« ASE PLERE ANNOU LITE »

A LA CROISEE DES CHEMINS

Regard sur une composante du mouvement anticolonialiste martiniquais

jeudi 14 juin 2012
 la rédaction de Montray Kreyol

CHAPITRE IV

CHAPITRE IV

REGARD SUR LE MOUVEMENT ANTICOLONIALISTE

 

A) UNE SITUATION PARADOXALE

Le moins que l'on puisse dire, c'est que des pas de géant ont été accomplis dans la lutte anticolonialiste en Martinique.

- En 1963, des membres de l'Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste Martiniquaise (OJAM) étaient incarcérés et trainés devant les tribunaux, accusés de «séparatisme» pour avoir publié un Manifeste intitulé « La Martinique au Martiniquais ». Les rares militants qui osaient se déclarer indépendantistes en public pouvaient être agressés par la population. En 2004, l'alliance des indépendantistes du MIM et du CNCP gagnait la majorité au Conseil Régional avec 75.000 voix!

- Dans les années 60, Le journal du Parti Communiste Martiniquais, « JUSTICE » était régulièrement saisi, parfois même avant la fin de son impression. Aujourd'hui, le gouvernement français ne peut empêcher qu'une dizaine de titres et que des radios alternatives vulgarisent le message anticolonialiste.

- Les organisations de masse impulsées par des militants anticolonialistes sont désormais incontournables: Pour l'essentiel, les centrales syndicales (CSTM, CDMT, CGTM, UGTM,...), l'organisation majoritaire des Parents d'élèves (UPEM), la principale organisation écologique (ASSAUPAMAR), l'Union des femmes de Martinique (UFM) sont animées par des militants anticolonialistes.

- Sur le front culturel, des pas de géant ont été accomplis : le respect de la langue créole et du bèlè s'est imposé; l'image de soi et de son environnement s'est largement revalorisée, favorisant en conséquence le développement de revendications identitaires plus générales.

Cependant, dans le même temps, on a assisté à l'intensification de la destruction du tissu économique local. La pensée unique sécrétée par les tenants de la globalisation s'est infiltrée à tous les niveaux. (Conception de l'économie, de la démocratie, aliénation culturelle).

Malgré les progrès de la conscience nationale, persiste la peur de « perdre les avantages acquis » (en réalité des droits conquis de haute lutte). La majorité de la population, conditionnée par une large fraction de la classe politique, reste persuadée que « L'appartenance à la République française » garantit le maintien des prestations sociales. Même « le parti de Césaire » , le PPM, qui se revendique de l'anticolonialisme mène fortement campagne sur ce thème et pointe le doigt sur les indépendantistes, les accusant de mettre celles-ci en danger. De plus, effets pervers de la crise, les transferts sociaux - quoiqu'en diminution - contribuent, davantage encore, à la survie des couches populaires alors que, dans un contexte on les activités économiques domestiques qui servent d'appoint sont de plus en plus criminalisées par le système dominant.

Mais, en tout état de cause, comme nous l'évoquions dès les premières phrases de ce texte, le système est en fin de course. On sait que, pour tenter de juguler la crise financière qui le désagrège, les classes dominantes intensifient une politique néolibérale barbare dont l'impact sur les peuples est dévastateur (Désengagement de l'Etat, ponction accrue sur a les ménages », etc.) Dans notre pays colonisé, cela conduit immanquablement à un réveil très douloureux de ceux-qui se faisaient des illusions sur la générosité de la a mère patrie » . Ainsi, inexorablement, les conditions objectives et subjectives se réunissent pour que le peuple Martiniquais fasse, une nouvelle fois, irruption sur la scène de son histoire. La grande grève de Février mars 2009 en est un avant-goût.

 

B/ LES ANTICOLONIALISTES FACE A LEUR RESPONSABILITE

Dans un tel contexte, ceux qui ont vraiment à cœur de contribuer à la construction d'un monde plus juste et débarrassé de toute forme de domination se voient revêtir d'une responsabilité particulièrement lourde. Ce qui impose à tous le devoir de tirer lucidement les leçons de l'expérience des décennies de pratique du mouvement anticolonialiste.

En premier lieu, il faut bien admettre que le poids de l'assimilationisme a longtemps perverti le mouvement anticolonialiste. Les explications historiques et sociologiques en sont évidentes.

L'objectif des luttes des a Hommes de couleur libres » et ensuite de la petite bourgeoisie était avant tout d'obtenir a l'EGALITE DES DROITS » au sein de la société coloniale. Quand naît le mouvement communiste, ses dirigeants organisent la lutte pour que les travailleurs Martiniquais bénéficient des mêmes droits que a leurs frères de métropole. » . Il est important de noter, toutefois, qu'en 1955, un débat a opposé, au sein de la fédération locale du PCF, les partisans du mot d'ordre a EGALITE DES DROITS » à un courant interne qui prônait l'adoption du mot d'ordre a RECONNAISSANCE DES DROITS DU PEUPLE MARTINIQUAIS » . Ce dernier courant a été dénoncé et ses partisans écartés.

L'illusion de pouvoir raisonner le pouvoir colonial français et de conduire ainsi les Martiniquais à l'émancipation « DANS LE CADRE DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE » gangrènera la lutte anticolonialiste pendant plusieurs décennies.

Aimé Césaire, l'auteur du « DISCOURS SUR LE COLONIALISME » intervenant à l'Assemblée Nationale Française en juillet 1953 déclarait: « Pour ma part, cela me rappelle la politique qui a été suivie en Indochine et vous savez de quel prix vous payez la politique absolument imprudente qui a consisté à vous aliéner les sympathies de l'élite des populations indochinoises. » (Propos repris dans justice du 16 Juillet 1953)

L'apparition, au début des années 70, d'organisations se réclamant du nationalisme ou du Marxisme-léninisme, introduit une nouvelle ligne de front dans la lutte idéologique au sein du mouvement anticolonialiste. Certaines de ces organisations avaient été constituées par des militants implantés sur le sol national, mais la plupart avaient été fondées par des étudiants revenant au pays et reproduisant les clivages existant au niveau international, au début de ces années 70 : maoïsme, trotskisme, etc.

Outre qu'en prônant le mot d'ordre d'indépendance, elles ouvraient l'ère d'une lutte idéologique frontale contre l'assimilationnisme, le regard désormais autocentré et, pour certaines, les méthodes d'analyse marxistes, favoriseront un recentrage dans les positionnements et la pratique du mouvement anticolonialiste martiniquais. Au sein de la gauche non-indépendantiste on conçoit désormais l'autonomie comme une étape. On exige des compétences et un POUVOIR. Depuis quelques années, certains partis autonomistes n'hésitent pas à nouer des alliances avec les partis indépendantistes (PCM, RDM, Bâtir le Pays Martinique). Seules la direction du PPM et la droite ultra continuent à diaboliser les indépendantistes.

Cette tendance positive explique en grande partie les avancées notables qu'on enregistre dans la conscience nationale, dans les revendications identitaires et dans l'exigence d'un développement endogène.

L'arrivée des Patriotes aux commandes du Conseil Régional a constitué un tournant important. La capacité de gestion et la mise en oeuvre de politiques alternatives ont contribué, d'une part, à dédiaboliser les indépendantistes mais d'autre part à faire évoluer les positions de tous les autres partis y compris les plus ancrés à droite. Tous parlent désormais de « spécificités » de « nécessité de pouvoirs locaux » . Tous s'affirment « Martiniquais avant tout » , même si certains disent qu'ils ne se sentent pas gênés d'être aussi « FRANÇAIS ET EUROPEENS ! »

La nécessité de consulter le peuple Martiniquais sur son avenir s'est imposée à tous, y compris aux colonialistes.

Il est vrai que les résultats des consultations de 2003 et de 2010 ont été interprétés par beaucoup comme un retour en arrière et que certains ont voué aux gémonies ce peuple qu'ils accusent d'être une masse d'«alimentaires» et d' «aliénés» !!!

Ces analyses à l'emporte-pièce, ne prennent pas en compte les conditions dans lesquelles se sont déroulées ces consultations. Il faut, quand même rappeler que, malgré le contexte de manipulation évoqué plus haut, le a NON » à l'évolution ne l'a remporté que de 1 000 voix en 2003, et ce en dépit du retournement de veste spectaculaire de nombreux dirigeants de gauche! Il faut rappeler aussi les effets dévastateurs du a chiraj » entre les défenseurs de l'article 74 et les a autonomistes de la troisième voie » en 2010 ! Il faut prendre en compte dans l'analyse la signification de l'abstention aux différentes élections. Encore au lendemain des dernières élections cantonales, tous les observateurs s'accordaient pour faire de l'abstention (64,5 % au premier tour, 62 % au deuxième) a le premier vainqueur du scrutin » .

 

Alors quand, dans le courant indépendantiste, on voit réapparaitre les thèses du genre a Le peuple n'est pas mûr ! » , quand on pense le rassurer en lui disant a il n'est pas question d'indépendance mais de seulement de a responsabilité » , c'est là qu'on peut parler de retour en arrière!

 

 

« Le monde va changer de base. Nous ne sommes

rien soyons tout »

 

CHAPITRE V

LES PERSPECTIVES

Nous vivons actuellement une période absolument décisive dans l’histoire de l’humanité.

Les crises financières et économiques mondiales qui affectent le système capitaliste sont les premiers signes de son implosion. Les gouvernements impérialistes en sont conscients. Pour tenter de perpétuer leur domination ils ont entrepris, d’une part, de généraliser la surexploitation des populations et le sabotage des services publics, d’autre part, de mettre la société en coupe réglée (atteintes aux libertés individuelles et collectives, criminalisation des mouvements populaires). Plus grave, face à l’aiguisement de la compétition avec les blocs non-occidentaux et ne pouvant endiguer le retour puissant des peuples sur la scène de l’histoire (mouvement des indignés, renversement de pouvoirs totalitaires, montée en puissance des pays antiimpérialistes) les puissances impérialistes recourent sans complexe aux guerres d’agression coloniales et se préparent à un conflit majeur.

Dans le même temps, les immenses tragédies liées aux catastrophes accompagnant le changement climatique et la crise alimentaire majeure qui se profile à l’horizon, marquent l’URGENCE pour l’humanité de se doter d’un autre système qui la sauvera du suicide.

 

« Le combat collectif suppose une responsabilité  collective à la base et une responsabilité collégiale au sommet.  Oui, il faut compromettre tout le monde dans le combat pour le  salut commun. Il n'y a pas de mains pures, il n'y a pas d'innocents, pas  de spectateurs. Nous sommes tous en train de nous salir les mains dans  les marais de notre sol et le vide effroyable de nos cerveaux. Tout  spectateur est un lâche ou un traitre. »

Frantz FANON

 

Dans un tel contexte, la responsabilité de ceux qui entendent ou prétendent défendre les intérêts de la classe ouvrière, du peuple et des pays asservis est immense. Ne pas rejeter les illusions serait tragique, s'entêter dans la prétention petite bourgeoise est proprement CRIMINEL!

Peut-on sérieusement répondre à l'urgence en ayant comme axe principal d'intervention la préparation des élections à la collectivité unique prévues pour 2014 ?

Pour nous autres, qui restons fidèles à la ligne historique du mouvement « Asé Pléré Annou Lité », qui restons convaincus que, sans accéder à la souveraineté nationale, sans mettre à bas le système capitaliste et impérialiste, aucun peuple ne saurait construire un avenir meilleur, la situation nous commande d'agir en s'arrimant aux axes suivants

 

A/ IMPULSER L'ENGAGEMENT CITOYEN COLLECTIF

Quel mouvement pourrait se prétendre Révolutionnaire si, aujourd'hui et concrètement, il ne contribuait pas à ce que notre peuple prenne en main sa vie et son destin ? Ce qui n'est possible qu'à travers l'action des organisations citoyennes. De telles organisations sont nombreuses dans notre pays. Mais leur éparpillement limite leur capacité d'action. La convergence de leurs efforts sera de nature à rendre leur action suffisamment puissante pour transformer la société. Nous sommes convaincus qu'il serait de notre intérêt commun que tous nos compatriotes conscients de l'importance de l'enjeu, surmontant les clivages artificiels et politiciens, contribuent à cette nécessaire dynamique de conjonction et de mutualisation. C'est la raison pour laquelle, par exemple, nous considérons que notre devoir est de soutenir le a Forum Solidarité Martinique » (FOS MATINIK). Depuis près de deux ans maintenant, une dizaine d'organisations travaille en commun pour porter réponse, par exemple, aux violences qui désagrègent notre société et au renforcement de la cohésion sociale. Le noyau moteur étant constitué par l'UFM, AP3, APASSE, APICEF, ROBERT AUTREMENT et l'AMEPAS. Qui peut contester que l'élargissement d'une telle dynamique portée par des associations citoyennes, à l'abri de toute récupération politicienne, constitue un formidable outil de progrès entre les mains de notre peuple ?

 

B/ CONSTRUIRE L'ALTERNATIVE

Comment se déclarer a avant-garde révolutionnaire », comment prétendre vouloir renverser la domination coloniale et mettre à bas le système de la « pwofitasyion » si, aujourd'hui, on ne développe pas sur le terrain des ALTERNATIVES SIGNIFICATIVES ? Notre peuple est suffisamment riche d'hommes et de femmes, proposant déjà des pratiques positives, capables de porter des réponses judicieuses à nos problèmes. C'est maintenant et, sans demander raval ou l'autorisation du gouvernement colonial, qu'il convient de construire des réseaux alternatifs dans les domaines de l'économie, de l'éducation, de la santé, etc. C'est ensemble et maintenant qu'il convient de prendre des initiatives SIGNIFICATIVES pour ressouder le tissu social. C'est maintenant qu'il faut développer une dynamique de démocratie alternative.

 

C/ CONSTRUIRE LA COHESION POUR INVERSER LE RAPPORT DES FORCES

Peut-on sérieusement prétendre qu'on veut renverser la domination coloniale pour construire une Martinique nouvelle et, en même temps, nourrir les divisions au sein du peuple ? Quand on est conscient du caractère agressif de la politique néolibérale menée actuellement par les maîtres du système, quand on sait qu'aucun peuple ne peut se libérer de la puissante tutelle coloniale et gagner son émancipation sans une cohésion nationale plus puissante encore, on ne peut qu'en tirer la conclusion que, ceux qui, (en 2012 !!!), continuent à diaboliser les indépendantistes, qui crachent sur les militants révolutionnaires, qui perpétuent les divisions politiciennes dans le seul objectif de remporter des élections et conquérir des postes, que tous ceux-là, se moquent totalement de l'intérêt supérieur du pays.

La gravité de la situation attend de tous les Martiniquais et de toutes les Martiniquaises qu'ils unissent au plus vite tous leurs efforts pour parer à la profonde détresse dans laquelle vit une majorité de notre peuple et pour arracher notre pays du cercle infernal dans lequel il se trouve. C'est pour cela que les militants fidèles à la ligne historique de notre mouvement soutiennent sans réserve la dynamique de a KOLE TET KOLE ZEPOL » qui a été lancée depuis le 11 Novembre 2011. Ce cercle permet le partage des réflexions et la coordination des pratiques dans le respect de l'identité et l'autonomie de chacun. A ceux qui prétendent le servir, le peuple Martiniquais ne cesse de lancer cette injonction «Asseyez-vous autour d'une table et travaillez ensemble ! ». Oui, maintenant, ceux qui sont sincères doivent serrer les coudes dans un esprit de tolérance et de respect mutuel pour construire les digues de protection.

 

D/ IMPULSER LA LUTTE CONTRE LE SYSTEME CAPITALISTE ET LA DOMINATION IMPERIALISTE! EXERCER NOTRE DROIT A L'AUTODETERMINATION ! GLOBALISER LES RESISTANCES !

Peut-on imaginer que nous atteindrons nos objectifs de mise à bas du système de la « pwofitasyion » capitaliste et d'émancipation nationale et sociale si nous ne plaçons pas notre combat dans une dynamique de GLOBALISATION DES RESISTANCES ? C'est dès maintenant qu'il convient de prendre des initiatives SIGNIFICATIVES pour réintégrer notre environnement naturel. Des passerelles existent déjà entre les mouvements sociaux et populaires, entre les acteurs économiques et culturels de notre Région. Mais nous pouvons et nous devons nous donner, aujourd'hui, les moyens d'amplifier largement les relations avec les peuples voisins. C'est de la préparation du développement de la Martinique de demain qu'il est question ici. Car, les observateurs avertis ont compris que l'ère de l'occident dominant s'achève, que son système économique va imploser et que le pragmatisme le plus élémentaire nous appelle à préparer notre arrimage à la puissance alternative montante que constitue la zone Amérique Latine-Caraïbe.

 

E/ MENER LA BATAILLE DES IDEES

Pour saisir l'enjeu de cette bataille, il faut regarder lucidement la réalité.

1°) Les tenants du système néolibéral ont jeté un contrôle tentaculaire et étroit sur tous les médias les plus puissants.

2°) Les impérialistes occidentaux ont tous adapté leur doctrine militaire à cette nouvelle réalité. La priorité absolue est donnée au renseignement et à la guerre de l'information. C'est ce qui a permis, par exemple que l'opinion accepte les guerres d'agression barbares menées en Irak et en Libye.

3°) Dans le même temps, la révolution des NTIC a permis que les réseaux sociaux soient devenus suffisamment forts pour contribuer à renverser de puissantes dictatures. Ceci, d'ailleurs, n'a pas laissé les maîtres du système sans réaction, puisque ces mêmes technologies sont devenues le support d'un espionnage massif et que les gouvernements impérialistes multiplient les lois visant à restreindre la liberté des internautes (en même temps qu'ils interviennent pour orienter l'intérêt de ces derniers vers des sites déshumanisants et des tatchages vains et dérisoires).

4°) munis de leurs armes de désinformation massive les oppresseurs parviennent dans beaucoup de cas à isoler, neutraliser et détruire les mouvements alternatifs.

Un mouvement peut il se prétendre révolutionnaire ou atteindre ses objectifs de lutte, si, dans sa stratégie, il n'intègre pas ces données là. Se polariser sur la seule préparation d'élection ou sur des actions localisées, pire, localistes, ne risque pas d'inquiéter le système. Dans le cadre de la Cohésion Nationale que nous avons évoquée plus haut, il est essentiel que notre peuple définisse ses exigences et mène une offensive diplomatique planifiée et, encore une fois, SIGNIFICATIVE à l'échelle internationale pour faire connaître sa situation et obtenir les soutiens nécessaires à sa cause.

Enfin, concernant la bataille des idées, il nous semble de la plus haute importance que nous participions aux débats théoriques et idéologiques qui ont cours sur la scène internationale. Participer à la dénonciation du système et de ses théories, faire part des expériences de notre peuple et nous enrichir de l'apport des autres permettra que tous ensemble, nous contribuerons au progrès de l'humanité.

Notre conclusion tiendra en trois mots d'ordres qui ont toujours été au cœur de la ligne historique de notre mouvement.

 

VIVE LA LUTTE IDEOLOGIQUE ACTIVE POSITIVE

OUVERTE ET CLAIRE!

VIVE LA REVOLUTION !

 

 

TOUT PEP-LA SANBLE, NOU KE FE AN PEYI NEF !


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