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Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
Pleins d'essence pour les "Neg ki wè lajan ta"
Raphaël CONFIANT

      Même si le créole n'est qu'une petite langue vieille d'à peine trois siècles, méprisée le plus souvent par ses propres locuteurs et ayant des difficultés à s'épanouir face à un français omniprésent et omnipotent, il recèle de véritables petits trésors, souvent intraduisibles telle l'expression "Neg ki wè lajan ta" qu'on peut traduire littéralement par "Personnes qui ont vu tardivement de l'argent". Au fait, petite parenthèse pour rappeler qu'en créole "Neg" signifie "personne, être humain", ce qui explique qu'il faille ajouter une couleur derrière ce mot pour se faire bien comprendre : neg blan (albinos), neg wouj (chaben), neg nwè (noir), neg blé (personne très noire) etc. Fin de cette parenthèse. Cette utile parenthèse qui évitera aux mauvais esprits de dire que ce qui va suivre relève du dénigrement des Nègres. Dans "Neg ki wè lajan ta", il n'y a aucune connotation de couleur ou de race.

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
HENRI VIGANA, LE REVEUR EVEILLE

   Il y a comme cela des êtres que vous ne côtoyez que de loin en loin, au hasard de la vie, et qui pourtant vous sont plus chers que d'autres avec lesquels vous frayez tous les jours. Je ne rencontrais Henri VIGANA qu'à l'occasion de soirées littéraires qu'il venait couvrir pour la chaîne de télévision qui l'employait ou, de temps à autre, au détour d'une rue, à la table d'un restaurant ou à l'aéroport. Toujours nous entamions une conversation animée comme si nous nous étions seulement quittés depuis la veille, son rire contagieux et son léger accent de "là-bas" m'insufflant à chaque fois un regain d'énergie dans ce pays où le découragement vous guette en permanence.

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
Nous ne sommes pas tous les enfants de Dieu...
Raphaël CONFIANT

   Il vous est déjà arrivé, il nous est déjà arrivé à chacun d'entre nous de ne pas nous sentir bien. D'avoir la tête qui tourne. D'être envahi par la nausée. D'avoir les jambes qui flageolent. D'être malade tout simplement. Aussitôt, nous avalons un cachet ou, si ça persiste, nous allons chez le médecin et si ça empire, on nous hospitalise et l'on s'occupe de nous remettre sur pied. Quand nous sommes malades, nous ne sommes plus nous mêmes, nous perdons tous nos moyens. Nous devenons soudainement vulnérables. Et quand nous allons mieux, quel soulagement ! Cela peut sembler être de banales évidences, mais jetez un œil à la photo qui illustre le présent article. Peu importe le pays où elle a été prise. Peu importe le moment de la journée.

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
Etudes créoles: du "créoliste natif" au "créoliste décolonial" (2è partie)
Raphaël CONFIANT

   Dans la première partie de cet article, nous avons vu comment, en 1981, lors du IIIe Colloque International des Etudes Créoles à Saint-Lucie, un quarteron d'opportunistes__comme la suite l'a démontré__avait monté la tête des créolistes antillais et océanindiens pour les amener à faire un putsch contre leurs collègues euro-américains qui dirigeaient ledit colloque. Leur mot d'ordre avait été : "Vive le créoliste natif !". Cette expression, de prime à bord séduisante, mais stupide dans le fond, avait conduit nos natifs-indigènes-autochtones (on ne sait comment les nommer) à créer une autre organisation, l'Association Bannzil Kréyol qui ne fit pas long feu, au plan international en tout cas. Tout ça avait fini, en effet, par tourner en eau de boudin au bout de quelques années et les chefs du mouvement "nativiste" ou "natif-natal", avaient tranquillement regagné le giron du Comité International des Etudes Créoles où leurs collègues euro-américains leur avaient fait une place grandissante, chose qui était en fait l'unique objectif de leur pseudo-révolte de 1981.

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
Etudes créoles : du "chercheur natif" au "chercheur décolonial" (1è partie)
Raphaël CONFIANT

   En 1981, à Vieux-Fort, dans le sud de l'île de Sainte-Lucie, s'est tenu le IIIè Congrès International des Etudes Créoles (CIEC), manifestation rassemblant tous les deux ans, créolistes européens, nord-américains, antillais, océanindiens et africains. Manifestation dominée par les chercheurs occidentaux plus nombreux, plus prestigieux et surtout porteurs d'une œuvre plus conséquente, à l'époque, que leur alter ego insulaires. Cela n'a rien d'étonnant puisque ce que l'on appelle aujourd'hui les "Etudes créoles" (ou "Créolistique") est apparu en 1880 en...Allemagne grâce à un brillant linguiste, Hugo SCHUCHARDT (1842-1927), qui a surtout travaillé sur les créoles à base lexicale portugaise. Ses Kreolische Studien (1882-1891) comptent tout de même 9 volumes ! Il a ouvert la voie à une discipline nouvelle qui allait connaître un développement considérable, d'autant que la question de l'origine du langage était encore considérée comme pertinente et qu'on pensait pouvoir en trouver l'explication dans l'apparition de langues jeunes telles que les créoles à propos desquelles on dispose d'une documentation historique assez conséquente.

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
Faux historien et faux nationaliste...
Raphaël CONFIANT

   Depuis que l'Internet a ouvert les vannes de la parole publique écrite, notamment sur les réseaux sociaux, on assiste à une décrédibilisation de la réflexion et de la pensée approfondie__c'est-à-dire du livre__au profit de jugements à l'emporte-pièce énoncés dans des "posts" et des "tweets" maigrelets ou dans des articulets de blogs. Ce phénomène, dénoncé par le grand sémiologue italien Umberto ECO, a touché l'Europe et l'Amérique du Nord bien avant nous et est signe sans doute (mais le pire n'est, heureusement, jamais sûr) d'un tournant civilisationnel au terme duquel le travail intellectuel, la réflexion et la recherche risquent d'être supplantés par l'opinion, la brève de comptoir ou le cliché.

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
Quand le navire négrier affrontait une tempête et déviait de sa route...
Raphaël CONFIANT

   Au temps jadis, quand il n'y avait pas moyen de faire des alertes jaunes, oranges et rouges, quand les capitaines des bateaux et leurs équipages devaient se fier à la place des étoiles et au déplacement des planètes dans le vaste firmament dont le silence terrifiait Pascal, il suffisait d'une tempête pour que tel bateau négrier à destination de tel endroit dans les Antilles et les Amériques en général débarque sa cargaison de bois d'ébène en un autre lieu.

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
Mois du créole : l'indispensable recréolisation linguistique (5è partie et fin)
Raphaël CONFIANT

   Résumons ce qui a été exposé dans les quatre articles précédents :

 

    . le créole est une langue menacée contrairement à ce que croient la majorité des Martiniquais.

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
L'Académie Nobel acte la fin de la littérature
Raphaël CONFIANT

   Il y aura toujours des livres. Les étals des librairies vont continuer à en regorger car les éditeurs continueront à en publier. Les jurys des prix littéraires ne cesseront pas de couronner untel ou unetelle. La presse écrite, audio-visuelle et Web chroniquera ce qu'elle qualifiera de chef d'œuvres. Et l'Académie suédoise, imperturbablement, déposera chaque année une couronne sur la tête d'un roi ou d'une reine éphémère. Tout le monde continuera à faire comme si...

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
Mois du créole : l'indispensable recréolisation linguistique (4è partie)
Raphaël CONFIANT

   En Martinique, certaines personnes, pour ne par dire beaucoup, surtout parmi les politiques, sont ravies que la "Semaine Bleue" (personnes âgées) et de la "Semaine rose" (cancer du sein) tombent au mois d'octobre et seraient encore plus ravies si quelques association écologique se décidait à créer la "Semaine grise" (pour protéger les manicous) ou la "Semaine violette" (pour protéger les "matoutous-falaise"). Comme ça, personne n'aurait à s'emmerder avec la "Semaine du créole" qui, elle, existe pourtant bien avant toutes ces manifestations. En fait de semaine, en Guadeloupe ou à Montréal, en Dominique comme en région parisienne il s'agit carrément du "Mois du créole" tout comme aux Seychelles. Partout, dans les pays créolophones et leurs diasporas, les pouvoirs publics prennent en charge de manière sérieuse les célébrations autour de la langue créole, sauf en Martinique où, mis à part le festival "RABOURAJ" de la ville de Trinité qui fonctionne avec succès depuis plus d'une décennie, il n'existe à peu près rien d'officiel. Tout ce qui se fait émane d'associations culturelles, de groupes de chercheurs créolistes ou d'écrivains créolophones et donc avec très peu de moyens logistiques et financiers.

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
Mois du créole : l'indispensable recréolisation linguistique (3è partie)
Raphaël CONFIANT

   Dans la deuxième partie de mon analyse, j'ai montré à quel point nos politiques martiniquais de tous bords, de toute obédience politique, se sont toujours désintéressés de la question linguistique, à l'inverse de la quasi-totalité des mouvements nationalistes à travers le monde (Québec, Catalogne, Pays basque, Corse, Kabylie etc.), certains se contentant de déclarations incantatoires du style "Kréyol sé lang zanset-nou" qui n'engagent à rien. Leurs leaders, comme le Martiniquais moyen il est vrai, n'ont aucune conscience du désastre linguistique en cours et de la disparition programmée de la langue créole. Quand on pose le problème, tout comme Ti Sonson, ils écarquillent les sourcils : "Mé kréyol-la pa mò pis nou la ka palé'y !" (Mais le créole n'est pas mort puisque nous sommes en train de le parler !).

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
Mois du créole : l'indispensable recréolisation linguistique (2è partie)
Raphaël CONFIANT

    Dans le précédent article, j'évoquais la question du nouveau rapport qu'entretient le Martiniquais avec la langue créole, rapport dit "matriciel" selon le mot de Jean BERNABE et non plus "maternel" comme chez les locuteurs nés avant les années 50 du siècle dernier ni même "co-maternel" comme chez ceux qui sont nés dans la deuxième moitié du siècle en question. "Matriciel" renvoie au fait que si le créole n'est plus la langue première, il n'en demeure pas moins enfoui au plus profond de chaque locuteur, quel que soit son positionnement de classe ou ethnique. C'est pourquoi, dans les situations où le contrôle de soi ou le contrôle social ne fonctionne plus (altercation, carnaval, délire du à l'alcool, à la drogue ou à quelque trouble mental, extase sexuelle etc.), c'est lui qui, tout soudain, jaillit. Comme de nulle part.

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
Mois du créole : l'indispensable recréolisation linguistique (1è partie)
Raphaël CONFIANT

   En ce mois d'octobre au cours duquel, sauf en Martinique, la totalité des pays créolophones ainsi que leurs diasporas (Paris, Montréal, New-York, même Sidney etc.) multiplient les manifestations en hommage à la langue créole, dans l'attente du fameux 28 octobre, décrété "JOURNEE INTERNATIONALE DU CREOLE" en 1981 à l'instigation de la Dominique, il convient de rappeler un certain nombre de données qui n'ont pas pour objectif de doucher l'enthousiasme des uns et des autres, mais de pointer du doigt les périls__et dieu sait s'ils sont nombreux !__qui menacent notre langue jadis "maternelle", s'agissant en particulier des Martiniquais, et devenue, depuis les années 80 du siècle dernier "matricielle". 

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"Ne votez pas pour un (e) Blanc (che) !" ou pourquoi il ne faut pas confondre nombrilisme infantile et nationalisme
Raphaël CONFIANT

   Trêve de circonlocutions ! Allons droit au but : il est inadmissible que des assimilationnistes et des autonomistes s'élèvent contre la présence de "Blancs" dans nos pays. Inadmissible et illogique car s'ils ne veulent pas que ces derniers occupent des postes de direction__chose qui semble les chagriner le plus, le pizzaïolo en sandalettes ne les dérangeant apparemment pas__, ils ont un moyen d'y mettre un terme : l'indépendance. A Barbade ou en Jamaïque, personne ne se plaint de la présence de hauts cadres anglais ni à Cuba ou à Saint-Domingue de hauts cadres espagnols.

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
Présidence de l'Université des Antilles : un débat exigeant sur les deux pôles

   On a pu entendre récemment sur RCI-Guadeloupe les propos d'un responsable du Pôle Guadeloupe de l'Université des Antilles annonçant que des tractations sont en cours pour qu'il y ait un seul et unique candidat dudit pôle à la prochaine élection à la présidence de cet établissement. Rappelons qu'il y a quatre ans, la candidate du Pôle Martinique, C. MENCE-CASTER avait été confrontée à pas moins de 4 candidats du Pôle Guadeloupe et 1 candidat du Pôle Guyane. Un débat en visioconférence avait été organisé sur les trois (ex-)pôles pour que chacun d'eux présente son programme et de l'avis général, CMC avait survolé les débats, ce qui a beaucoup joué dans son élection. Toutefois, s'il y avait eu moins d'appétit sur le Pôle Guadeloupe, plus précisément si à l'époque il n'y avait eu qu'un seul candidat du Pôle Guadeloupe, il aurait été peu probable, arithmétiquement parlant et malgré ses énormes qualités, que CMC ait pu remporter l'élection.

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Université des Antilles : la scandaleuse indécence de Vincent Valmorin
Raphaël CONFIANT

   Dans nos pays de Martinique et  de Guadeloupe, il semble que l'indécence n'a pas de limites et que la voyoucratie, même sanctionnée, continue à sévir, à insulter, à diffamer et à débiter des mensonges gros comme le bras. C'est le cas du dénommé Vincent VALMORIN, ex-directeur adjoint du CEREGMIA-Guadeloupe qui vient de se permettre sur RCI d'attaquer violemment Corinne MENCE-CASTER laquelle a mis fin à ses fonctions hier.

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
Vous nous gonflez avec le vêtement féminin !
Raphaël CONFIANT

   Réchauffement climatique, oppressions des minorités (Noirs aux USA, Royhingas en Birmanie, Tamouls au Sri-Lanka, Kurdes en Turquie, Mapuches au Chili, Arabes et Noirs en France etc.), trafics de drogues, corruption financière quasi-généralisée, famines récurrentes, pollutions de toutes sortes, chômage grandissant partout etc..., notre monde ne manque pas de problèmes graves pour lesquels il faudrait rien moins--et de toute urgence__qu'un Gouvernement mondial. L'ONU n'a pas été créée pour jouer ce rôle et n'est qu'une coquille vide dont les résolutions sont d'inutiles feuilles de papier. Elle a ainsi pris plus de 250 résolutions condamnant les exactions d'Israël en Palestine occupée sans qu'aucune d'entre elles, depuis un demi-siècle, ait jamais été appliquée. Quand aux fameux Casques bleus, ils arrivent le plus souvent quand il est trop tard et cherchent plus à se protéger des factions rivales que de rétablir la paix civile.

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
"...pour un gros poste politique", prétendaient-ils !
Raphaël CONFIANT

   Ma démission de la fonction de doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l'Université des Antilles, le 05 juillet dernier, fonction que j'ai exercée durant près de 3 ans et que légalement, je pouvais continuer à exercer jusqu'en décembre 2017, a suscité bien évidemment l'habituel mail injurieux, mensonger et diffamatoire de Fred CELIMENE, ex-directeur du CEREGMIA, placé sous contrôle judiciaire strict et récemment révoqué de la fonction publique par le CNSER pour vol de deniers publics, mais aussi des réactions d'innombrables internautes et adeptes de Facebook lesquels se sont livrés à toutes sortes de spéculations et d'affabulations. Or, il s'agit ni plus ni moins d'un non-événement puisque contrairement à ce que croient beaucoup de gens, je n'appartiens à aucune des instances dirigeantes de l'Université des Antilles (Conseil d'administration, CAC, CFVU etc.). Un doyen, pour que le grand public comprenne, est dans le même rapport à la gouvernance d'une université que celui qu'entretien un maire avec la gouvernance d'une Collectivité territoriale comme en Martinique ou un Conseil régional en Guadeloupe. Imaginons le pouvoir que détient le maire de Marigot ou de Vieux-Habitants par rapport à ces institutions et l'on comprendra que s'agissant de ma démission, il n'y avait pas de quoi fouetter un chat ni faire tout un raffut médiatico-facebookien.

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
L'Obamania, maladie infantile du noirisme

   En novembre 2008, je publiais l'article qui se trouve au bas de la présente introduction et m'étais fait massacrer par tout ce que la planète compte de noiristes, d'afro-centristes et autres kamites autoproclamés. Massacrer à la tronçonneuse ! Aujourd'hui, ces mêmes cerveaux mous dénoncent l'inertie du même OBAMA face aux assassinats répétés de Noirs américains par des policiers blancs et le traitent de...nègre de maison ("house nigger"). Bande de nazes, va ! 
   Comme on le verra, je ne critiquais pas la personne d'OBAMA mais bien l'Obamania c'est-à-dire la croyance dans l'idée qu'il réglerait les problèmes de tous les Noirs du monde. Car à la tête d'un pays bâti sur le racisme, il était évident qu'il pourrait à peine améliorer le sort des Noirs américains, allez voir ceux de Trénelle, de Dakar, de Créteil ou de Papouasie-Nouvelle-Guinée ! Nos nazes de noiristes ne savaient peut-être pas qu'OBAMA entrait à la Maison Blanche et non à la Maison noire. Par ce (mauvais) jeu de mots, je veux dire qu'il était et est toujours prisonnier du Pouvoir blanc, ce qu'en anglais on appelle "The White Power structure"...
 

Le bloc-notes de Raphaël CONFIANT
Quand les mots latins continuent à nous parler
Raphaël CONFIANT

   A l'heure où les langues dites "anciennes", à savoir le grec ancien et le latin, continuent à perdre inexorablement du terrain dans le système éducatif français, au point qu'un jour pas si lointain, elles deviendront l'apanage d'une poignée de spécialistes comme c'est le cas de langues encore plus anciennes comme le sumérien et l'égyptien, il est nécessaire de rappeler périodiquement au grand public cultivé à quel point elles ont été porteuses d'une littérature brillante. C'est ce à quoi répond la parution aux éditions Tarabuste d'un petit ouvrage à la couverture peu aguicheuse et aux proportions modestes, mais dont la lecture nous laisse tantôt stupéfaits tantôt rêveurs. Il s'agit d'"Aimer, Vivre et mourir. Petite anthologie thématique de la poésie d'expression latine (de l'Antiquité aux temps modernes) que nous offre Lionel-Edouard MARTIN, poète et romancier à la double attache poitevine et antillaise, miraculeux survivant (pour la petite histoire) du terrible tremblement de terre qui a affecté Haïti en janvier 2010 dont il a tiré un texte saisissant "Le Tremblement. Haïti 12 janvier 2010".