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SIX PLANTES ET ANIMAUX QUE VOUS NE TROUVEREZ QU’AUX SEYCHELLES

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Au milieu de l’océan Indien, environ 1 600 km au large de la côte de l’Afrique, le petit pays archipélagique des Seychelles abrite un grand nombre des plantes et animaux les plus insolites au monde, dont beaucoup que vous aurez du mal à trouver ailleurs sur la planète. Des palmiers géants aux grenouilles minuscules, voici six des plantes et animaux les plus remarquables des Seychelles.

La coco-de-mer

La coco-de-mer (Lodoicea maldivica), la plus connue des nombreuses plantes endémiques inhabituelles des Seychelles, est une espèce de palmier énorme, capable de croître jusqu’à environ 30 mètres de haut. Les arbres, qui ne poussent que sur Praslin et l’île Curieuse, sont les plus connus pour leurs graines gargantuesques ressemblant à des fesses, dont les plus grosses peuvent mesurer environ 30 cm de longueur et peser environ 18 kg. Pendant de nombreux siècles, ces graines s’échouaient sur les rives des Maldives et de l’Inde. Comme les explorateurs n’avaient pas encore posé pied aux Seychelles et ramené des exemples de la vie végétale inhabituelle des îles, les habitants supposaient que les graines poussaient sur des arbres sous-marins, d’où le nom coco-de-mer.

 

La grenouille des Seychelles

Parmi les plus petites grenouilles du monde, la grenouille des Seychelles (Sooglossus gardineri) mesure entre 1 et 1,5 cm de longueur. Ces amphibiens lilliputiens se plaisent dans les lieux boisés et les forêts mais passent la plupart de leur temps par terre, préférant les détritus qui tapisse le sol de la jungle que les arbres et les buissons. Exceptionnellement, ces grenouilles sont dépourvues de tympans qui, pour la plupart des créatures, sont nécessaires pour entendre. Cependant, en 2015, une équipe de scientifiques français a découvert que ces grenouilles utilisaient leur bouche pour amplifier les sons.

 

La tortue géante d’Aldabra

Avec les mâles de l’espèce pouvant peser jusqu’à 180 kg, la tortue géante d’Aldabra (Aldabrachelys gigantean) est le deuxième plus grand reptile sur terre, derrière les tortues des Galápagos. Originaire de l’atoll d’Aldabra (qui est d’ailleurs le deuxième plus grand atoll de corail du monde), cette énorme tortue passe ses journées à manger langoureusement la végétation basse, se dorer au soleil, et à dormir. En 1979, des efforts ont été entrepris pour en introduire sur l’île Curieuse et aujourd’hui, environ 500 de ces tortues vivent dans le parc national marin de Curieuse.

La tortue géante d’Aldabra

La tortue géante d’Aldabra

 

Le perroquet noir des Seychelles

Bien que le perroquet noir des Seychelles (Coracopsis barklyi) semble être noir vu de loin, il est en fait d’une teinte brun grisâtre lorsqu’on regarde de près. Bien que ses plumes soient exceptionnellement blêmes, il compense cette caractéristique inhabituelle pour un perroquet par un chant étonnamment mélodieux. C’est l’oiseau national des Seychelles et on estime qu’il y en a entre 300 et 900 au total, dont la plupart sont sur Praslin, l’île native de l’oiseau. Bien que l’on ait longtemps cru que ce perroquet était une sous-espèce du Vaza noir (Coracopsis nigra), il est maintenant reconnu comme étant une espèce distincte à part entière.

 

Le Petit-duc scieur des Seychelles

Suspecté d’habiter seulement dans le parc national du Morne seychellois sur Mahé, la plus grande île des Seychelles, le Petit-duc scieur des Seychelles (Otus insularis) avait autrefois un habitat plus vaste et on l’aurait entendu chanter et croasser sur les îles Praslin et Silhouette. Ces oiseaux nocturnes – connus localement sous le nom de scieurs – sont notoirement discrets et les scientifiques ont cru qu’ils avaient disparu jusqu’en 1959, quand ils ont été redécouverts. Aujourd’hui, les écologistes espèrent que grâce aux efforts de reproduction continus, le Petit-duc scieur des Seychelles pourrait un jour être réintroduit sur d’autres îles.

 

L’arbre méduse

L’arbre méduse (Medusagyne oppositifolia) tire son nom de ses petits fruits qui ressemblent à des méduses lorsqu’on les fend. On pensait cet arbre, endémique à Mahé et extrêmement rare, disparu, jusqu’à ce que dans les années 1970, on trouve un petit nombre d’arbres sur les pentes de granit de l’île. En dépit d’efforts extraordinaires, de nombreux écologistes estiment que l’avenir de l’arbre est sombre, principalement parce que les graines – qui sont disséminées par le vent – ne sont plus capables de germer naturellement.

 

Traduit de l’anglais par Véronique Tetlow

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