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Avant le Coronavirus, le président chinois qualifiait les Musulmans de « virus » à mettre « en quarantaine »

Par Imane Farah
Avant le Coronavirus, le président chinois qualifiait les Musulmans de « virus » à mettre « en quarantaine »

Des documents révélés par le New York Times apportent la preuve de l’implication du président chinois dans la détention massive de l’ethnie musulmane ouïghoure. Le président communiste Xi Jinping  avait alors considéré les musulmans de « virus de l’extrémisme religieux » qu’il fallait mettre en « quarantaine avant que la maladie ne se répande.»

Même l’univers paranoïaque et hypercontrôlé du Parti communiste chinois n’est pas à l’abri d’une trahison. Les documents fournis au New York Times par un lanceur d’alerte chinois, et mis en ligne par le quotidien américain, apportent de nouvelles preuves de l’immense campagne de détention et de persécution des ethnies musulmanes du Xinjiang, une province de l’ouest de la Chine, rapporte Prison Insider.

On estime qu’entre 1 et 3 millions de Ouïghours sont passés par les camps, ou s’y trouvent encore, victimes de lavage de cerveau, de punitions, de travail forcé. Pékin a nié leur existence avant de les baptiser “centres de formation professionnelle”.

Dans les documents qui ont fuité, Xi Jinping ne donne pas expressément l’ordre d’enfermer à grande échelle la population. Mais il approuve l’intensification des programmes d’endoctrinement dans et hors des prisons : “Il faut que les criminels soient rééduqués et transformés. Et même après leur libération, leur éducation et leur transformation doivent continuer.”

“Virus de l’extrémisme religieux”

Pour mener à bien cette répression impitoyable, la propagande est un outil crucial. Un guide donne aux fonctionnaires les réponses à donner aux étudiants ouïghours qui, en rentrant chez eux pour les vacances, découvrent que leur famille, grands-parents compris, a disparu : “Quel que soit l’âge, tous ceux qui ont été infectés par le virus de l’extrémisme religieux doivent être soignés et mis en quarantaine avant que la maladie ne se répande. […] Vous devez être reconnaissants aux autorités d’avoir éloigné vos proches.”

Sous prétexte de neutraliser une frange d’extrémistes islamistes, le président chinois Xi Jinping pose les bases du contrôle de tout un peuple : «Pour assurer la stabilité dans le Xinjiang, il faut une vaste campagne de surveillance et de collecte de renseignements pour éliminer la résistance dans la société ouïghoure.»

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