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CRONIQUE DE LA LAGUNE XII : FLAQUES DE LA SAISON DES PLUIES 3

                                   La plus grande catastrophe fut la sortie au jardin de Bingerville à quelques kilomètres d’Abidjan. Mes amis, inquiets de voir poindre un début de colère dans mes pérégrinations ivoiriennes, m’ont conseillé d’aller à Bassam, les plages et les maquis où transitent les touristes et d’aller voir le jardin botanique de Bingerville. M’en fous de la plage ! Nous quittons Abidjan, les banlieues défilent, crasseuses, un semblant d’autoroute, des barrages de militaires où l’on prend le permis de mon chauffeur ! Sympathique pays de liberté dans les déplacements ! Enfin nous arrivons après quelques paysages tropicaux sans saveur dans la commune de Bingerville. Je salive d’avance des charmes et des couleurs de la flore tropicale, des raretés sans doute, on verra ! Au fond, je suis calme ! C’est écrit en grand : Jardin botanique de Bingerville. Nous prenons l’allée centrale de ce qui ressemble à un enclos. De beaux arbres séculaires ! J’attends ! A gauche, à droite, un espace envahi par des herbes de Guinée, des pennnisetum  vulgaires, qu’on trouve partout sous les tropiques, qu’il manque plus que deux zébus pour faire une mauvaise savane antillaise ! Je deviens sombre ! Nous roulons ! Maussade et pire ! Toujours la savane ! Après dix minutes de cahots, je demande au taxi : « Où est-il le jardin botanique ? Ben, c’est un peu abandonné, Patron, Houphouët, il avait le temps pour çà ! »

                                   Là, je ne me retiens plus. J’éructe, je me sens prêt à d’inouïs scandales à la Présidence ! Que l’Afrique, la Côte d'ivoire, soit un merdier sans nom, je m’en fous, que les peuplades soient dans la dèche et de plus en plus, je m’en fous, qu’il y ait plus de civilités ni de civilisation perceptibles, je m’en fous, que je perds mon temps chez ces zouaves et aussi beaucoup d’argent, je m’en fous ! Mais qu’on ait laissé à la dérive le jardin botanique d’Houphouët, c’est inadmissible ! Car, c’est délicat un jardin botanique, çà s’entretient plus qu’une femme, çà demande beaucoup d’amour et il n’y a que les grands hommes qui peuvent offrir çà au peuple, un jardin botanique, gorgé de raretés, d’espèces acclimatées, par le temps et des soins quotidiens. Je suis noir de colère, j’enfume le taxi, cigarettes l’une après l’autre. « Retour immédiat  ! » Je hurle. Je vais lui toucher deux mots moi à ce Gbagbo, qu’il peut faire ce qu’il veut et penser aussi ce qui lui chante, affamer son peuple si çà lui dit et tremper dans tout ce qui l’intéresse, dégommer des journalistes qui ne se mêlaient pas de leurs affaires, je m’en fous, mais il ne fallait pas laisser à l’abandon le jardin d’Houphouët. Là c’est un crime !

                                   Je crayonne rapidement une lettre de menaces, que je ne remettrai les pieds en Côte d'ivoire que lorsque Félix Houphouët-Boigny en personne reprendra le pouvoir, mort ou vif, empaillé s’il le faut, momifié, pourquoi pas, et seulement s’il me demande céans de venir restaurer son jardin botanique ! Je laisse çà au planton de la Présidence, au Plateau qui s’interroge sur mes rougeurs colériques, moi si calme au poste de garde d’ordinaire ! Et que je n’attends rien sauf d’être décoré par icelui de l’ordre de l'éléphant blanc pour ce travail si méticuleux qui n’intéresse plus personne, semble-t-il ! Non, je déconne là, un grand soupir a suffit et nous sommes rentrés.

                                   Awa a des doigts de fée ! Je sais qu’elle ne regarde que les photos des magazines que je lui apporte. Mais elle sait coudre, elle a le sens des couleurs, des tissus, elle crée chaque robe qu’elle porte et moi je sais d’avance les regards qui se porteront sur elle. Elle pourrait être sans difficulté styliste, tout est visuel chez elle. Elle ignore son talent et l’argent aussi. Elle n’a jamais rêvé de la France, d’ailleurs elle ne sait pas où la situer. Elle m’a laissé faire mes élucubrations africaines, mes tentatives diplomatiques et mes commerces, sans juger, bien plus sage que moi en réalité. Elle appartient à une autre Afrique, celle de ceux qui ne parlent pas, ne demandent rien, qu’on ne rencontre jamais, peut-être, la seule Afrique qui mérite d’être rencontrée, la plus vraie, la plus secrète, hélas. Je vais l’exfiltrer malgré mon refus de l’immigration pour préserver les racines, puisque je la dois au Louvre. Je veux aussi la tirer de cette pétaudière où elle s’en tire, je le sais, mieux que moi d’ailleurs mais je la veux chez moi, vestale et statue antique, son petit cul désinvolte, ses gamineries et ses bouderies. Elle est touchante Awa. D’emblée, elle a aimé Jacques Brel et Barbara. Elle a écouté seule tous les coffrets, les paroles de Brel. Elle passe en boucle les mariniers où il est question d’écluses qu’elle ne doit pas trop savoir ce que c’est. Elle a la nostalgie du plat pays, elle qui n’a pas quitté Petit Bassam de sa vie sauf pour aller au campement, soit dans son village, en brousse. Elle parle aussi plusieurs langues, le baoulé, l’ashanti, le bété, le dioula et un français sommaire. Elle parle un peu le nouchi, « le français  terre à terre, pas bien élevé ». C’est le paradis des linguistes, ici, même leur français, dans leurs rapports quotidiens est d’emblée imagé ! Je ne sais pas si elle sait écrire. A quoi bon ! Je suis là pour les écrire, tout seul, mes conneries !

                                   Revenons à mon inspection ! Ma journée d’apocalypse ! Arrive enfin l’escroc-chef, le général voyou, qui se présente Commandant Prignon ! Ici on débute tous colonel, on aime les titres, les distinctions, se donner du Votre Excellence, qu’il y a pas grand-chose d’excellent dans cette voyoucratie. Lui se prévaut stagiaire à l’ENA, d’un troisième cycle à la Sorbonne ! Je le vois venir de loin. Il calme mes doutes d’un « il ne faut pas faire d’amalgame ! » A ces simples mots, méfiez-vous, vous avez devant vous la pire espèce d’escroc !  Alors on brise les scellés, que je sais qu’ils ne servent à rien depuis longtemps les scellés. Nous sommes dans un grand hangar ouvert, sur le port. Çà grouille de nègres désœuvrés. Le déluge qui s’abat donne le ton de la matinée. Une imprimante dégringole ! « C’est rien, Patron, c’est pas cassé ! » Une de moins à vendre, je me dis, soulagé !

                                   Alors ils ont sorti une cinquantaine d’écrans, en formant une chaîne. L’inspecteur-chef les a regardés, et comptés au moins trois fois. Et puis tout a été remballé dans le container. Tout çà n’a duré que 45 minutes. Mais il a fallu payer l’inspection. Par de savants calculs, défiant les lois de la statistique occidentale, après de longues palabres avec le sorbonnard, il a été établi un descriptif, rigoureux du contenu de mon container, au nombre près d’unités centrales, d’écrans, d’imprimantes, de scanners. Costaud, la mathématique ivoirienne. Inévitablement, un excédent non déclaré fut établi, lequel entraînait des poursuites. Et la demande immédiate du Commandant Prignon de 300 000 francs. Je les lui ai donnés. Puis cette phrase admirable : « la douane ne fait pas de reçu. »

                                   Alors là, j’explose, je ne me contiens plus, je n’en peux plus ! Je m’échauffe et je lance à ce Commandant de mes deux : « Faquin, fendez-vous, je tire ma rapière ! » Coup d’œil à gauche ! Coup d’œil à droite ! Un pas en arrière ! Je me signe ! « Morbleu, je suis fait ! » pensai-je un instant ! « Partout des nègres ! » Connaissez-vous cette sueur dans le creux de l’échine, d’avoir franchi les lignes ennemies, d’être encerclés, perdus ? Panique générale ! Je revisite le concept de négritude et je lance, faraud, à la Césaire : « Blanc je suis, blanc je resterai ! » Ils éclatent de rire, dévoilant leur denture où je ne vois que des canines !

                                   Alors je bats la retraite, désabusé et penaud. Je vais m’asseoir contre un pilier. Il tombe toujours des hallebardes. Un port, des docks, des grues, des containers à l’infini, sous une pluie battante, la grisaille et des nègres désœuvrés. Je ne pense plus à rien. A quoi bon ! Un grand échalas, vêtu d’une sorte de ciré jaune, s’approche de moi, un docker. « Patron, qu’est ce que tu me donnes pour le travail ? » Je le regarde, bien dans les yeux et, dans un soupir, je lui lâche : « ma bénédiction ! ». Passée la naturelle ponction, le Commandant Prignon, sans me laisser de répit, revient à la charge, vers moi, avec amitié, toujours onctueux. Ce malheureux excédent impose aux vertueuses douanes de se retourner contre mon vertueux transitaire, le très puissant SAGA-SDV de Vincent Bolloré, l’africain. Et très probablement SAGA se retournera contre moi. Il me propose, fraternel, d’arranger la chose en lui versant 500 000 francs. Il me prend réellement pour un con. Je lui promets de revenir avec la somme. Il m’a poursuivi pendant quelques jours au téléphone pour savoir si j’avais réuni de quoi me sauver de l’impitoyable SAGA. Puis quelques temps après, le brillant et intègre douanier diplômé a dû recracher les 300 000 francs aux gendarmes de la Brigade de Recherches du Plateau qui me les ont remis. Mais il court toujours et fera sans aucun doute une brillante carrière, bardé de diplômes imaginaires et d’un appétit insatiable.

                                   Ahmed, c’est mon sherpa, je l’ai dit. Avec lui nous avons gravi quelques Everest du mensonge et des Golgothas de la filouterie. Son vrai nom Amado Koanda,  37 ans, origine mossi, Burkina faso anciennement Haute Volta. A lui seul, Ahmed, il rachète l’Afrique. Sans lui, je devenais franco-colombien, pour que quelqu’un s’intéresse à mon sort. Sans lui, je plantai mon container au milieu du port et je prenais l’avion. Ce fut notre challenge, un bon mois, extraire ce maudit container du port. Calme, réservé, intelligent, il vient à mon secours quand il sent poindre l’embrouille. Il voit tout, retient les faits et les mots de chacun. Il analyse, avec un raisonnement impitoyable les situations. Il prend le relais quand je déclenche vers les 16 heures des colères homériques et des imprécations. Quand il est écœuré Ahmed c’est que çà va très mal pour moi. Il est depuis longtemps de toutes mes affaires et quand çà se complique, je le laisse faire. Il calme tout le monde en parlant peu. On sait que je ne suis pas seul. J’ai appris par hasard qu’il était musulman, quand je l’ai invité à un repas de charcuterie et aussi par hasard qu’il avait femme et trois filles en bas âge. Il ne m’a jamais rien demandé Ahmed. Il aura tout, mon amitié et des bricoles pour s’en sortir. Il était bouquiniste avant que la Présidence ne rase son quartier au prétexte d’être peuplé d’un noyau d’opposants trop proches des bâtiments officiels. Je ne sais de quoi il vit. Parle peu, Ahmed.  Musulman et un père aimant, je l’ai vu.

                                   Les burkinabés ivoiriens s’imposent des prudences dans ce pays aujourd’hui. On verra pourquoi. Mais c’est de la bonne graine. J’en connais plusieurs, de vrais hommes, simples, solides dans leur jugement. Ils m’ont proposé une grande virée en bus par le Ghana, le Mali, le Burkina et le Niger. Ils ont raison, je reviendrai à Abidjan, pour prendre le bus. Je ne veux pas les décevoir mais je n’y remettrai jamais les pieds dans ce putain de pays.

                                   Ahmed s’occupe d’autres intérêts pour moi. Il me porte des éditions épuisées, sur l’art africain, les arts premiers, le mémorial de la Côte d’Ivoire, le mémorial de l’Afrique, un atlas historique de l’Afrique. Je feuillette et je vous dirai tout dans quelques mois sur le commerce d’avant le chameau, la réelle traite négrière que c’est le Golfe de Guinée qui a morflé bien plus que l’île de Gorée, et beaucoup d’autres choses. Ce sont de vieux livres qui appartenaient au vieux Touré, écrits par des anglais, le plus souvent, livres rescapés et introuvables. C’est un gars du nord, Ahmed, c’est un peu pareil que chez nous, les gens du Nord, point de méfiance d’ordinaire. Et ils ne se plaignent pas, ne rêvent pas de ce lupanar qu’est Abidjan, ni de la France et de ses trompeuses splendeurs. Eux ils constatent aussi que le pays va mal et qu’en 10 ans çà a dégringolé. Eux, ils sont les premiers touchés. Pour un peu, ils rentreraient au pays. Mais pas de critique ouverte, ils ont aussi une conscience, ceux-là, des prudences surtout. Ahmed n’a peur de rien et reste de marbre, un sang-froid que je lui envie. Mais c'est un homme droit par son éducation, en brousse, et qui a passé sa vie à se battre seul.

                                   Un jour un libanais débarque à l’entrepôt et çà commence à se traiter de voyou, de mafieux, qu’ils s’aiment entre Libanais et Africains. Puis apparaît pour calmer les esprits, un croisé qui a fondé Saint Jean d’Acre, moi-même ! Il a fondu le phénicien de Byblos, s’est rapetissé à ma vue, le brigand. Puis je lui ai asséné quelques noms Wallid Jumblat, Béchir et Amine Gemayel, Aoun, beaucoup d’autres, le bourbier de Beyrouth, les attentats qui ont touché les grandes familles, les déferlantes syriennes, Sabra et Chatila, à la machette, que j’en sais presque plus que lui vu que je m’y suis particulièrement intéressé au Liban, autrefois. Je dois les aimer, moi, les merdiers. Il est devenu tout sucre, m’a parlé de son métier, démineur dans l’armée, que les israéliens n’ont pas semé des petits pois au Liban. Il m’a parlé du Hezbollah, les soldats qui font peur à Tsahal. Ils sont entraînés par les russes, que çà rigole pas, surentraînés et surarmés par les amis arabes. « Mais le point névralgique du Liban c’est la Syrie », me dit-il. Tout part de là. Qu’il suffirait d’envahir la Syrie pour avoirs tous les plans du Hezbollah. Allez savoir la vérité, le libanais est menteur. Il est fourbe et craint ici. Il n’a que mépris pour le nègre, il tient l’argent, les grande surfaces, le groupe Hayat, ailleurs c’est Hayot.

                                   Récemment, un libanais, rue 12, à Treichville a tiré sur quelques jeunes nègres au motif de travail de carrelage mal fait. Les rumeurs courent vite ici. On a vu déferler des hordes de voyous venant d’Abobo, d’Adjamé, pour tout casser et tant pis si on cassait aussi du français. Tout les libanais ont fermé boutique. Pour calmer les esprits, le soir naturellement, on a vu, sur télé-Gbagbo, un jeune, filmé, que la balle aurait égratigné, des officiels de la police et le célèbre Blégodé, leader charismatique de la jeunesse, des patriotes, porte-parole officieux de Laurent Gbagbo qui reste au-dessus de la mêlée ou de la mélasse. Le libanais, on ne l’a pas vu mais il était, parait-il, aux arrêts. Une semaine après on apprend qu’un des jeunes, un jeune guinéen, a défunté et que la télévision a filmé quelqu’un d’autre, l’égratigné. Les libanais ferment à nouveau leurs devantures. Le meurtrier court toujours mais qui croire ? On parle de justice achetée, on parle beaucoup dans la rue ! Qu’ils n’ont pas une confiance aveugle dans leurs institutions ! Alors on s’énerve vite et on casse vite. Il n’y a plus de nation ivoirienne mais une mosaïque de nationalités et d’ethnies, prêtes à se taper sur la gueule. Çà, c’est le grand œuvre de Gbagbo.  On en reparlera.

                                   Bientôt, ce sera la fête de l’indépendance, le 7 août, que tous les voyous d’Abobo ou d’Adjamé vont monter sur Abidjan, pour chaparder comme tous les ans dans l’euphorie de la commémoration. Tout est prétexte à voler. Ce sera aussi le prétexte à des démonstrations de la part des autorités de la grandeur du pays depuis l’indépendance. Seulement, ces cons, la nomenklatura, et les gradés, en uniforme et décorés, ils n’ont pas compris qu’il leur faudra 50 ans de plus pour l’avoir, la vraie indépendance. Celle qui s’établit dans les esprits, la seule. Ah, elle peut rire la France, l’économie lui appartient, elle décide en dessous les affaires politiques, intervient militairement quand çà ne lui plait pas ce qui se passe. Et il faut les voir parader et rêver finalement quelques heures de cette chère liberté acquise, voir tous ceux qui ne sont pas pourtant dupes, pour quelques heures quitter leurs livrées de laquais et parader.

                                   Césaire a eu mille fois raison de la départementaliser son île. Coloniser pour coloniser, mieux vaut que ce soit au grand jour. Au fond aux Antilles, la France doit les aligner les fifrelins, pour payer les dépenses de santé, les infrastructures, l’éducation des jeunes antillais, qu’il en sort de temps en temps quelques uns qui sont instruits. Et ces cons de français, ils oublient que l’instruction çà engendre des libres-penseurs, que çà leur tombera un jour sur le coin de la gueule, les libres-penseurs. Et puis ce n’est pas plus mal de la faire payer la France. Elle est insolvable pour ses dettes morales. Je serais antillais je piquerai encore plus dans la caisse, sans la moindre gêne. Mais bon là-bas il y a d’autres problèmes. Faut virer les blancs profiteurs et d’autres petites choses. Il y en a, de toute façon, assez d’instruits là-bas pour réfléchir et décider quand et surtout comment on la baisera en douceur la France, le bon moment pour la foutre dehors, poliment et gentiment. Peut-être dans 50 ans aussi. Mais pas pour ce merdier qu’est l’Afrique ! Il fallait les garder les colonies et changer les esprits, et peu à peu les responsabilités, les pouvoirs, en douceur. Et aujourd’hui, on n’en serait pas là. Il eût peut-être fallu 50 ans de pédagogie et de désintéressement, avant de se retirer ou de faire semblant de se retirer, quelque chose d’élégant en somme qui finalement nous aurait donné un peu de fierté. Car à voir ce que l’on voit ici, il y a de la honte à y avoir mis un jour les pieds, de la honte à voir comment on n’est jamais parti. Pas pour le racisme voire pour l’esclavage, on s’en branle ici, mais pour leur avoir inculqué, patiemment, la soumission et pire la bassesse ! Et de façon plus simple, pour avoir omis pendant la colonisation et après l'indépendance, qu'ils s'agissait d'êtres humains. Les grecs sont sans doute les seuls à avoir su coloniser. Ils avaient fondé des comptoirs et des cités, apporté leur pensée, la philosophie et repartaient. Tout au plus ils commerçaient.

                                   Il faudrait rétablir la colonisation, coûte que coûte, en finir avec l’hypocrisie des indépendances trompeuses face aux pillages réels, rétablir les généraux en brigadiers, chicoter le peuple et virer tous les empereurs dérisoires. Leur apporter le progrès certes et la pensée, la liberté au mitan de la tête, leur reconnaître, à contre-cœur, que ce sont des êtres humains. A coup de pieds au cul, on leur fera comprendre la négritude qui eut tant d'exégètes et dont on se targue ! Ou alors je ne sais quoi mais la liberté et la pensée, ce ne serait pas si mal.

                                   Car la négritude n’a pas été inventée pour les nègres, eux s’en tapent complètement. Les blancs aussi d’ailleurs s'en tapent derrière d'hypocrites hommages. Çà ne m’étonnerait pas que ce soit des poètes qui l’aient inventée, cette fameuse négritude. Il faudra que je vérifie.

Photo : Amado Koanda, dit Ahmed, sherpa mossi, ivoirien originaire de Haute Volta

Commentaires

alcide | 18/01/2010 - 01:13 :
Bien placé! mdr!

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