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L’Université des Antilles minée par les irrégularités

Odile Marcelin François-Haugrin
L’Université des Antilles minée par les irrégularités

   Depuis sa création en 2015, l'Université des Antilles n'a cessé d'être agitée par divers mouvements de protestation.

   La situation s'est durcie ces derniers temps avec une lettre de 80 signataires (personnels enseignants et de service) appartenant aux deux pôles de l'établissement : les campus de Fouillole et de Camp Jacob en Guadeloupe ; le campus de Schoelcher en Martinique. Dans un Mémorandum, ces personnels dénonçent, exemples à l'appui, les graves dysfonctionnements qui affectent l'Université des Antillles dans son ensemble. L'argument habituel de la gouvernance selon lequel de méchants Martiniquais empêchent des Guadeloupéens de diriger l'établissement venait de s'effondrer.

   La réponse de la gouvernance à ce Mémorandum, qui pourtant ne demande qu'à discuter et mettre les choses à plat, n'a pas tardé. Le président JANKY a annoncé avoir porté plainte auprès du Procureur de la République contre deux professeurs des universités, messieurs DANIEL (Martinique) et IMBERT (Guadeloupe) !!!

   Sur le campus de Schoelcher, la situation empire pendant ce temps, notamment dans deux composantes : la Faculté des Lettres et Sciences humaines, d'une part et l'IUT/DSI de l'autre. Dans la première, des pressions et des violences répétées n'ont cessé de se développer depuis deux ans avec comme point culminant l'agression du doyen par un enseignant partisan de la gouvernance, cela en pleine réunion du Conseil d'UFR. Celui-ci a jeté les dossiers du doyen par terre avant de s'avancer vers elle, chose qui a poussé fort heureusement un membre dudit conseil à s'interposer. Plainte a été déposée auprès de la gouvernance qui n'a pas bougé le petit doigt à ce jour et auprès de la justice également. Le doyen a été mise en arrêt-maladie pendant plusieurs mois sans que cela interpelle le moins du monde la gouvernance. Dernièrement, 45 personnels de cette même Faculté des Lettres et Sciences humaines ont signé une Motion de Soutien à leur doyen. Cela n'a pas empêché dimanche dernier (en catimini donc) la gouvernance de faire changer les clefs de cette composante, sans doute dans le but d'empêcher la grève reconductible, votée par les personnels, qui commence demain jeudi 12 mars.

   Au niveau de l'autre composante, l'IUT/DSI, des partisans de la gouvernance sont également à la manœuvre, bloquant par exemple des postes, alors même que nombre d'entre eux sont des rescapés de la Guyane. Des personnels qui se disaient maltraités là-bas et qui au moment de la création de l'Université de Guyane, ont préféré gagner la nouvelle Université des Antilles (25 en Martinique et 5 en Guadeloupe). Loin de travailler à ce que les Sciences et Technologies se développent en Martinique, ils préfèrent jouer le jeu de certaines personnes qui, en Guadeloupe, font tout et cela depuis des années pour que la composante scientifique et technologique du campus de Schoelcher demeure une simple annexe du campus de Fouillole.

   Enfin, s'agissant de la Vice-Pésidente du Pôle Martinique, démocratiquement élue, la gouvernance lui a retiré quasiment tous ses pouvoirs, notamment au plan financier et du maintien de l'ordre sur le campus de Schoelcher, cela en violation de l'autonomie des Pôles pourtant inscrite dans la loi de création de l'Université des Antilles en 2015. C'est ce que la Vice-présidente explique dans le texte ci-après adressé à toute la communauté universitaire...