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L'ENSEIGNEMENT DE LA LANGUE ET LA CULTURE CREOLES NE SONT NULLEMENT OBLIGATOIRES, MONSIEUR LE RECTEUR !

L'ENSEIGNEMENT DE LA LANGUE ET LA CULTURE CREOLES NE SONT NULLEMENT OBLIGATOIRES, MONSIEUR LE RECTEUR !

 Honni, son secrétaire général et lui, par tous les syndicats enseignants, Pascal JAN pousse le bouchon encore plus loin.

 En travestissant la réalité, par exemple ! Ainsi, quand il déclare qu'un parent d'élève peut ne pas vouloir que son enfant soit "en contact" avec la langue et la culture créoles et que c'est son droit, il peut faire croire au personnes mal informées qu'il s'agit d'un enseignement obligatoire ou imposé à tous les élèves. Or, c'est faux ! Archifaux ! En effet, dans cette néo-colonie ou colonie de troisième type qu'est la Martinique l'enseignement de la langue et de la culture créoles est facultatif. Si à Tahiti ou en Corse, par exemple, on ne peut devenir professeur (e) des écoles (ex-instituteur/-trice) si l'on ne parle pas la langue du pays, n'importe qui, débarquant de Corrèze, de Ouagadoudou ou d'Ouzbékistan qui ne parle pas un traitre mot de créole, peut être nommé dans une école primaire d'Ajoupa-Bouillon, de Saint-Joseph, du Saint-Esprit ou de Dillon (Fort-de-France). Face à lui, il aura, le plus souvent, de jeunes têtes noires et brunes, qui sont majoritairement créolophones, mais ça, le système en place s'en fout ! Il a pour objectif ou pour vocation de franciser (comprendre "civiliser") les élèves.
 Nous ne sommes pas dans le pays du "Je pense donc je suis" mais bien du "Je parle français donc je suis".
 Pire : on instaure en grandes pompes "l'anglais précoce" ou "l'espagnol précoce" à des enfants qui ne maîtrisent déjà pas bien le français, voire pas du tout. Sinon dans le secondaire, l'enseignement de la langue et de la cultures créoles n'existe que dans les établissements où le conseil d'administration a décidé de les instaurer et cela, le plus souvent, sur la pression d'associations de parents d'élèves qui ont des élus dans lesdits conseils. A peine 30% des établissements secondaires de la Martinique dispensent cet enseignement contre...70% en Guadeloupe. Mais c'est loin d'être gagné quand difficultueusement, un établissement a réussi à instaurer un cours de langue et culture créoles : tout est fait pour dissuader les élèves de les suivre. Par exemple, ces cours auront lieu en fin de journée ou le vendredi après-midi et l'on incitera fortement les élèves à s'inscrire dans des matières facultatives jugées plus intéressantes : latin, musique, informatique etc...
 Et ne parlons même pas de ces profs de créole, pourtant dument certifiés, qui sont à cheval sur deux ou trois établissements ! Tel pourra, en effet, être nommé à Sainte-Marie, au Robert et au François, ce qui l'obligera parfois dans la même journée à courir d'un établissement à l'autre. Ne parlons même pas non plus de tous ces principaux ou proviseurs et autres conseillers pédagogiques qui multiplient les obstacles pour rendre l'enseignement de la langue et la culture créoles invivables tant pour ceux qui les enseignent que pour leurs élèves.
 Insinuer donc, comme le fait le recteur Pascal JAN, qu'un parent d'élève anti-créole a le droit de s'opposer à cet enseignement est une grossière contrevérité. Ce parent n'a aucun droit à exercer puisque la matière en question n'est nullement obligatoire !!! Le seul droit qu'on pourrait évoquer serait celui de parents scandalisés que la langue et la culture de leurs ancêtres soient systématiquement tenues en lisière du système scolaire, voire carrément à l'extérieur.
  JAN-sans-terre, tu n'as rien à faire en Martinique !
 Retourne à Bordeaux où INFOS LUTTES-BORDEAUX et #BALANCE-TON-PORC t'attendent de pied ferme si l'on en juge par les graffitis apposés sur les murs de l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux qui figurent jusqu'à la date d'aujourd'hui sur le site-Internet du premier nommé et que tu n'as jamais poursuivi en justice pour diffamation !...  
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