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LA NOUVELLE CHINE VAINCRA LA VIEILLE CHINE

LA NOUVELLE CHINE VAINCRA LA VIEILLE CHINE

 Depuis la fin du 19è siècle, deux Chines cohabitent.

 La Chine ancestrale, la vieille Chine, avec ses coutumes, ses croyances, ses mœurs, principalement rurale, et la Chine moderne ou "occidentalisée", principalement urbaine. Que n'a-t-on pas critiqué le président MAO d'avoir fait raser tel quartier, voire même tel village pour y faire passer une route ou construire un barrage hydroélectrique ! Combien de hauts cris n'a-t-on pas poussé chez les amoureux de la vieille Chine (surtout en Occident) contre les destructions des maisons traditionnelles ou des pagodes si charmantes pour les remplacer par des barres d'immeubles à l'époque du président DENG XIAO-PING ! Et l'actuel président XI YI-PING de subir les mêmes critiques.
  On connaît la chanson : l'Occident veut préserver ce qu'il appelle "l'authenticité" chez les autres pour pouvoir s'adonner au tourisme, mais chez lui, il n'a aucun état d'âme à tout raser quand c'est nécessaire pour faire place au moderne.  
   Simplement, il n'y a pas et n'a jamais eu de frontière nette, tranchée entre ces deux Chines. Si la première est plutôt rurale et la seconde plutôt urbaine, on voit des autoroutes traverser les campagne et des marchés d'autrefois prospérer au cœur même de certaines villes. Pas loin de tel centre commercial ultra-moderne, on verra un marché où l'on vent des serpents, des rats ou des chauve-souris. Et qu'on se garde de prendre le terme "ultramoderne" pour une expression convenue car il y a longtemps que la Chine a dépassé l'Occident : en effet, depuis des années, on peut faire ses courses en supermarché sans son sac, sans son portefeuille, sans sa carte bleue. Vous scannez le code-barres de vos produits à la caisse, puis vous présentez votre visage à une caméra qui vous reconnaît en quelques secondes et valide vos achats !!! Pareil pour payer au restaurant ou prendre le métro. Pendant que nous, on pleurniche sur la disparition des caissières, voici comment ça fonctionne en Chine et depuis des années déjà. Bon, pour réaliser pareil exploit (les Chinois sont plus d' 1,3 milliards d'individus), il faut de sacrés informaticiens et de sacrés algorithmes. Alors, on va encore pleurnicher sur la reconnaissance faciale qui favorise le contrôle politique et conduit à la dictature et bla-bla-bla.
   Sauf que le coronavirus, c'est la vieille Chine.
  La vieille Chine qui ces temps-ci menace la Chine moderne (voire le monde entier), mais heureusement pour nous, cette dernière gagnera cette difficile bataille. Aucun doute là-dessus ! Il y aura sans doute des milliers, des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de morts, mais la Chine du métro et des hypermarchés où l'on fait ses courses les mains dans les poches finira par vaincre la Chine des marchés traditionnels où l'on vend des serpents et des chauve-souris. On le voit déjà à cet immense hôpital construit en moins de 10 jours ! Cela doit nous donner à réfléchir sur le culte du passé et donc des ancêtres. Nous faire comprendre surtout l'énorme différence entre respecter ses ancêtres et les vénérer.
   Le respect n'est pas la vénération. Le premier relève de l'intelligence, la seconde de la sottise.
   Enterrer un être humain (Japon) sous un bâtiment d'importance (château, pont etc.) pour que son âme le protège des tremblements de terre ou des inondations, est pure barbarie. Exciser les femmes (Afrique), c'est ancestral, mais c'est de la barbarie. Leurs bander atrocement les pieds dès l'enfance (Chine) pour empêcher qu'ils ne poussent parce que de minuscules pieds chez une femme seraient érotiques, relève de la barbarie. Tuer à la naissance les enfants roux (Europe ancienne) parce qu'ils symboliseraient le Diable est un geste barbare. Sacrifier des êtres humains (Aztèques) pour plaire à des divinités aussi. Nos divers ancêtres n'ont pas été de petits saints. Les vénérer, au lieu de simplement les respecter, n'est pas faire preuve d'un grand discernement.
   Espérons donc, une fois le coronavirus vaincu, que la Chine moderne éradiquera les marchés ancestraux où l'on vend des chauves-souris, des serpents ou des rats ! Tant pis pour les touristes occidentaux...

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