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Quand Bernard Hayot finance la publication des écrits et discours politiques s'Aimé Césaire...

Quand Bernard Hayot finance la publication des écrits et discours politiques s'Aimé Césaire...

   MONTRAY KREYOL est un site libre, qui ne dépend d'aucun parti politique et surtout qui ne reçoit d'aide financière ou autre de personne, hormis celle de ses nombreux contributeurs qui disposent chacun d'un "Bloc-notes". Notre site ne s'appuie pas non plus sur la publicité. Ni sur la publicité institutionnelle (CTM, CACEM, Espace Sud, mairies etc.) ni sur la publicité commerciale. Bien évidemment nous avons une ligne et celle ci est et a toujours été claire : apporter un soutien critique d'abord au GRAN SANBLE, puis au GRAN SANBLE POU BA PEYI-A AN CHANS.

   Or, apparemment l'adjectif "critique" accolé à "soutien" semble avoir échappé à certains et surtout certaines qui ne supportent pas que MONTRAY KREYOL n'approuve pas tout ce qui émane des élus de la CTM, notamment de quelques-uns que nous considérons comme un véritable danger pour le devenir de la Martinique, tenus (es) à la patte qu'ils sont par la franc-maçonnerie ou d'autres officines occultes. On a donc pu voir ces fameux certains et certaines se déchaîner, notamment sur FACEBOOK, à propos de trois articles que nous avons publiés dernièrement, articles dans lesquels nous listions ceux qui nous semblaient être la relève de la classe politique martiniquaise. Renseignement pris, ces personnes étaient furieuses de voir que leurs poulains et leurs pouliches ne figuraient pas dans nos trois listes. Nous leur répondons clairement ceci : si zot pa kontan, toufé ! Nou pa ka dépann di zot. Nou lib matjé sa nou lé.

   Toujours dans cette idée d'indépendance de MONTRAY KREYOL, nous considérons que c'est une excellente chose que Bernard HAYOT, désigné souvent comme "l'homme le plus riche de la Martinique", ait financé ou cofinancé l'édition en quatre volumes des écrits et discours politiques d'Aimé CESAIRE rassemblés par l'historien Edouard DELEPINE. Rien n'obligeait BH a le faire d'autant que contrairement à ce que croient la plupart des Martiniquais, le groupe GBH n'est pas, n'est plus en tout cas, le plus puissant de notre île. Il est devancé par un autre groupe béké dont on ne connaît, par contre, aucune activité de mécénat. Alors d'aucuns diront que le mécénat permet des déductions d'impôts et qu'aider les artistes comme le fait la Fondation CLEMENT ou cofinancer les discours de CESAIRE ne coûte pas grand chose. C'est bien entendu faux, mais même si cela était vrai, ce qui compte, c'est que nos artistes disposent désormais d'un lieu d'exposition de niveau international ou que nous ayons enfin accès à l'intégralité des discours prononcés par Aimé CESAIRE à l'Assemblée nationale. Ce qui compte c'est un geste qui s'apparente à une forme de "réparation", terme qui agit les milieux intellectuels et politiques de nos pays depuis une bonne décennie. R>éparation certes minimale, mais réparation quand même...

   Qu'Edouard DELEPINE, historien reconnu, ayant publié nombre d'ouvrages importants, se soit coltiné la lourde tâche de rassembler tous les écrits et discours politiques du Père de la Négritude est également une excellente chose à l'heure où, dans tous les partis politiques__nous disons bien "tous"__, on voit se présenter comme une relève des médiocres, des intellectuels autoproclamés qui n'ont jamais publié un seul livre et dont la principale occupation est d'aboyer et d'injurier sur le Net, des opportunistes, des fainéants qui n'ont jamais travaillé de leur vie, des francs-maçons, des mafieux, des politicards à la petite semaine, des quasi-analphabètes pour certains. Parmi eux, gageons que pratiquement aucun ne se plongera dans les quatre tomes rassemblant la pensée politique de CESAIRE. Ils préféreront répéter des bribes de phrases ou de vers césairiens devenus célèbres ("Quand mon peuple etc...") pour mieux "vèglé" le bon peuple.

   Aimé CESAIRE n'appartient plus au PPM. Il appartient désormais à la Martinique toute entière. Son œuvre intellectuelle (poétique, théâtrale et politique) également. Malgré les nécessaires critiques que chacun est en droit de lui faire, nous ne pouvons, nous n'avons pas le droit, d'ignorer ladite œuvre. Elle doit pouvoir continuer à nous enrichir.

   Merci à Edouard DELEPINE et à Bernard HAYOT !

   (N.B. Nous le répétons, MONTRAY KREYOL n'est pas un site commercial et nous n'espérons donc aucune publicité du groupe GBH.)

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