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Israël refuse l’entrée de matériel médical à Gaza qui compte 9 cas de coronavirus

Israël refuse l’entrée de matériel médical à Gaza qui compte 9 cas de coronavirus

L’enclave de Gaza, sous blocus militaire israélien depuis 14 ans déjà, est aussi touchée par la pandémie mondiale de Coronavirus, totalisant pour le moment 9 cas de contaminés avérés. La nouvelle fait craindre une nouvelle crise humanitaire, dans un territoire confiné, économiquement dévasté et où survivent presque 2 millions de Palestiniens, en majorité des enfants.

L’autorité palestinienne à Ramallah a envoyé du matériel médical dont 500 kits de dépistage en provenance de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), tandis que le Qatar a versé 150 millions de dollars pour le gouvernement de Gaza pour aider à faire face à la pandémie.

 

L’interdiction de laisser entrer du matériel médical et humanitaire n’est pas nouvelle, l’importation de technologies susceptibles d’être « à double usage » a restreint l’achat d’équipements, tels que les scanners à rayons X et les radioscopes médicaux.

 

S’ajoute la décision de l’administration Trump de suspendre en 2018 le financement américain pour l’UNRWA, l’agence onusienne chargée de l’aide humanitaire en Palestine, affectant les opérations de chirurgie complexes dans les hôpitaux gazaouis.

 

« La bande de Gaza possède ainsi uniquement 55 lits en soins intensifs et 50 appareils de réanimation dans tous les hôpitaux de cette région encerclée, car les forces d’occupation israéliennes refusent l’entrée du matériel médical, et les pièces à recharge pour ces appareils » rapporte Ziad Medoukh, universitaire palestinien à Gaza, dans un entretien au site Regards.fr, ajoutant que les coupures d’électricité et le manque de personnels soignants aggravent la crise sanitaire.

 

Y compris en période de pandémie de Coronavirus, Israël refuse toujours de lever le blocus militaire, malgré la gravité de la situation. « Nous sommes en train d’observer et de suivre avec beaucoup d’attention l’évolution de cette pandémie mortelle dans le monde entier car, si nous sommes bien sûr solidaires des peuples endeuillés, nous nous disons aussi que, pour la première fois, presque tous les citoyens du monde sont en train de vivre un confinement et un isolement similaire au notre. Pour une fois, le monde vit un événement sur un pied de relative égalité » relève Ziad Medoukh.

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