José Le Moigne
Articles de cet auteur
vendredi 9 octobre 2009
Octobre
En écho breton à Hector Poulet
Mener ma route
par delà le silence
oppressant des lilas
au plus serré de la tourmente
quand la pluie montre du doigt
les talus égrenés
où la fougère essaime
le passé composé
des anciennes grammaires
José Le Moigne
Plourarc’h
4 octobre (...)
jeudi 2 juillet 2009
PETITS CROQUIS CRÉOLES
....
Masques
Ce que je cherche à dire
dans cette mélopée
autrefois murmurée auprès de la rivière
et qui hurle aujourd’hui
dans mes os fatigués
n’est - ce pas le regret
de mes masques de guerre
23 juin 09
José Le Moigne
Le griot
Pour Pape Cissoko
Au solstice d’été
sur mon théâtre d’ombre (...)
mardi 19 mai 2009
LES NAUFRAGÉS DU COLOMBIE
....
Longtemps je me suis demandé, alors même qu’un trop plein de souffrance la poussait à me faire des confidences trop lourdes pour mon âge, pourquoi Man Anna ne me parlait jamais du Colombie et de notre traversée qu’avec ellipses et sans beaucoup d’acrimonie. Tout de même, dix jours à errer comme (...)
mardi 7 avril 2009
Deux poèmes
"FORT-DE-FRANCE" dédié à Lisa DAVID suivi de "LA ROUTE DE LA TRACE"
Fort de France
Pour Lisa David
De la pointe des nègres
Jusqu’aux racines du volcan
Ma ville
Lassé de se soumettre
À l’impatience des oblats
Affiche sa colère
José Le Moigne
28 mars 2009
LA ROUTE DE LA TRACE
Au détour d’un virage
dans l’enchevêtrement invraisemblable
des arbres (...)
mardi 17 mars 2009
RETOUR VERS LA CALE
Quelques éclisses
de fromager
dans mes valises
depuis la nuit des temps
Étrange paradoxe
d’avoir couru après la vie
dans le bruissement des chaînes
et le silence des cyprès
Le désir m’a quitté
de chercher dans la nuit
le reflet incertain
d’une lanterne sourde (...)
dimanche 8 février 2009
ENVERS ET CONTRE TOUT
Comme tous les Martiniquais je me sens insulté par le reportage sur les békés de la Martinique. Alors, comme chacun se sert de ses armes j’ai écris ce poème qui montre que même sous les chaînes nous ne baissions pas les bras. Cela reste valable.
José Le Moigne
Combien
ENVERS ET CONTRE TOUT
la vie (...)
mardi 3 février 2009
MONTFAUCON
Par José Le Moigne
J’ai 65 ans aujourd’hui et comme tous les matins, tragique rémanence de mon passé d’esclave, je me suis réveillé hanté par le gibet de Montfaucon. Corps en guenilles livrés à la morsure du vent, du froid et de la canicule, à la voracité des corbeaux, des corneilles, et même à celle des goélands qui (...)
samedi 25 octobre 2008
ROULEZ TAM-TAMS
En 1969, en pays de Bretagne où je vivais, ma culture créole était loin d’être faite. Chamoiseau courait encore sur son chemin d’école, Confiant patrouillait dans ses ravines du devant jour, et la Lézarde de Glissant méandrait dans la mangrove du Lamentin. Restait Césaire dont ma mère me parlait depuis (...)
lundi 22 septembre 2008
ÊTRE NÈGRE
Pour Raphaël Confiant
Et maintenant
je dis que je suis nègre
non pas noir
non pas homme de couleur
mais nègre du sang pulsant dans mes artères
oh cruauté des cordages
ondulant sous ma peau
maintenant je dis que je suis nègre
de mes cheveux anciennement corbeau de kouli malabar
de (...)
mercredi 20 août 2008
VEILLEE CREOLE (Pour Man Anna)
Répondeurs ! Répondez !
Le maître de la parole
Il n’est bruit que de sang
le cri noir désunit
d’étincelants miroirs
Les assistants
Je la vois regardant
s’époumoner les jours
dans un rêve de suie
Le maître de la parole
La pluie s’ébroue
sur son corps aveuglé
elle ferme le (...)
vendredi 25 avril 2008
RENCONTRE AVEC AIMÉ CÉSAIRE
Inutile de présenter Aimé Césaire, 93 ans, père du concept de la négritude, député-maire de Fort-de-France pendant un demi-siècle, rapporteur de la loi qui fit, en 1946, des vieilles colonies - Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion - des départements français de plein droit. Au sortir de la guerre (...)
jeudi 11 octobre 2007
SS COLOMBIE
Par José Le Moigne
Lorsque j’étais enfant, quand notre institutrice, Madame Aristarque de charmante mémoire, lançait une séance de dessin libre, alors que mes camarades esquissait des maisons où des silhouettes filiformes de papa-maman tenant chacun par une main un gamin ressemblant lui aussi, avec sa grosse tête et (...)

















