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Mars-avril 2014 : 40 jours de grève sur le Pôle Guadeloupe de l'Université avec fil barbelé et destruction de serrures

Mars-avril 2014 : 40 jours de grève sur le Pôle Guadeloupe de l'Université avec fil barbelé et destruction de serrures

   Le campus de Fouillole a été, en mars-avril 2014, en proie à un mouvement de grève totale qui a bloqué l'administration centrale de l'Université pendant 40 jours. La présidente de l'époque, Corinne MENCE-CASTER, n'a jamais pu accéder à ses bureaux et pour empêcher d'éventuels non-grévistes d'accéder aux salles et faire cours, de la colle avait été mise dans toutes les serrures. Sans compter que du fil barbelé avait été disposé tout autour du campus.

   Chaque fois que la gouvernance s'employait à faire couper les barbelés et à remplacer les serrures, dans la nuit, les mêmes exactions recommençaient. Cela 40 jours durant !

   M. Eustase JANKY, actuel président de l'Université des Antilles, était membre à l'époque du conseil d'administration. Il n'a jamais émis la moindre protestation contre ce blocage ! Or, aujourd'hui, devenu président, voici qu'il envoie un courrier comminatoire aux enseignants du campus de Schoelcher leur disant qu'ils ont été photographiés sur les barrages de l'entrée du campus de Schoelcher et qu'il leur enjoint de "justifier leurs activités" du jeudi 22 mars !!! Demande totalement illégale quant on se réfère au statut des enseignants-chercheurs qui ne sont ni des professeurs des écoles ni des professeurs du secondaire et qui ont un service annualisé.

   Récemment, une "grève" (Lool !) a été lancée par des personnes du STAPS, toujours sur le Pôle Guadeloupe, et M. JANKY s'est empressé de les recevoir et d'attribuer deux postes à leur composante. Grève qui a tout l'air de relever du cinéma bollywoodien et qui prend le Pôle Martinique pour des "ababas", s'imaginant que personne n'a compris cette manœuvre pourtant grosse comme une ficelle.

   Depuis plusieurs jours, le Collectif d'Etudiants qui bloque l'entrée du campus de Schoelcher pour s'opposer au retour des mafieux du CEREGMIA exige la présence du président pour en discuter. Etant donné que pour ce dernier, l'autonomie du Pôle Martinique n'existe pas (autonomie pourtant prévue par l'ordonnance de création de l'Université des Antilles), c'est donc à lui de venir régler ce problème comme un grand chef qu'il se veut. Il a d'abord envoyé un « huissier » (hum !) photographier les étudiants ainsi que les enseignants qui les soutenaient ; puis, il a envoyé le DGS de l'Université.

   Maintenant, le bruit court que le président viendra enfin sur le Pôle Martinique mardi 27 mars prochain et qu'il rencontrera les représentants d'une association d'étudiants archi-minoritaire et dirigé par deux affidés du CEREGMIA !!!  Il se dit aussi qu’il compte utiliser ces voix d’étudiants ultra-minoritaires pour faire un contrepoids au mouvement légitime du collectif d’étudiants. Il se murmure aussi qu'il rencontrera un certain syndicat dont plusieurs responsables sont également liés au CEREGMIA et dont les noms figurent parmi les 43 complices de Fred CELIMENE répertoriés dans un 4è rapport accablant contre le CEREGMIA, rapport interdit de publication pour l'instant.

   L'objectif de toutes ces manigances est clair : casser le mouvement de protestation du Collectif des étudiants.

   Mais le peuple martiniquais ne laissera pas faire ! Les responsables politiques martiniquais ne laisseront pas faire ! Les étudiants, enseignants et personnels administratifs honnêtes du campus de Schoelcher ne laisseront pas faire ! Le Comité VIGILANCE ANTI-CORRUPTION ne laissera pas faire !

   Que les complices, passifs ou actifs, du CEREGMIA se le tiennent pour dit ! Ladjè-a ouvè !...

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