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Langue basque : à nouvelle attaque, nouvelle contre-attaque

Langue basque : à nouvelle attaque, nouvelle contre-attaque

Face au refus du rectorat de Bordeaux d'ouvrir une nouvelle expérimentation d'immersion à Saint-Pierre-d'Irube, les élus de la Communauté d'Agglo ont voté ce 17 juillet une motion "pour la poursuite du développement des sections maternelles immersives en langue basque".

Les réactions ne se sont pas fait attendre face à la nouvelle attaque subie par l'enseignement en langue basque. L'association de parents d'élèves Biga Bai a publié un communiqué de presse dans lequel elle dénonce "un véritable coup porté à la langue basque". Vendredi 17 juillet, à l'occasion du premier conseil de la nouvelle mandature de la Communauté d'agglomération Pays Basque (CAPB), une motion a été votée en faveur de la "poursuite du développement des sections maternelles immersives en langue basque dans l'enseignement public et privé confessionnel".

Pour rappel, la rectrice de l’académie de Bordeaux a refusé la création d’une nouvelle expérimentation "100 % langue basque" en petite et moyenne section de maternelle à l’école publique de Basté-Quieta à Saint-Pierre-d'Irube. Une décision immédiatement contestée lors d'une conférence de presse le 15 juillet réunissant Beñat Arrabit, président de l’Office public de la langue basque (OPLB), Bénédicte Luberriaga du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques, Mathieu Bergé du Conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine et Alain Iriart, maire de la commune concernée. La colère, l'indignation et l'incompréhension étaient au rendez-vous.

Le sénateur Max Brisson a réagi à son tour sur les réseaux sociaux :

L'association Biga Bai a elle aussi réagi à travers un communiqué de presse. "Nous apprenons que le rectorat de Bordeaux a refusé l’ouverture d’une expérimentation d’immersion à l’école publique bilingue de Saint-Pierre-d’Irube. De plus, le rectorat indique qu’il n’acceptera plus désormais de telles expérimentations. C’est un véritable coup porté à l’enseignement du basque" s'insurgent les parents d'élèves, contraints de se justifier encore une fois : "Il s’agit d’un système qui fonctionne bien, sans aucun impact négatif sur les résultats scolaires, que ce soit en français ou dans les autres matières. Bien au contraire, nous observons que nos enfants scolarisés en basque à temps plein assimilent cette langue plus rapidement et la maîtrisent mieux, qu’ils communiquent plus aisément, et qu’ils ont ensuite plus de facilités pour poursuivre une scolarité bilingue".

La CAPB conteste en votant une motion

Au Pays Basque Nord, ce modèle d'immersion a prouvé son efficacité, ce que la plupart des élus locaux ont bien compris. Pour Biga Bai, ce modèle devrait même être étendu "à l’ensemble des écoles bilingues, si on veut voir en sortir des jeunes au bilinguisme maîtrisé et équilibré". La décision du rectorat lui semble donc "incohérente et incompréhensible".

Même ressenti au sein de la CAPB. Réunis en conseil ce vendredi 17 juillet pour la session d'installation des délégués communautaires, les élus ont contesté la décision du rectorat en votant une motion favorable à la poursuite de l'enseignement immersif en langue basque. Ce modèle représente selon l'Agglo un "enjeu stratégique pour la transmission de la langue basque" et a donné "des résultats positifs, fruits d'une politique volontariste et partenariale". La dynamique ne doit pas s'arrêter là mais au contraire, se "poursuivre". La motion a été votée à l'unanimité.

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