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De quel droit vous permettez-vous de critiquer Barbade ?

De quel droit vous permettez-vous de critiquer Barbade ?

   Non, mais jour après jour, on voit carrément n'importe quoi dans les dernières colonies françaises d'Amérique qui semblent n'avoir guère changé, sauf de manière cosmétique, depuis que le Père LABAT les arpenta au XVIIe siècle. C'est ainsi qu'un site-web d'une des îles sur laquelle flotte fièrement le drapeau bleu-blanc-rouge et où l'on chante la Marseillaise chaque 14 juillet en place publique, s'est permis de titrer :

   "CARIFESTA : le gouvernement barbadien n'a pas assuré"

   On croit rêver ! Non, on ne rêve pas, on hallucine. Toi petit négro-français biberonné aux 40%, aux allocations-braguette et aux subventions européennes à longueur d'année, tu te permets, pire, tu te crois autorisé à donner des leçons à un pays qui, trois fois plus petit que le tien, est indépendant depuis...1956. Un pays qui se débrouille, qui se démerde plutôt par ses propres moyens depuis 51 ans ! Bouffon, va !

   Pour ceux qui l'ignoreraient, CARIFESTA est la grande fête de la culture des peuples caribéens, organisée chaque année par un pays caribéen différent. Une sorte d'hymne à la Caribéanité en quelque sorte. Inutile de dire que rassembler tout ce monde ne coûte pas deux sous, surtout quand, comme c'est le cas de Barbade, on vient de sortir d'une année de commémorations des célébrations du 50è anniversaire de l'indépendance (commémorations au cours desquelles on n'a vu aucun soi-disant indépendantiste des dernières colonies françaises pointer son nez !) et surtout du cyclone HARVEY qui a inondé une bonne partie de cette île plate comme une galette.

   Donc nos négro-français se plaignent d'abord que leur avion a été retardé. Comme si le gouvernement barbadien était responsable des caprices de la nature ! Ensuite ils se plaignent qu'arrivés à minuit, ils n'aient pas pu trouver à manger dans "le palace" (sic) dans lequel ils ont été hébergés. Sans blague ! Parce qu'à cette heure-là, on trouve encore quelqu'un pour vous servir un repas dans un des nombreux 5 étoiles des "Isles françoises de l'Amérique" (Père LABAT) ? S'il n'y a pas une roulotte à "bokit" dans les parages, le touriste crèvera de faim. Voici la vérité ! Mais le plus hallucinant est à venir lorsque ledit article évoque la grève des services publics qui a secoué le pays il y a quelques mois à cause de l'augmentation de la taxe sur les produits importés. D'abord, bouffon, cette grève n'a duré un mois entier comme dans vos îles françaises parce qu'à Barbade, il n'y a aucun Papa Blanc pour vous garantir à bouffer ni de Maman l'Europe pour vous caresser dans le sens du poil. Ensuite, quand vous ajoutez dans l'article qu'à Barbade, 70% des biens sont importés, dans vos îles bleu-blanc-rouge, c'est carrément 90%. Alors bouclez-la !

   Barbade mérite le respect, même si évidemment tout n'y est pas rose, et ce pays ainsi que son gouvernement n'ont aucune leçon à recevoir de petits négro-français qui ne possèdent même pas la peau de leurs fesses et qui pourtant font les arrogants dans la Caraïbe grâce à l'argent du Papa Blanc.

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