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ROLAND SABRA, LE CALDOCHE QUI JOUE AVEC LE FEU…

Il est enseignant au lycée Schoelcher et sévit depuis quelques années dans le magazine « Le Naïf » et sur son blog, Madininart, se vantant d’avoir des appuis, sinon des connivences, dans certains secteurs de l’intelligentsia martiniquaise (« Tout-monde » notamment). A part ça, il passe son temps, dans ses articles, à distribuer des mauvais points ou des bons points aux acteurs culturels, sociaux ou politiques de notre île, à critiquer, ironiser, donner des leçons ou, parfois, descendre en flammes tel ou tel dont la tête ou les écrits ne lui reviennent pas. Jusque là, rien de bien extraordinaire : on est dans la comédie colonialo-insulaire habituelle. Cependant, là où ça ne va plus, là où ça commence à ne plus aller du tout, mais alors là pas du tout, c’est quand ce monsieur, qui se cache derrière le pseudonyme de Roland Sabra, abandonne son ordinateur et se permet d’intervenir dans le concret de la vie locale, persistant dans la même posture donneuse de leçons.

Ces derniers temps, nous avons pu voir le Sabra à l’œuvre à trois reprises :

. lors d’une première invasion de la Région par des élèves du lycée Schoelcher, il a cru pouvoir être au premier rang de ceux qui critiquaient vertement le MIM, chose qui a poussé Alfred Marie-Jeanne à piquer une colère mémorable contre lui et à lui clouer le bec devant les caméras de télévision

. lors de la remise du Prix Carbet, toujours à la Région, il a cru pouvoir interpeller le même Alfred Marie-Jeanne lors du cocktail qui a suivi la remise du prix, lequel Marie-Jeanne l’a rembarré

. lors de la deuxième invasion de la Région par les élèves du lycée Schoelcher, lundi 14 décembre, toujours sous la houlette d’enseignants caldoches, Sabra en tête évidemment

Le Sabra commence à pousser le bouchon loin. Un peu loin. Je ne vais pas perdre mon temps à décortiquer son comportement provocateur, sinon pour lui dire qu’il joue avec le feu. Je vais me contenter de citer les propos d’un enseignant « métro », André Brossat, qui a exercé un temps en Guadeloupe. Dans un ouvrage, publié aux éditions Caribéennes en 1981, sous le titre « Les Antilles dans l’impasse », Alain Brossat écrit ce qui suit (les mots en italiques sont de lui) :

«{ Le Français qui va aujourd’hui s’installer aux Antilles est un idiot, ou un chien ; du moins, celui qui y demeure après avoir vu : impossible de ne pas savoir qu’il n’y vivra pas innocemment, n’y travaillera pas innocemment, y sera de trop, une tache dans le paysage, un voleur d’emploi, un pion dans le jeu du colonialisme - qu’il le veuille ou non - une monnaie d’échange contre un Antillais « bumidomisé ».

Un nouveau conquérant, un « aventurier » à bon compte aussi : sous les palmiers, à l’ombre du tropique, le prisunic, la dernière Renault, le panneau routier bien de chez nous, et tous ces petits détails rassurants où s’identifie infailliblement la francéité, toutes nos chères DASS, Sécu, primes et autres 11 novembre chômés…Comment s’étonner qu’il fasse tant d’enfants aux Antilles, notre aventurier ? Regardez-le faire son petit trou au pied du cocotier colonial, ce crabe de terre, prospérer à l’ombre de ses fameux « 40% », construire sa villa au bord de mer, payer sa « servante dans les 500 francs par mois…Comparer, pour mémoire, avec le sort du travailleur antillais qu’expatrie le BUMIDOM, et beaucoup sera entendu, déjà, sur l’inégalité, l’iniquité du rapport entre la mère-patrie et ses îles.

C’est étrange, et un peu injuste, sans doute, mais il est des circonstances où il convient d’assumer sa place et, accessoirement, la couleur de sa peau comme une responsabilité.} » (fin de citation)

Je ne peux qu’inviter à M. Sabra de méditer les fortes paroles de son compatriote.

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