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HATHOR ET LES FEMMES OUVERTES

Vie, mort et fertilité en Égypte ancienne

Égyptologue, Alain Anselin, en passionné lecteur de hiéroglyphes, déchiffre devant nous quelques mots clés notamment empruntés au Livre des Morts pour, au ciel présent d'un symbolisme africain au passé vertigineux, nous apprendre à reconnaître leurs constellations lexicales, touchant à des conceptions de la naissance, de la fertilité, de la vie et de la mort qui, par bien des aspects, n'ont rien perdu de leur actualité.

En Afrique, les rituels donnent vie aux statues, et cela depuis la plus haute Antiquité : en Égypte ancienne, les prêtres animaient, par des rites appropriés, les effigies divinies ou royales - c'est ainsi qu'Ounamon fut envoyé dans les ports de Syrie et de Palestine pour accompagner une statue, ambassadeur officiel du Pharaon dont il n'était, lui, que l'accompagnateur humain, et négocier l'importation de bois précieux. Il n'est pas jusqu'aux noms de rois qui en témoignent, comme {ith twt `nx}, plus connu sous le nom de Tout Ankh Amon, la «statue vivante d'Amon».

Corollaire : la place des statues n'est pas dans les Musées, mais dans les cultures africaines.

Il faut des vivants aux morts pour les offrandes cultuelles de bière, de pain, de cuissots de bœuf qui entretiennent la vie de leur k3 (ka : «principe vital»), l'adénosine triphosphate des chimistes. Il faut des rites funéraires appropriés, qui...

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Document: 

La_Grotte_d_Hathor_1999.pdf