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Proche de Carles Puigdemont, Laura Borras, élue présidente du Parlement catalan

Proche de Carles Puigdemont, Laura Borras, élue présidente du Parlement catalan

Les élus catalans ont choisi une femme, Laura Borras, du parti de Carles Puigdemont, Junts, pour présider le parlement régional.

En attendant l’élection, ce 26 mars 2021 au plus tard, du président de la Generalitat, c’est la tête du Parlement catalan qui a été choisie ce vendredi 12 mars. Et pour la dixième fois dans l’histoire récente, c’est donc une femme, Laura Borras, qui assurera la fonction. Elle a été élue grâce à 64 voix venant de son parti, Junts, mais aussi de l’autre "chapelle indépendantiste", ERC. La CUP s’est abstenue et l’autre candidate, la socialiste Eva Granados a obtenu 50 votes. Mais qui est la nouvelle cheffe de la chambre catalane, second poste le plus important de la région autonome après celui de président de la Generalitat ?

Une indépendantiste de la "chapelle Puigdemont"

"La législature qui s’ouvre doit marquer un point d’inflexion sur le chemin vers l’indépendance de la Catalogne car c’est ce que veulent et ont décidé plus de la moitié de nos concitoyens". Dès ses premiers mots de présidente du parlement, Laura Borras a donné le ton, ultra politique, de son mandat.
À 50 ans, Laura Borras n’est pas une inconnue de l’autre côté des Pyrénées. Universitaire barcelonaise, militante indépendantiste très proche de Carles Puigdemont, elle a été une "furtive" conseillère à la Culture du gouvernement Torra (à peine 9 mois) après avoir été députée et porte-parole de Junts. C’est à elle que Carles Puigdemont avait confié la tête de la liste Junts aux élections anticipées du 14 février dernier. Arrivée en troisième position derrière la liste socialiste de Salvador Illa et l’autre liste indépendantiste d’ERC, elle s’est vite et naturellement alliée à ERC pour maintenir un front indépendantiste en Catalogne. C’est à cet accord que Laura Borras doit son élection aujourd’hui. Un accord qui sera illustré par un renvoi d’ascenseur le 26 mars avec la très probable élection du candidat d’ERC à la présidence de la Generalitat, Pere Aragones. À noter aussi dans son parcours, une mise en examen récente par le Tribunal suprême, en décembre 2019, pour des faits de "fraude, faux en écriture, détournement de fonds publics" lorsqu’elle dirigeait l’Institut des lettres catalanes, via l’attribution de marchés publics, au profit d’un ami condamné pour trafic de drogue, pour un préjudice de 260 000 euros.

"La sale guerre de l’État espagnol contre la Catalogne"

"J’ai pleine conscience de l’énorme responsabilité que représente la présidence d’une chambre qui a été, et sera encore, un des objectifs de la sale guerre de l’État espagnol contre la Catalogne, a-t-elle encore déclaré ce matin après son élection. La souveraineté de ce Parlement sera défendue contre toute ingérence". Et s’il y avait encore besoin de précision sur son état d’esprit, Laura Borras a évoqué sa prédécesseure emprisonnée à Figuères, Carme Forcadell, condamnée à 11 ans et demi de prison pour sédition (et autant d’inéligibilité) : "Je poursuivrai le travail de l’ex-présidente Carme Forcadell […] aucun tribunal ni aucune prison ne nous fera renoncer à nos idées".

Frédérique Michalak

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