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78 ENSEIGNANTS ET ADMINISTRATIFS DENONCENT LES PRATIQUES DE LA GOUVERNANCE DE L'UNIVERSITE DES ANTILLES

78 ENSEIGNANTS ET ADMINISTRATIFS DENONCENT LES PRATIQUES DE LA GOUVERNANCE DE L'UNIVERSITE DES ANTILLES

     Oui, 78 et non...54, comme l'a déclaré E. JANKY, président de l'université, à FRANCE-ANTILLES Guadeloupe.

   Et 78 enseignants et administratifs des 2 pôles que compte l'Université des Antilles : le Pôle Guadeloupe et le Pôle Martinique. C'est la toute première fois, depuis l'élection d'E. JANKY, qu'une déclaration commune émane des deux pôles. Cela réduit à néant le discours de la gouvernance selon lequel ce seraient des Martiniquais qui refusent de collaborer ! En fait, la grogne est toute aussi forte sur le Pôle Guadeloupe, mais avait tardé à se manifester.  

    Car, en réalité, ce sont près de 100 personnels qui contestent l'actuelle gouvernance puisque, par exemple, les créolistes (R. Confiant, G. L'Etang etc.) n'ont pas signé la lettre que l'on découvrira plus bas. Leur combat contre la gouvernance et surtout ses sbires martiniquais, localisés pour la plupart à la Faculté des Lettres et Sciences humaines, est bien plus ancien que celui des 78 d'aujourd'hui. Rappelons qu'ils s'étaient déjà opposés, il y a deux ans, à la fameuse "politique d'apaisement" que voulait mettre en place la gouvernance en faveur des trois chefs mafieux de l'ex-CEREGMIA (révoqués à vie de la fonction publique depuis). Rappelons aussi qu'ils furent les premiers à s'opposer au macoutisme régnant au sein de la Faculté des Lettres et Sciences humaines et au fait que des individus, qui se prennent pour des commandeurs d'Habitation, veulent y régner en maitre. Rappelons enfin que ceux que la gouvernance appelle "le clan MENCE-CASTER" (ce qui n'a aucun sens puisque dans le combat contre l'ex-CEREGMIA, il n'y a eu que deux camps : celui de la Justice et celui de la Mafia) se sont très tôt élevés contre la répartition budgétaire inique entre les deux pôles de l'université, cela au profit du Pôle Guadeloupe.

   Si l'on ajoute donc aux 78 signataires d'aujourd'hui, les tout premiers contestataires de la gouvernance, contestataires lesquels n'ont jamais levé le pied, on en arrive bel et bien à une centaine de personnels qui désapprouvent la politique menée par celle-ci. Le Ministère de l'Enseignement Supérieur continuera-t-il à faire la sourde oreille ? Les élus politiques martiniquais et guadeloupéens pourront-ils faire semblant de ne rien voir et de ne rien entendre ? Surtout les élus martiniquais !...

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