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LA RELANCE DE LA LCR

par Pierre Leyral

Premier établissement secondaire de l'île à avoir mis en place en 1996 une option langue et culture régionale (LCR), le collège de Plateau des Goyaves était hier tout désigné pour célébrer à Saint-Louis la journée internationale du créole avec le traducteur d'Astérix en invité vedette. "Pas question de faire du mot à mot", expliquait hier François Saint-Omer devant près d'une centaine d'élèves du collège Plateau des Goyaves. Le traducteur du premier épisode des aventures d'Astérix en créole était invité dans l'établissement pour parler aux jeunes du créole. Leur langue maternelle n'a pas attendu cette BD pour gagner ses lettres de noblesses, mais il n'empêche cette traduction semble passionner les élèves. Il faut dire que le jeune public est déjà sensibilisé à la question de la langue. Ils sont nombreux dans l'assistance à suivre l'option langue et culture régionale (LCR). C'est d'ailleurs dans cet établissement qu'elle a été mise en œuvre pour la toute première fois en 1996 à l'initiative du principal de l'époque Jean Brun et des militants culturels Michaël Crochet et Roger Théodora. En sommeil depuis un petit moment cette option a été relancée à l'initiative de Frédéric Célestin. Professeur de français, il dispense cette option LCR à raison de quatre heures par semaine pour les élèves de quatrième et une demi-heure de plus pour ceux de troisième. Au total pas loin de 80 collégiens suivent cet enseignement qui l'an dernier n'en concernait que la moitié.

La chasse aux faux amis

"Notre objectif reste de débloquer les élèves", explique Frédéric Célestin. L'enseignant travaille avec les élèves sur l'axe linguistique en pointant du doigt par exemple "les faux amis comme case qui en français ou en créole ne veut pas dire la même chose, idem quand un élève entend "dégage" il va se dépêcher mais pas partir forcément". Une approche littéraire permet de valoriser les travaux des élèves et "les réconcilier avec l'école", peut importe la graphie qu'ils utiliseront pour s'exprimer. Un troisième axe porte enfin sur la culture et la civilisation créole. Si les effets sur la motivation des élèves sont palpables, l'enseignant de LCR est le premier à reconnaître ne "pas avoir la preuve que l'apprentissage du créole au collège aide pour l'apprentissage du français ou de l'anglais". Peut-être simplement que le bilinguisme gagnerait à être valorisé bien en amont, mais c'est un tout autre débat

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Source :
CARIBCREOLE1, LE NOUVEAU QUOTIDIEN D INFOS DES CARAIBES
en ligne depuis le 14 Mars

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