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DU RIFFIFI DANS LE MONDE DU LIVRE

DU RIFFIFI DANS LE MONDE DU LIVRE

Rien ne va plus dans l'univers généralement discret, voire feutré des
librairies guadeloupéennes. Ainsi notre rédaction a reçu un texte, que nous publions ci-après, dans lequel la {Librairie Saint-John Perse} s'en prend très durement à la {Librairie Générale}, le célèbre établissement de la rue Schoelcher et plus ancien lieu de vente de livres de la Guadeloupe.

Il n'est pas question pour nous de prendre partie dans ce débat et nous publierons tout texte émanant de la Librairie Générale...

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{{Lettre ouverte au « Président » d’un « Syndicat » de libraires qui n’existe pas !}}

{ {{la Verité sur le combat contre l’illettrisme !}} }

Dans un article publié la semaine dernière dans un hebdomadaire de Jarry, les dirigeants de la librairie générale ont donné une vision très partielle et souvent mensongère de la réalité de notre combat contre l’illettrisme, il nous faut rétablir les faits.

{{1°/ LA VERITE SUR L’ASSOCIATION CULTURE ET DIFFUSION CARIBEENNE (ACDC)}}

L’ACDC, une Association de loi 1901 comme les autres, qui a pour vocation la prévention de l’illettrisme, dérange Max Jasor. Pourquoi ?
Tel un Don Quichotte, qui s’est inventé artificiellement un ennemi juré, Max Jasor met tout en œuvre depuis des mois afin de salir l’image d’une Association qui a pour seul but d’aider les enfants défavorisés en leur facilitant l’accès à la lecture. Son adhésion aurait certainement été plus porteuse et honorable que la lutte pitoyable et fielleuse à laquelle il se livre.

Certes, ce travail ne peut se faire sans des partenaires sérieux : Ainsi, La Librairie St John Perse s’est alliée à ce projet en mettant à disposition sa logistique, bon nombre d’entreprises locales s’y sont associées en offrant des dons plus souvent en nature qu’en numéraire, voir tout simplement, un peu du temps de leurs dirigeants. Les particuliers eux ont la possibilité de faire des dons de livres soit en puisant dans leur propre bibliothèque, soit en achetant un livre dans la librairie de leur choix (y compris donc la LG) afin d’offrir celui-ci aux enfants. Des auteurs et écrivains, des éditeurs ont rallié l’action.
Ainsi, une collecte gracieuse de romans, poches, dictionnaires s’est déjà effectuée et ces livres seront distribués dans les bibliothèques municipales les plus démunies ainsi que dans les BCD des établissements scolaires.

Si un projet sur le manuel scolaire a été mis en place, il a toujours été dit au sein du bureau de l’ACDC, que l’approvisionnement se ferait localement si les libraires souhaitaient participer. Que reproche aujourd’hui Max Jasor à l’Association ? De ne pas avoir reçu de bon de commande ? Et pour cause puisque aucun Libraire (y compris St John Perse) n’en a reçu et n’en recevra avant que l’ACDC n’ait fait de demande de cotation à l’ensemble des principaux libraires. Qui parle du marché juteux du livre scolaire à part Max Jasor à hauteur de 800 000€ ? Faites le calcul vous-même : 150 entreprises à en moyenne 120€ de dons est égale à 18 000€. Tel est le maigre budget qui permettra d’offrir les manuels scolaires de français aux enfants les plus démunis qui, habituellement, passent l’année scolaire complète sans manuel faute de moyens financiers. Ces achats seront complétés par les dons de livres de tout un chacun qui iront directement dans les municipalités qui se chargeront de la distribution. Objectif : 40 000 livres distribués.

Les entreprises citoyennes qui ont bien voulu œuvrer pour cette action, verront leur logo accompagner la remise des livres. Parce que c’est grâce à elles que ces enfants pourront étudier, peut-être pour la 1ère fois, sur « un livre qui sera le leur», durant cette année scolaire !
Beaucoup d’autres entreprises ont fait des promesses de dons en ce début d’année, mais l’austérité économique de ces derniers mois, n’a pas aidé.

Nous cherchons en vain où se trouve le mal, le scandale, la magouille, mais nous ne trouvons pas. Ah si, juste un libraire qui aura peur de gagner un peu moins cette rentrée parce-que certains livres auront été offerts…

La tromperie est certainement ailleurs.

{{2°/ LE « SYNDICAT » DES LIBRAIRES : UNE INCROYABLE IMPOSTURE !}}

Depuis des années et encore dans l’article publié, Max Jasor s’exprime au nom du Syndicat des Libraires. Dans cet article, il annonce même qu’il engagera une action devant les tribunaux en qualité de Président du « Syndicat » des Libraires. Ce titre honorifique qu’il s’est auto- attribué depuis des années, lui permet de mettre en avant SA Librairie et SA propre personne, allant au devant de la scène afin de signer les conventions à la Région, d’être interviewé en priorité par les médias, etc…le public associant de ce fait l’activité du livre et donc l’acte d’achat à une seule enseigne de référence : La Librairie Générale.
C’est une véritable imposture ! Le Syndicat des Libraires n’existe pas et n’a donc ni bureau, ni Président ni même d’existence ni sur le papier, ni physique. : MAX JASOR EST DONC L UNIQUE MEMBRE D UN SYNDICAT FANTÔME !

Demandez donc au « président » du « syndicat » de vous présenter le dernier PV d’assemblée générale, la liste des membres du bureau ou tout simplement le déclaration préfectorale….. Peut-être s’estime-t-il l’héritier de droit de l’association qui a existé il y a de cela une trentaine d’années, quand la profession était encore un peu soudée et que la déontologie avait encore un sens. !!!
En 2006 , nous avons souhaité avoir des précisions sur ce « syndicat », nous avons réclamé les statuts au « président » , nos demandes sont restées jusqu'à ce jour lettre morte…et c’est ce « pseudo » président », jamais élu, qui ose aujourd’hui se poser en donneur de leçons ?

{{3°/LA LIBRAIRIE GENERALE CONTRE TOUTE ACTION A BUT SOCIAL}}

Si dans son fonctionnement, la Librairie St John Perse et ses dirigeants en la personne de Pascal BARLIER notamment, se sont souvent associés ou même ont été à l’initiative, par simple conviction, d’ actions à caractère social, il est à faire un constat que ces actions sont systématiquement fustigées par la Librairie Générale, celle-ci refusant de s’éloigner de l’aspect économique de sa profession.
Pour mémoire, quelques actions dénoncées qui ont marqué cette dernière décennie :
- L’amélioration de l’accessibilité du livre scolaire à tous par sa mise en vente dans le plus grand nombre de points de vente (revendeurs, libre service, grande distribution…) La Librairie Générale a estimé qu’il n’était pas possible de « vendre le livre à côté de la morue » ; préférant couper aux revendeurs les approvisionnements en pleine rentrée scolaire. Cette opération permettait de diminuer l’effet « file d’attente » et de rupture de stocks, subit par tout un chacun à la rentrée scolaire.
- La mise en place d’un Relais Bus qui sillonne les zones rurales défavorisées, emmenant le livre dans ces milieux éloignés : Max Jasor a considéré que le Relais Bus faisait concurrence aux librairies et a mené une action contre.
- Depuis l’an dernier, la mise en place par l’Espace St John Perse en son sein, du marché du Livre d’Occasion. Ainsi, les familles ont la possibilité de vendre et d’acheter des livres d’occasion via la librairie. Cette action permet aux parents d’élèves de réaliser de substantielles économies à travers des échanges organisés. Dans l’article du 7 Mag, Max Jasor a oublié de préciser qu’il s’agissait du 1er point abordé lors de la réunion qui s’est déroulée à la Région. Il a fustigé la Librairie St John Perse sur le fait qu’elle donnait la possibilité aux familles de vendre et acheter du livre d’Occasion. « On s’était mis d’accord » a-t-il dit.

Nous pensons que c’est dans cette conviction et pleine certitude que le marché du livre scolaire appartient à la Librairie Générale, que Max Jasor agit. Pourtant, il a été démontré dans les différents modèles économiques que les situations de Monopole étaient mal saines et que seule la concurrence était bénéfique aux consommateurs.

{{4°/ LAISSEZ NOUS TRAVAILLER et OEUVRER}}

Forts de nos convictions et de la noblesse de cette action, nous continuerons à œuvrer pour la prévention de l’illettrisme. Le métier de Libraire n’est pas incompatible avec l’adhésion à de nobles causes. Quoi de plus beau de voir un enfant découvrir sa culture, se découvrir lui-même à travers la lecture. N’a-t-on pas parlé de la magie de l’écriture qui constitue une porte ouverte au monde….

_ {Myléne Barlier}
_ {Directrice de la Librairie St John Perse.}

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