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Qu'attendez-vous concrètement pour mobiliser les moyens de l'Etat ?

Michel GIRDARY

Monsieur le président de la République,

La Guadeloupe s'enfonce de manière dramatique dans une violence inconcevable, inadmissible, qui malgré les chiffres alarmants n'ont pas l'air de retenir votre attention ni celle de Bernard Cazeneuve, votre ministre de l'intérieur.

Aujourd'hui encore, nous avons à dénombrer une nouvelle victime âgée seulement d'une quinzaine d'années alors qu'il se trouvait aux abords immédiats de son établissement scolaire. 

Toute la Guadeloupe est envahie par un sentiment d'impuissance parce que la sécurité de la population n'est plus assurée alors qu'il s'agit d'une compétence régalienne de l'État dont vous êtes le président. 

Mais au-delà, ce qui est le plus révoltant, c'est votre indifférence, votre silence offensant, votre détachement, votre absence de réponses et de mesures concrètes ou mêmes abstraites pour tenter d'enrayer cette montée exponentielle de la violence qui tue aveuglément les Guadeloupéens. 

La Guadeloupe toute entière est abasourdie, choquée, scandalisée, révoltée et profondément meurtrie par cet énième drame qui prive une nouvelle famille d'un enfant alors que sa sécurité n'a pas été garantie par ceux qui en avaient la charge. 

Les indicateurs de violence de la Guadeloupe sont nettement plus graves que ceux de Marseille, alors qu'attendez-vous concrètement pour mobiliser les moyens de l'État ? 

Quelles réponses pensez-vous apporter à cette escalade de la violence dans un département qui produit de la très grande pauvreté économique, de l'exclusion, de la misère et de la marginalisation sociales ? 

Monsieur le président François Hollande, c'est ici le cri de détresse  d'une population désespérée, désemparée, abandonnée, terrifiée et fatiguée de porter en terre ses enfants. 

 

Michel GIRDARY

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