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L'écrivaine martiniquaise Mérine Céco, étoile montante de la littérature créole

   Qui a dit que la littérature martiniquaise n'était composée que d'auteurs du sexe masculin ? 
   S'il est vrai que les plus renommés d'entre eux (A. Césaire F. Fanon, E. Glissant, X. Orville, V. Placoly, P. Chamoiseau, R. Confiant, R. Brival, Monchoachi, G-H. Léotin etc.) en font partie et s'il est vrai qu'en Guadeloupe, c'est un peu l'inverse (F. Morand, M. Condé, S. Schwarz-Bart, G. Pineau etc.), depuis au moins deux décennies une écriture féminine martiniquaise est en train de s'affirmer. Des écrivaines telles que Térez Léotin, Anique Sylvestre, Nicole Cage, pour ne citer qu'elles, produisent des textes de qualité qui gagneraient à être mieux connus et reconnus. Ce n'est pas chose facile dans une société machiste où une Ina Césaire, épouse du Père de la Négritude et talentueuse styliste a mis près d'un demi-siècle à être reconnue à sa juste valeur. Marie-Magdeleine Carbet ou Marie-Thérèse Lung-Fou n'ont pas encore eu cette chance.

   Lors du dernier Salon du Livre de Paris qui vient de s'achever, une nouvelle venue, Mérine CECO a recueilli tous les suffrages. Déjà remarquée en 2013 pour son roman "La Mazurka perdue des femmes-couresse" (éditions ECRITURE), qui avait obtenu le Prix Gilbert GRATIANT du Salon International du Livre de la Martinique), prix décerné par un jury dont le président était l'académicien d'origine haïtienne Dany LAFERRIERE, elle revient en force avec un recueil de nouvelles intitulé "Au revoir, Man Tine" toujours chez ECRITURE. Clin d'œil à l'œuvre-culte de Joseph ZOBEL, "La Rue-Cases-Nègres", le recueil de Mérine CECO déploie une écriture nouvelle, post-Créolité mais point du tout en rupture totale avec cette dernière. Elle s'inscrit donc dans un courant informel qui rassemble de jeunes écrivains tels qu'Alfred ALEXANDRE, Judes DURANTY, Serghe KECLARD ou Jean-Marc ROSIER, courant qui n'a pas encore obtenu la reconnaissance hexagonale et internationale, mais qui est fort prometteur. M. CECO, A. ALEXANDRE, Judes DURANTY, Serghe KECLARD, J-M. ROSIER et quelques autres représentent, en effet, l'avenir de la littérature martiniquaise. 

   Mérine CECO a en tout cas frappé les esprits au cours du Salon du Livre de Paris où éditeurs, lecteurs, journalistes et bien sûr communauté antillaise se sont pressés au stand où elle officiait. D'ores et déjà, un deuxième roman est annoncé (en avril ou mai 2017) chez son fidèle éditeur, ECRITURE, maison parisienne de renom...

   Bwa pou nou alé, Mérine ! comme on dit en créole...

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