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Université des Antilles : une médiation en demi-teinte

Université des Antilles : une médiation en demi-teinte

   Devant les graves dysfonctionnements qui affectent l'Université des Antilles, pas seulement sur le Pôle Martinique, comme on le croit trop souvent, mais aussi en Guadeloupe, le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche a fini par y dépêcher un médiateur.

   Cette mission fait suite au refus, i y a deux mois, de la gouvernance de l'établissement et du vice-président par intérim du Pôle Guadeloupe (remplacé depuis) de recevoir une délégation parlementaire au motif que cette dernière comportait une députée martiniquaise, en l'occurrence Josette MANIN. Cette dernière avait publiquement dénoncé le fait qu'elle était "considérée comme une pestiférée en Guadeloupe" et le directeur de cabinet de la ministre de l'Enseignement Supérieur avait adressé une lettre de remontrances à ladite gouvernance, allant jusqu'à l'accuser "d'avoir un comportement indigne d'agents de l'Etat". Quelques jours plus tard, ce directeur était limogé ! Mesure de rétorsion de la part du puissant réseau maçonnique ? Départ déjà prévu avant la rédaction de la lettre comme certains le prétendent ? Personne ne sait ce qu'il en est exactement à ce jour.

   Le médiateur est donc venu sur les Pôles Guadeloupe et Martinique de l'Université et plusieurs jours durant, il a auditionné les doyens, les directeurs de groupes de recherches, les représentants syndicaux etc. et bien entendu les deux vice-présidents de pôle. Peu d'informations ont filtré de ces différentes rencontres, hormis les deux choses ci-après :


 

   . l'établissement est en crise et pas seulement à cause des relations avec le Pôle Martinique car la gouvernance a été critiquée de part et d'autre.


 

   . les solutions possibles ne sont qu'au nombre de deux : soit clarifier le texte de création de l'Université datant de 2015 afin que la notion d'autonomie des pôles ne souffre plus d'interprétations diverses et variées comme c'est le cas aujourd'hui ; soit recentraliser l'établissement c'est-à-dire revenir à l'époque de l'UAG.


 

   A aucun moment donc, il n'a été question de "création d'une Université de la Martinique" !!! Le médiateur lui-même a reconnu qu'aucun de ses différents interlocuteurs ne lui avait fait par d'un tel projet. Ce qui fait que la misérable manœuvre qui a consisté pour une dizaine d'enseignants et d'administratifs du campus de Schoelcher à monter sur les médias pour dénoncer cette soi-disant création relève de la malhonnêteté intellectuelle crasse et de la désinformation pure et simple. Ces personnes qui n'ont jamais combattu le CEREGMIA qui pourtant a valu à l'Université des Antilles de rembourser plusieurs millions d'euros depuis bientôt quatre ans et qui aujourd'hui ne lèvent pas le petit doigt pour défendre l'autonomie du Pôle Martinique, ferait mieux de se consacrer à ce qu'ils et elles savent le mieux faire : la revente de savonnettes à l'aloe vera et d'huiles dites essentielles. Il semblerait qu'ils avaient dans un premier temps voulu bloquer l'entrée du campus afin "d'alerter le médiateur", mais leur mobilisation a fait un flop.

   Leur objectif principal demeure toutefois le même : contraindre à la démission tous les élus qui ne vont pas dans le sens de la gouvernance, à commencer par la vice-président du Pôle Martinique et la doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines. Pour ce faire tout est bon : menaces, agressions verbales, mails diffamatoires et injurieux sur la messagerie de l'université etc...Sauf que ces élues, pour la plupart des femmes, ne céderont pas devant des gens dont la médiocrité intellectuelle et la soif de pouvoir n'est plus à démontrer.

   Yo pé ké moli ba pèsonn !...