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Les anti-Schoelchéristes : comme le couteau dans le beurre

Yves-Léopold MONTHIEUX
Les anti-Schoelchéristes : comme le couteau dans le beurre

Dans son dernier article, le directeur de publication de MONTRAY KREYOL, pense que le déboulonnage des statues de Schoelcher fera reculer l'idée d'indépendance. Je ne partage pas cet avis.

C'est vrai que l'idée de rupture reprend du service, qui parcourt depuis 70 ans certains esprits sans vraiment être vraiment prise au sérieux. Mais voilà que des jeunes bien pris en main apparaissent. Arrive donc le passage aux actes de ces derniers qui, inquiets de l'avenir qu'on leur prépare et imprégnés par les discours mémoriels, paraissent irresponsables à ceux-là mêmes qu'ils ont si longtemps entendus. Renforcés par le mouvement "noiriste", les effets de leurs actions pourraient être plus efficaces qu'on le croit, vu l'état de fébrilité actuel de l'Etat. On a vu comment le drapeau aux serpents a disparu en une demi-journée !

Ce jour, deux jeunes femmes ayant participé à la fête jettent par vidéo un triple défi aux politiques, à la justice et à la France.

A la France : on s'en fout de votre démocratie qui est en réalité un autre régime esclavagiste.

A la justice : arrêtez-nous, si vous l'osez. Cela nous promet de belles manifestations et un beau feu d'artifice le jour du procès. 

Aux élus : si vous osez ne pas être solidaires de nous, vous êtes morts. Des communiqués de protestation sont sans doute déjà en cours de rédaction en cas d'arrestation.

A tous (un défi de plus) : Même en cette période de "masques pour tous", nous vous le disons à visage découvert. A bon entendeur, salut.

 Le directeur de publication de MONTRAY KREYOL continue donc de penser que l'indépendance de la Martinique résultera d'un référendum. Cela suppose que c'est le peuple, dans sa molle majorité, qui déciderait. Je n'y crois pas le moins du monde. Le peuple s'est déjà en quelque sorte mis hors-jeu. Je crois, au contraire, que face à l'immobilisme des élus et au peuple dévitalisé, les coups de boutoirs des activistes s'apparentent à l'action d'une minorité agissante qui n'aura pas besoin de mort d'hommes pour que soit déclenché le processus d'indépendance. La démocratie française étant ce qu'elle est aujourd'hui, en Martinique, il leur est possible d'entrer dans le système comme un couteau dans du beurre.

L'Etat ne va pas refaire l'erreur d'organiser un vote qui ne servira à rien. Un vote d'appartenance suivi d'autres qui lui enverront que des interlocuteurs indépendantistes, déclarés ou cachés.

ylm

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