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SOCIETE CIVILE ET UNIVERSITAIRES MAIN DANS LA MAIN POUR DENONCER LE MACHISME

SOCIETE CIVILE ET UNIVERSITAIRES MAIN DANS LA MAIN POUR DENONCER LE MACHISME

   Ce mercredi 05 avril, des personnalités de la société civile martiniquaise et des universitaires du campus de Schoelcher ont organisé une conférence de presse à L'IMPERATRICE (Fort-de-France) afin de dénoncer le machisme qui sévit à l'Université des Antilles.

   Il y a quelques jours deux pétitions ont circulé, l'une signée par des femmes et mise en œuvre par l'écrivaine Térez LEOTIN, l'autre signée par des hommes dont les responsables ont été Fernand FORTUNE, ancien directeur de la Sécurité sociale et écrivain ainsi que Gesner MENCE, ancien de l'OJAM. Pétitions qui ont recueilli plus d'une centaine de signatures chacune et qui ont été un prélude à cette conférence de presse.
   Ouvrant la conférence, Térez LEOTIN a pointé du doigt le comportement inadmissible de certains enseignants du campus de Schoelcher et notamment de la Faculté des Lettres et Sciences humaines, à l'encontre du doyen de ladite faculté, le Pr Cécile BERTIN-ELISABETH : agressions verbales, insultes, jets de dossiers par terre etc. Voici que cette dernière subit. Et cela dans la plus totale impunité car la gouvernance, informée de ces comportements, ne bouge pas. T. LEOTIN lance donc un appel à toutes les femmes martiniquaises afin qu'elles se mobilisent prochainement en vue d'actions visant à faire cesser tout cela.
   Prenant à son tour la parole, le professeur de littérature américaine, Charles SCHEEL, a témoigné de ces faits puisqu'en tant que membre du conseil de faculté, il a assisté en direct à ce qu'il qualifie d'indigne d'une université. Il a également souligné le fait que dès leur élection, C. BERTIN-ELISABETH et Odile FRANCOIS-HAUGRIN, vice-présidente du Pôle Martinique, ont été en butte à des attaques, ouvertes ou voilées, visant à remettre en cause leur compétence. Cela fera bientôt deux ans que cette situation intenable dure et elle révèle qu'hélas, le machisme semble régner en maître sur le campus de Schoelcher sans que là encore, la gouvernance de l'Université des Antilles s'en émeuve.
  Intervenant à son tour, Juliette SMITH-RAVIN, professeur des universités en biologie, a confirmé les dires des deux premiers intervenants et a déploré le fait que depuis un certain temps la violence verbale semble être devenu le principal mode opératoire d'un certain nombre d'universitaires qui semblent bénéficier d'une totale impunité. En fait, il apparaît que ces personnes s'emploient à bloquer le fonctionnement à la fois du Pôle Martinique et de la Faculté des Lettres en Sciences humaines en vue d'obtenir sans doute la démission des deux femmes, démocratiquement élues, qui les dirigent.
   La parole a ensuite été donnée au public avec les interventions de Raphaël CONFIANT, professeur des universités en Langues et Cultures Régionales, Maurice BELROSE, ancien professeur des université en études hispaniques, Erick NOEL, professeur des universités en histoire, Skora SETTI, maître de conférences en anglais et Franck COLLIN, maître de conférences en littérature ainsi que de Jacqueline PETITOT de la CSTM-Education et de Nady NELZY, personnalité extérieure au conseil de la faculté des Lettres et Sciences humaines;
   Toutes et tous ont souligné le caractère inadmissible de ce qui se passe sur le campus de Schoelcher, "machisme et macoutisme allant de pair", comme l'a souligné Maurice BELROSE. Pour sa part, R. CONFIANT a mis en garde la gouvernance de l'Université quant à son intention de remplacer le doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines par une administration provisoire : "Elle en portera toutes les conséquences car nous ne nous laisserons pas faire !" a-t-il conclu en rappelant qu'à aucun moment, il n'a été question de demander la création d'une Université de la Martinique, mais bien le respect de l'autonomie des pôles clairement indiquée dans la loi de création de l'établissement en 2015. Erick NOEL, quant à lui, a dénoncé le fait qu'on veuille étouffer le Master d'histoire sur le Pôle Martinique, mettant ainsi en péril l'avenir d'étudiants qui ont besoin de ce diplôme pour pouvoir s'inscrire en doctorat en septembre prochain.
   Enfin, les trois intervenants principaux__Térez LEOTIN, Charles SCHEEL et Juliette SMITH-RAVIN rejoints par Gesner MENCE__ont répondu aux questions des journalistes présents...

 

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Commentaires

Chantal Doëns | 05/06/2019 - 22:09 :
Le président de l'Université des Antilles,médecin,accepte malgré lui d'avoir une équipe spécialisée en persécution. Comment guérir ce mal? Nos journalistes pharmaciens sont-ils la solution ou devons-nous chercher un comprimé Médiapart ?