sombres du stalinisme.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
L’autonomie sans le dire : des symboles, des gestes, des coups de menton. C’est tout.
Yves-Léopold MONTHIEUX

Jean-Marie Nol me permettra d’emprunter à sa tribune parue dans Madinin’art, Vers un statut d’autonomie pour la Guadeloupe sans le dire. Il fait une description honnête de l’embarras où se trouve la Guadeloupe qui n’est pas éloignée de celle de la Martinique, sauf que cette dernière prétend jouer les pionniers en voulant montrer le chemin aux autres DOM. Le geste de quitter en premier le statut départemental ne va pas au-delà d’une coquetterie sémantique, tant le changement est ténu. Au vu des résultats, on comprend les réticences de la Guadeloupe à suivre ce chemin. Autre geste, on sait que, quitte à inverser le calendrier, les historiens martiniquais sont quasiment parvenus à convaincre que, « par les seuls moyens » des esclaves martiniquais, ces derniers ont imposé la suppression de l’esclavage dans les DOM. Un mois cependant après la signature, en France, du décret d’abolition ; façon d’essayer de rattraper l’avance prise par la Guadeloupe avec Louis Delgrès.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Le n’importe quoi contre le BUMIDOM cache mal l’échec des politiques locales
Yves-Léopold MONTHIEUX

En ce début de siècle bien entamé, la Martinique se retrouve dans une situation politique qui inquiète et provoque le départ massif de jeunes de tous niveaux d’études et de formation. Le sujet est pris en charge par la sénatrice Catherine Conconne, à travers une formule qui sonne comme un slogan électoral, alé - viré (aller – retour), le viré rappelant la lettre « A » du RMA (Revenu minimum d’activité) qui se fait toujours attendre. Bref, l’élue nationale française l’a compris que c’est en marchant qu’on se fait un chemin.

Le bloc-notes d'Yves-Léopold MONTHIEUX
Dolor Banidol a disparu « parce qu’il était l’un des meilleurs d’"entre nous" »
Yves-Léopold MONTHIEUX

« Dolor Banidol victime "désignée" du crash de 1969 ». C’est le titre de l’article de Guadeloupe-la-1ère, suite à l’interview vidéo qui a été accordée à l’un de ses journalistes par l’ancien secrétaire général du Parti communiste martiniquais (PCM), historien, père de l’Histoire martiniquaise et du 22 mai. Martinique-la-1ère a partiellement retransmis cet entretien le 9 juin 2019.