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Le Coco de mer, la plus grosse graine du monde à la forme très suggestive, s’épanouit dans la “consanguinité” selon une nouvelle étude

Par Rédaction S&V
Le Coco de mer, la plus grosse graine du monde à la forme très suggestive, s’épanouit dans la “consanguinité” selon une nouvelle étude

Coco de mer, ou Coco fesses est un palmier originaire des Seychelles, un archipel situé dans l'océan Indien, au large de l'Afrique orientale. Par métonymie, le terme désigne aussi bien le fruit, la graine et le palmier, alors qu’il témoigne d’une légende longtemps révolue. En effet, le nom de Coco de mer lui fut attribué vers le 17e siècle, après que des marins racontent avoir croisé la graine flottant dans l’Océan Indien, près des îles Maldives. On croyait alors qu’une plante marine perdait ses fruits une fois mûrs.

Le palmier endémique des Seychelles, poussant naturellement sur l’île de Praslin et celle de Curieuse, est malheureusement répertorié sur la liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), comme une espèce en voie de disparition. Avec seulement environ 8 000 arbres matures restants à l’état sauvage, la plante monotypique, c’est-à-dire, la seule représentante de son espèce, est menacée. 

 

Une récente étude a révélé que le Coco de mer a toutefois un avantage par rapport à bon nombre d’espèces, en matière de reproduction. Contrairement aux autres êtres vivants pour lesquels la diversité génétique est essentielle pour la survie de l’espèce, la qualité des jeunes pousses de Coco de mer s’avère plus élevée lorsque les arbres parents sont plus étroitement liés.

 
La consanguinité chez les Coco de mer, un atout de survie 

Habituellement, l’accouplement ou la reproduction entre individus étroitement apparentés entraîne une réduction de la valeur adaptative ou ce que les scientifiques et botanistes appellent une “dépression de consanguinité” ( une régression du taux de croissance, de la fécondité, accompagnée d’un accroissement du nombre d’individus ‘’non-conformes’’). 

La vulnérabilité des espèces à la dépression de consanguinité varie et le Coco de mer s’en sort parmi les favoris à la loterie de la génétique et de l’évolution. Selon l’étude parue le 18 septembre dernier, chez le Lodoicea maldivica (coco de mer), le fait de se reproduire avec des plantes “parentes” (proches) améliorerait la survie de la progéniture. 

crédit photo : ShutterstockLe Coco de mer connu pour sa forme suggestive, est en réalité, la graine. Elle se trouve dans le fruit qui est arboré par les arbres femelles de l’espèce. Ici, un arbre adulte contient plusieurs fruits.

Dans un communiqué, les écologistes et généticiens emploient le terme « inbreeding euphoria » (traduit littéralement comme ‘’euphorie de consanguinité”) pour expliquer le phénomène, en opposition à la « dépression de consanguinité ». 

Le résultat de l’évolution sur une île isolée

Comme toutes les espèces, le Lodoicea maldivica se dote de moyens de survie. Étant le seul membre de son espèce, il semblerait que ce dernier se soit adapté à son choix restreint de candidats de reproduction. Les palmiers poussant naturellement sur deux îles, ils sont effectivement limités à des plantes proches pour se polliniser. 

Sachant que le coco de mer peut prendre jusqu’à 50 ans pour atteindre la maturité sexuelle, une telle adaptation pourrait en effet assurer une meilleure chance de survie de l’espèce. 

Le Coco de mer, le “fruit défendu” 

Emblème des Seychelles, la commercialisation de la graine de Coco de mer est fortement encadrée. 

La forme suggestive du Coco de mer fait tout de même de lui un souvenir très convoité par les touristes particulièrement amusés par son apparence. L’énorme graine, de 40 à 50 cm de long, est souvent comparée aux fesses d’une femme, et d’autres y voient l’entière partie pelvique de la gent féminine. Comme illustré dans l’image d’en-tête, elles ont même un ‘’duvet’’ ressemblant aux pubis, au milieu de la fente avant.

crédit photo : ShutterstockLégende : La forme suggestive de la graine, de devant.

Pour certains, la graine serait le fruit défendu qu’Adam aurait goûté, dans le Jardin d’Eden, surnom des Îles Seychelles. 

Quant au mâle de l’espèce, il n’est pas en reste, car son apparence rappelle celle de l’organe reproducteur de l’homme.

 

crédit photo : ShutterstockUn spécimen mâle du Coco de mer.

Selon certaines légendes, les arbres mâles et femelles se réunissent pour des nuits de passion où personne ne regarde. En tout cas, nous pouvons nous réjouir à l’idée que cette merveille de la nature ait trouvé un moyen d’assurer sa survie. 

Post-scriptum: 
Crédit photo : Shutterstock Légende : Le Coco de mer, ‘’coco fesses’’ ou cocotier de mer (Lodoicea maldivica) est un fruit rare et géant du palmier de Lodoicea qui ne pousse que sur les îles de Praslin et Curieuse aux Seychelles.

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