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Election à la présidence de l'Université des Antilles : "Pourquoi je suis contre une primaire..."

Elodie VERNHET

 Intro : Un grand débat agite l'Université des Antilles depuis trois semaines pour savoir s'il faut élire un (e) nouveau (nouvelle) président (e) tout de suite ou au contraire s'il faut élire d'abord un président intérimaire pour trois mois, puis le 25 janvier 2017, le (la) vrai (e) président(e). La première position (élection tout de suite) est majoritaire sur le Pôle Martinique tandis que la seconde (élection d'un Président intérimaire, puis élection d'un vrai Président) est majoritaire sur le Pôle Guadeloupe. Ce dernier s'est d'ailleurs réuni hier et à choisi Didier DESTOUCHES, vice-président du Pôle Guadeloupe, comme son candidat pour le poste de Président intérimaire.

            Cette position ne fait pas l'unanimité sur ce pôle si l'on en juge par le courrier ci-après adressé par une enseignante à la communauté universitaire...

 

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Bonjour,
En tant qu'Universitaire, je ne peux me contenter qu'une machine (vote électronique) enregistre ma position sur le sujet sous forme d'une case cochée. Je vous soumets donc ici les raisons du pourquoi. 

Outre que cette primaire est un détournement de la loi (alors que hier il fallait respecter la Loi), elle pose de gros problèmes d'éthiques et de fonctionnement du CA par la suite. 

1. Nos administrateurs perdront de leur légitimité. En effet, le suffrage indirect prévoit que l'on fasse CONFIANCE aux personnes qui ont été élu(e)s 
pour élire à leur tour, en leur âme et conscience, le futur Président en choisissant la personne qui leur semble la plus apte à assurer la fonction. Ne 
pas respecter cette organisation, c'est déjà une défiance envers nos administrateurs avant même qu'ils soient élus et qu'ils commencent à travailler. 

2. Nos administrateurs perdront de leur souveraineté (et par la même, le peuple, en l'occurrence ici, nous). En effet, à chaque décision du CA allant à 
l'encontre de la ligne présidentielle, nous verrons immanquablement fleurir des accusations de traître à la nation guadeloupéenne (martiniquaise et/ou 
pétaouchnoquienne) et autres foutaises nationalistes. 

3. Nos administrateurs ne représenteront plus la diversité d'opinion sur nos campus. En effet, quel intérêt d'être candidat au CA de l'Etablissement si le 
candidat désigné par la primaire ne correspond pas à vos opinions sur l'orientation politique de l'Etablissement. Les collègues candidats (si on 
omet les carriéristes) sont candidats pour AGIR sur la politique de l’Établissement pas pour être une caisse enregistreuse. 

4. D'une apparente Démocratie (La Primaire) découlera le Totalitarisme et la dictature d'un Président et de son CA. Car, au vu du paragraphe 3, ne seront 
candidats au CA que les personnes qui seront dans la ligne du (de la) futur(e) Président(e). 

5. Enfin, n'en déplaise aux nombrilistes, nous sommes l'Université des Antilles. Les deux communautés universitaires des deux pôles doivent trouver 
légitime le (la) Président(e), sans quoi on s'expose à un blocage systématique des décisions et à un passage en force aussi systématique par le Président, 
avec toutes les rancœurs que cela va entrainer entre nos deux communautés. 

Voilà pourquoi je suis CONTRE l'organisation de PRIMAIRE sur le pôle Guadeloupe (ou Martinique ou Pétaouchnoque). 

Cordialement, 

Elodie V. 
Sédimentologiste 
Maître de Conférences 
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Université des Antilles 
Campus de Fouillole 
Laboratoire LaRGE 
97 159 Pointe-à-Pitre Cedex 
FWI-France

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