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CHLORDECONE : LA COMMISSION PARLEMENTAIRE LETCHIMY DEBARQUE AUX ANTILLES

CHLORDECONE : LA COMMISSION PARLEMENTAIRE LETCHIMY DEBARQUE AUX ANTILLES

   12 ans après que l'empoisonnement de la Martinique et de la Guadeloupe ont été dénoncés par L. BOUTRIN et R. CONFIANT dans leur ouvrage "Chronique d'un empoisonnement annoncé" (2007), voici qu'une commission d'enquête parlementaire débarque aux Antilles.

    Et qui la préside ?
   Celui qui en 2007 avait nié l'existence du problème à savoir Serge LETCHIMY, maire à l'époque de Fort-de-France, lequel avait hâtivement rassemblé les revendeuses des différents marchés de la ville dans une association appelée "Machann Foyal" qui avait défilé dans les rues en conspuant les deux écologistes. Ces derniers furent alors accusés de leur "retirer le pain de la bouche" parce qu'ils pointaient du doigt la contamination des légumes-racines par le chlordécone.
   Mais dès 2008, il ne fut plus possible de nier la catastrophe, les médias hexagonaux s'étant emparés de l'affaire. 12 ans après l'Assemblée nationale française se réveille en nous envoyant une commission d'enquête parlementaire. Il vaut mieux tard que jamais, n'est-ce pas ? Cette commission d'enquête parlementaire aura pour mission d'auditionner les uns et les autres, les parties prenantes du dossier, or :
   QUID DE L’AUDITION des auteurs du livre CHRONIQUE D’UN EMPOISONNEMENT ANNONCÉ, ceux-là mêmes qui en 2007 ont dénoncé le SCANDALE DU CHLORDECONE AUX ANTILLES ?
   Visiblement. après avoir pillé le travail de ces deux auteurs (notamment leur deuxième livre, publié également en 2007 : Chlordécone : 12 mesures pour sortir de la crise), le reprenant allègrement dans son rapport parlementaire, le député LETCHIMY poursuit son opération de vèglaj politique en évitant R. CONFIANT et LOUIS BOUTRIN, ce dernier étant à l’origine de la mise en place du LABEL ZÉRO CHLORDECONE réclamé depuis ... 2007 !
   Décidément, Serge LETCHIMY révèle de jour en jour son étroitesse d’esprit face à un drame qui frappe l’ensemble de la population. Il vient aujourd'hui en grand sauveur du peuple alors que pendant 12 ans, il s'est tu, son parti, le PPM, et lui, sur la question du chlordécone. Gageons que de cette commission parlementaire ne sortira qu'un rapport qui ne fera que répéter ce qui a déjà été dit et répété durant ces douze années.
   Les empoisonneurs békés peuvent dormir tranquilles. Les 8.000 ouvriers agricoles nègres qui ont été inconsidérément exposés à ce dangereux pesticide, peuvent crever tranquilles aussi. Quant à la population, qui a bu une eau gorgée de chlordécone pendant plus de 30 ans et mangé des légumes-racine contaminés, elle n'a plus qu'à s'en remettre au Bon Dieu...
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