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C'est un scandale!

SNCF : DISCRIMINATION SUR INJONCTIONS ISRAELIENNES ?

Marion d'Allard sur www.humanite.fr

En visite à Paris, 
le président israélien aurait exigé que la SNCF « trie » ses salariés sur critères d’« origine ».

La SNCF aurait-elle accepté sans broncher les prescriptions odieuses des autorités israéliennes ? En visite officielle le 8 mars dernier, le président israélien, Shimon Peres, arrive à Paris, en gare du Nord, à bord d’un train Thalys. Jusque-là, tout va bien. Mais la SNCF, en amont, aurait procédé à une sélection discriminatoire des employé-e-s de 
sa filiale Itiremia, chargée d’acheminer les bagages de la délégation israélienne, afin d’en écarter les personnes de 
couleur et/ou « d’origine maghrébine ».

« À la question de savoir qui avait transmis ses instructions, le responsable de site a répondu aux salarié-e-s, dans un premier temps, que cela venait du protocole de la gare du Nord, puis de l’ambassade d’Israël, puis que cela venait du ministère de l’Intérieur et de l’ambassade d’Israël », écrit le syndicat SUD rail, dans un communiqué publié samedi. Des circonstances pour le moins floues, que la fédération CGT des cheminots demande instamment à la direction de la SNCF d’éclaircir. Dans un courrier adressé à Guillaume Pepy, Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération, en appelle à ce que ces événements fassent l’objet de vérifications, « car s’ils se révèlent vrais, c’est l’honneur de notre entreprise qui est engagé », écrit-il, ajoutant que « les valeurs républicaines et la législation française auraient été bafouées volontairement pour répondre à des requêtes racistes et xénophobes ».

Nul ne sait pour l’heure si des plaintes ont été déposées, mais, selon SUD rail, une pétition a été envoyée par les salariés d’Itiremia de Paris Nord à leur direction, « lui rappelant qu’Itiremia et la SNCF étaient signataires de la charte de la diversité ». Une réunion extraordinaire du CHSCT a été convoquée le 25 mars dernier, au cours de laquelle le directeur d’Itiremia – également président du CHSCT – a confirmé que « les critères de choix pour accueillir Shimon Peres avaient été effectués en fonction de l’apparence des salariés », rapporte SUD rail. Pire, « il a tenté de se justifier en invoquant un “principe de précaution” pour “protéger les salariés de vexations qu’ils auraient pu subir de la part du service de protection des hautes personnalités et/ou du corps diplomatique” », rapporte le syndicat. Une enquête du CHSCT d’Itiremia est actuellement en cours…

La CGT, de son côté, demande l’ouverture d’une enquête interne dans les plus brefs délais, exhortant la direction de la SNCF à assumer « ses pleines et entières responsabilités », à « s’excuser publiquement » et à « prendre les dispositions nécessaires pour que plus jamais de tels actes discriminants et humiliants ne se reproduisent » si les faits sont avérés. Le coup porté à l’image de la SNCF, au service public, et plus largement à celle de la France serait alors tout bonnement désastreux.

Post-scriptum: 
Shimon Pérès en visite officielle en France le 8 mars dernier

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