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ELECTROCUTE AU COURS D'UNE TACHE ACCOMPLIE POUR LA MAIRIE DE FORT-DE-FRANCE

ELECTROCUTE AU COURS D'UNE TACHE ACCOMPLIE POUR LA MAIRIE DE FORT-DE-FRANCE
 
   Cela fait près d'une vingtaine d'années que Christian C. réclame réparation. En vain !
 De guerre lasse, il a donc adressé le courrier ci-après aux médias accompagné de divers éléments de preuve tout en ne se faisant, nous dit-il, aucune illusion, car il sait qu'ils n'en feront pas état. Pour l'heure, nous ne divulguerons pas le nom de cet habitant de la Rue de la Dorsale, à Fort-de-France, le temps pour nous d'enquêter sur l'affaire.
  Nous nous contenterons dans un premier temps de donner à lire son courrier.
 
                                                             ***
 
                               Au-delà de la souffrance, face à la mort
 
 L'objet de la présente information est consécutive à une électrocution subie le 6 décembre 2000 au cours d'une tâche accomplie pour la commune de Fort-de-France. Face à l'injustice que je subis depuis de longues années, laquelle donne une idée du cynisme de ceux qui détiennent le pouvoir, face à une véritable entreprise de déshumanisation, je me suis maintes fois demandé quelle place a l'homme dans notre société.
 A partir de cette question, j'ai décidé de lutter et de porter cette affaire à la connaissance du plus grand nombre. Le combat que je mène est consécutif à cet accident du travail à l'issue duquel j'espérais bénéficier au moins d'un minimum de solidarité et d'assistance de la part de mon employeur lequel employeur est une collectivité publique. Au contraire, j'ai subi le mépris et l'acharnement des autres.
 Après 16 ans de bataille, le combat se poursuit encore devant les tribunaux et :
 
      . face au système, à l'injustice et à la "pwofitasion"
 
      . face à la méchanceté et au cynisme de certains praticiens, experts et autres
 
      . face à un véritable sabotage organisé
 
      . face aux commérages interposés et aux attaques mesquines et méprisables
 
      . face à la démolition sous toutes ses formes
 
      . face à une entreprise de fabrication de mensonges
 
      . face à des personnes sans cœur, sans pitié dans ce dossier d'accident du travail,
 
 J'ai choisi l'ombre et le silence, silence qui ne signifie nullement absence et encore moins abandon car le combat est livré perpétuellement et chaque jour, chaque nuit, est un véritable calvaire pour moi.
  J'ai traversé des océans qui étaient loin d'être pacifiques. J'ai traversé l'enfer.
 Face aux manœuvres du plus grand contre le plus petit, du plus fort contre le plus faible, du plus puissant contre le plus fragile, mais aussi du plus cynique contre le plus fragile, subissant et traversant toutes les étapes de la souffrance, physiquement et psychiquement, je dis qu'il faut faire face à ceux qui veulent vous démolir.
 Pour mémoire, je porte à la connaissance de chacun les courriers que m'a adressés le maire de Fort-de-France, l'un faisant état du courrier d'un administré qui témoignait de ma conscience professionnelle et un autre du maire lui-même qui tenait les propos suivants : "La commune est fière de compter parmi son personnel un homme consciencieux et dévoué comme vous l'êtes.
 Il n'empêche que le maire s'est mobilisé contre moi en justice. Il est évident qu'il estimait que je devais resté les bras croisés et ne rien réclamer à la collectivité qui m'employait et qu'il dirigeait. J'ajoute que mon chef de service a toujours affirmé que j'étais un bon agent. Ce chef de service a été déplacé. Pourquoi ?
 Comme disait un grand sage de la Négritude, il n'existe pas de petit homme, mais seulement des hommes. Il disait aussi : c'est quoi la vie d'un homme ? C'est une lutte entre l'espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur. Je suis du côté de l'espérance, mais d'une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté. Il disait aussi : "Et j'ai la conscience plus large que la mer !".
 Patience et longueur de temps font plus que force et que rage.
 Devant cette souffrance, cette humiliation, cette profonde injustice, je dis : MERCI à toutes celles et à tous ceux qui m'ont soutenu dans cette souffrance. Mèsi anpil ! Mèsi anchay ! Car dans la vie, tout est bon pour la défense, sauf la lâcheté, le mépris et l'abandon.
 Je prie toutes les personnes qui se trouvent dans une situation similaire à la mienne de ne jamais baisser les bras.
   Respé pou travayè !
 
                                                             Christian C., route de la Dorsale
                                                             Fort-de-France

Commentaires

Kcire TREBLAV | 08/03/2020 - 12:09 :
Souvent avec la complicité de syndicalistes corrompus ça c'est f de f

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