CHAPITRE IV
REGARD SUR LE MOUVEMENT ANTICOLONIALISTE
A) UNE
SITUATION PARADOXALE
Le moins
que l'on puisse dire, c'est que des pas de géant ont été accomplis dans la
lutte anticolonialiste en Martinique.
- En
1963, des membres de l'Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste Martiniquaise
(OJAM) étaient incarcérés et trainés devant les tribunaux, accusés de «séparatisme»
pour avoir publié un Manifeste intitulé « La Martinique au Martiniquais ».
Les rares militants qui osaient se déclarer indépendantistes en public pouvaient
être agressés par la population. En 2004, l'alliance des indépendantistes
du MIM et du CNCP gagnait la majorité au Conseil Régional avec 75.000 voix!
- Dans
les années 60, Le journal du Parti Communiste Martiniquais, « JUSTICE » était
régulièrement saisi, parfois même avant la fin de son impression. Aujourd'hui,
le gouvernement français ne peut empêcher qu'une dizaine de titres et que
des radios alternatives vulgarisent le message anticolonialiste.
- Les
organisations de masse impulsées par des militants anticolonialistes sont
désormais incontournables: Pour l'essentiel, les centrales syndicales (CSTM,
CDMT, CGTM, UGTM,...), l'organisation majoritaire des Parents d'élèves (UPEM),
la principale organisation écologique (ASSAUPAMAR), l'Union des femmes de
Martinique (UFM) sont animées par des militants anticolonialistes.
- Sur
le front culturel, des pas de géant ont été accomplis : le respect de la langue
créole et du bèlè s'est imposé; l'image de soi et de son environnement s'est
largement revalorisée, favorisant en conséquence le développement de revendications
identitaires plus générales.
Cependant,
dans le même temps, on a assisté à l'intensification de la destruction du
tissu économique local. La pensée unique sécrétée par les tenants de la globalisation
s'est infiltrée à tous les niveaux. (Conception de l'économie, de la démocratie,
aliénation culturelle).
Malgré
les progrès de la conscience nationale, persiste la peur de « perdre les avantages
acquis » (en réalité des droits conquis de haute lutte). La majorité de la
population, conditionnée par une large fraction de la classe politique, reste
persuadée que « L'appartenance à la République française » garantit le maintien
des prestations sociales. Même « le parti de Césaire » , le PPM, qui se revendique
de l'anticolonialisme mène fortement campagne sur ce thème et pointe le doigt
sur les indépendantistes, les accusant de mettre celles-ci en danger. De plus,
effets pervers de la crise, les transferts sociaux - quoiqu'en diminution
- contribuent, davantage encore, à la survie des couches populaires alors
que, dans un contexte on les activités
économiques domestiques qui servent d'appoint sont de plus en plus criminalisées
par le système dominant.
Mais,
en tout état de cause, comme nous l'évoquions dès les premières phrases de
ce texte, le système est en fin de course. On sait que, pour tenter de juguler
la crise financière qui le désagrège, les classes dominantes intensifient
une politique néolibérale barbare dont l'impact sur les peuples est dévastateur
(Désengagement de l'Etat, ponction accrue sur a les ménages », etc.) Dans
notre pays colonisé, cela conduit immanquablement à un réveil très douloureux
de ceux-qui se faisaient des illusions sur la générosité de la a mère patrie
» . Ainsi, inexorablement, les conditions objectives et subjectives se réunissent
pour que le peuple Martiniquais fasse, une nouvelle fois, irruption sur la
scène de son histoire. La grande grève de Février mars 2009 en est un avant-goût.
B/ LES ANTICOLONIALISTES FACE A LEUR RESPONSABILITE
Dans un
tel contexte, ceux qui ont vraiment à cœur de contribuer à la construction
d'un monde plus juste et débarrassé de toute forme de domination se voient
revêtir d'une responsabilité particulièrement lourde. Ce qui impose à tous
le devoir de tirer lucidement les leçons de l'expérience des décennies de
pratique du mouvement anticolonialiste.
En premier
lieu, il faut bien admettre que le poids de l'assimilationisme a longtemps
perverti le mouvement anticolonialiste. Les explications historiques et sociologiques
en sont évidentes.
L'objectif
des luttes des a Hommes de couleur libres » et ensuite de la petite bourgeoisie
était avant tout d'obtenir a l'EGALITE DES DROITS » au sein de la société
coloniale. Quand naît le mouvement communiste, ses dirigeants organisent la
lutte pour que les travailleurs Martiniquais bénéficient des mêmes droits
que a leurs frères de métropole. » . Il est important de noter, toutefois,
qu'en 1955, un débat a opposé, au sein de la fédération locale du PCF, les
partisans du mot d'ordre a EGALITE DES DROITS » à un courant interne qui prônait
l'adoption du mot d'ordre a RECONNAISSANCE DES DROITS DU PEUPLE MARTINIQUAIS
» . Ce dernier courant a été dénoncé et ses partisans écartés.
L'illusion
de pouvoir raisonner le pouvoir colonial français et de conduire ainsi les
Martiniquais à l'émancipation « DANS LE CADRE DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE »
gangrènera la lutte anticolonialiste pendant plusieurs décennies.
Aimé Césaire,
l'auteur du « DISCOURS SUR LE COLONIALISME » intervenant à l'Assemblée Nationale
Française en juillet 1953 déclarait: « Pour ma part, cela me rappelle la politique qui a été suivie en Indochine et
vous savez de quel prix vous payez la politique absolument imprudente qui
a consisté à vous aliéner les sympathies de l'élite des populations indochinoises.
» (Propos repris dans justice du 16 Juillet 1953)
L'apparition,
au début des années 70, d'organisations se réclamant du nationalisme ou du
Marxisme-léninisme, introduit une nouvelle ligne de front dans la lutte idéologique
au sein du mouvement anticolonialiste. Certaines de ces organisations avaient
été constituées par des militants implantés sur le sol national, mais la plupart
avaient été fondées par des étudiants revenant au pays et reproduisant les
clivages existant au niveau international, au début de ces années 70 : maoïsme,
trotskisme, etc.
Outre
qu'en prônant le mot d'ordre d'indépendance, elles ouvraient l'ère d'une lutte
idéologique frontale contre l'assimilationnisme, le regard désormais autocentré
et, pour certaines, les méthodes d'analyse marxistes, favoriseront un recentrage
dans les positionnements et la pratique du mouvement anticolonialiste martiniquais.
Au sein de la gauche non-indépendantiste on conçoit désormais l'autonomie
comme une étape. On exige des compétences et un POUVOIR. Depuis quelques années,
certains partis autonomistes n'hésitent pas à nouer des alliances avec les
partis indépendantistes (PCM, RDM, Bâtir le Pays Martinique). Seules la direction
du PPM et la droite ultra continuent à diaboliser les indépendantistes.
Cette
tendance positive explique en grande partie les avancées notables qu'on enregistre
dans la conscience nationale, dans les revendications identitaires et dans
l'exigence d'un développement endogène.
L'arrivée
des Patriotes aux commandes du Conseil Régional a constitué un tournant important.
La capacité de gestion et la mise en oeuvre de politiques alternatives ont
contribué, d'une part, à dédiaboliser les indépendantistes mais d'autre part
à faire évoluer les positions de tous les autres partis y compris les plus
ancrés à droite. Tous parlent désormais de « spécificités » de « nécessité
de pouvoirs locaux » . Tous s'affirment « Martiniquais avant tout » , même
si certains disent qu'ils ne se sentent pas gênés d'être aussi « FRANÇAIS
ET EUROPEENS ! »
La nécessité
de consulter le peuple Martiniquais sur son avenir s'est imposée à tous, y
compris aux colonialistes.
Il est
vrai que les résultats des consultations de 2003 et de 2010 ont été interprétés
par beaucoup comme un retour en arrière et que certains ont voué aux gémonies
ce peuple qu'ils accusent d'être une masse d'«alimentaires» et d' «aliénés»
!!!
Ces analyses
à l'emporte-pièce, ne prennent pas en compte les conditions dans lesquelles
se sont déroulées ces consultations. Il faut, quand même rappeler que, malgré
le contexte de manipulation évoqué plus haut, le a NON » à l'évolution ne
l'a remporté que de 1 000 voix en 2003, et ce en dépit du retournement de
veste spectaculaire de nombreux dirigeants de gauche! Il faut rappeler aussi
les effets dévastateurs du a chiraj » entre les défenseurs de l'article 74
et les a autonomistes de la troisième voie » en 2010 ! Il faut prendre en
compte dans l'analyse la signification de l'abstention aux différentes élections.
Encore au lendemain des dernières élections cantonales, tous les observateurs
s'accordaient pour faire de l'abstention (64,5 % au premier tour, 62 % au
deuxième) a le premier vainqueur du scrutin » .
Alors
quand, dans le courant indépendantiste, on voit réapparaitre les thèses du
genre a Le peuple n'est pas mûr ! » , quand on pense le rassurer en lui disant
a il n'est pas question d'indépendance mais de seulement de a responsabilité
» , c'est là qu'on peut parler de retour en arrière!
« Le monde va changer
de base. Nous ne sommes
rien soyons tout »
CHAPITRE V
LES PERSPECTIVES
Nous vivons actuellement une période
absolument décisive dans l’histoire de l’humanité.
Les crises financières et économiques
mondiales qui affectent le système capitaliste sont les premiers signes de
son implosion. Les gouvernements impérialistes en sont conscients. Pour tenter
de perpétuer leur domination ils ont entrepris, d’une part, de généraliser
la surexploitation des populations et le sabotage des services publics, d’autre
part, de mettre la société en coupe réglée (atteintes aux libertés individuelles
et collectives, criminalisation des mouvements populaires). Plus grave, face
à l’aiguisement de la compétition avec les blocs non-occidentaux et ne pouvant
endiguer le retour puissant des peuples sur la scène de l’histoire (mouvement
des indignés, renversement de pouvoirs totalitaires, montée en puissance des
pays antiimpérialistes) les puissances impérialistes recourent sans complexe
aux guerres d’agression coloniales et se préparent à un conflit majeur.
Dans le même temps, les immenses
tragédies liées aux catastrophes accompagnant le changement climatique et
la crise alimentaire majeure qui se profile à l’horizon, marquent l’URGENCE
pour l’humanité de se doter d’un autre système qui la sauvera du suicide.
« Le combat collectif suppose une responsabilité
collective à la base et une responsabilité collégiale au sommet.
Oui, il faut compromettre
tout le monde dans le combat pour le salut commun. Il n'y a pas de mains pures, il n'y a pas d'innocents,
pas de spectateurs. Nous sommes tous
en train de nous salir les mains dans les marais de notre sol et le vide effroyable de nos cerveaux. Tout
spectateur est un lâche ou un traitre. »
Frantz FANON
Dans un
tel contexte, la responsabilité de ceux qui entendent ou prétendent défendre
les intérêts de la classe ouvrière, du peuple et des pays asservis est immense.
Ne pas rejeter les illusions serait tragique, s'entêter dans la prétention
petite bourgeoise est proprement CRIMINEL!
Peut-on
sérieusement répondre à l'urgence en ayant comme axe principal d'intervention
la préparation des élections à la collectivité unique prévues pour 2014 ?
Pour nous autres, qui restons fidèles à la ligne
historique du mouvement « Asé Pléré Annou Lité », qui restons convaincus que,
sans accéder à la souveraineté nationale, sans mettre à bas le système capitaliste
et impérialiste, aucun peuple ne saurait construire un avenir meilleur, la
situation nous commande d'agir en s'arrimant aux axes suivants
A/ IMPULSER L'ENGAGEMENT CITOYEN COLLECTIF
Quel mouvement
pourrait se prétendre Révolutionnaire si, aujourd'hui et concrètement, il
ne contribuait pas à ce que notre peuple prenne en main sa vie et son destin
? Ce qui n'est possible qu'à travers l'action des organisations citoyennes.
De telles organisations sont nombreuses dans notre pays. Mais leur éparpillement
limite leur capacité d'action. La convergence de leurs efforts sera de nature
à rendre leur action suffisamment puissante pour transformer la société. Nous
sommes convaincus qu'il serait de notre intérêt commun que tous nos compatriotes
conscients de l'importance de l'enjeu, surmontant les clivages artificiels
et politiciens, contribuent à cette nécessaire dynamique de conjonction et
de mutualisation. C'est la raison pour laquelle, par exemple, nous considérons
que notre devoir est de soutenir le a Forum Solidarité Martinique » (FOS MATINIK).
Depuis près de deux ans maintenant, une dizaine d'organisations travaille
en commun pour porter réponse, par exemple, aux violences qui désagrègent
notre société et au renforcement de la cohésion sociale. Le noyau moteur étant
constitué par l'UFM, AP3, APASSE, APICEF, ROBERT AUTREMENT et l'AMEPAS. Qui
peut contester que l'élargissement d'une telle dynamique portée par des associations
citoyennes, à l'abri de toute récupération politicienne, constitue un formidable
outil de progrès entre les mains de notre peuple ?
B/ CONSTRUIRE L'ALTERNATIVE
Comment
se déclarer a avant-garde révolutionnaire », comment prétendre vouloir renverser
la domination coloniale et mettre à bas le système de la « pwofitasyion
» si, aujourd'hui, on ne développe pas sur le terrain des ALTERNATIVES SIGNIFICATIVES
? Notre peuple est suffisamment riche d'hommes et de femmes, proposant déjà
des pratiques positives, capables de porter des réponses judicieuses à nos
problèmes. C'est maintenant et, sans demander raval ou l'autorisation du gouvernement
colonial, qu'il convient de construire des réseaux alternatifs dans les domaines
de l'économie, de l'éducation, de la santé, etc. C'est ensemble et maintenant
qu'il convient de prendre des initiatives SIGNIFICATIVES pour ressouder le
tissu social. C'est maintenant qu'il faut développer une dynamique de démocratie
alternative.
C/ CONSTRUIRE LA COHESION POUR INVERSER LE RAPPORT
DES FORCES
Peut-on
sérieusement prétendre qu'on veut renverser la domination coloniale pour construire
une Martinique nouvelle et, en même temps, nourrir les divisions au sein du
peuple ? Quand on est conscient du caractère agressif de la politique néolibérale
menée actuellement par les maîtres du système, quand on sait qu'aucun peuple
ne peut se libérer de la puissante tutelle coloniale et gagner son émancipation
sans une cohésion nationale plus puissante encore, on ne peut qu'en tirer
la conclusion que, ceux qui, (en 2012 !!!), continuent à diaboliser les indépendantistes,
qui crachent sur les militants révolutionnaires, qui perpétuent les divisions
politiciennes dans le seul objectif de remporter des élections et conquérir
des postes, que tous ceux-là, se moquent totalement de l'intérêt supérieur
du pays.
La gravité
de la situation attend de tous les Martiniquais et de toutes les Martiniquaises
qu'ils unissent au plus vite tous leurs efforts pour parer à la profonde détresse
dans laquelle vit une majorité de notre peuple et pour arracher notre pays
du cercle infernal dans lequel il se trouve. C'est pour cela que les militants
fidèles à la ligne historique de notre mouvement soutiennent sans réserve
la dynamique de a KOLE TET KOLE ZEPOL » qui a été lancée depuis le 11 Novembre
2011. Ce cercle permet le partage des réflexions et la coordination des pratiques
dans le respect de l'identité et l'autonomie de chacun. A ceux qui prétendent
le servir, le peuple Martiniquais ne cesse de lancer cette injonction «Asseyez-vous
autour d'une table et travaillez ensemble ! ». Oui, maintenant, ceux
qui sont sincères doivent serrer les coudes dans un esprit de tolérance et
de respect mutuel pour construire les digues de protection.
D/ IMPULSER
LA LUTTE CONTRE LE SYSTEME CAPITALISTE ET LA DOMINATION IMPERIALISTE! EXERCER
NOTRE DROIT A L'AUTODETERMINATION ! GLOBALISER LES RESISTANCES !
Peut-on
imaginer que nous atteindrons nos objectifs de mise à bas du système de la
« pwofitasyion » capitaliste et d'émancipation nationale et sociale si
nous ne plaçons pas notre combat dans une dynamique de GLOBALISATION DES RESISTANCES
? C'est dès maintenant qu'il convient de prendre des initiatives SIGNIFICATIVES
pour réintégrer notre environnement naturel. Des passerelles existent déjà
entre les mouvements sociaux et populaires, entre les acteurs économiques
et culturels de notre Région. Mais nous pouvons et nous devons nous donner,
aujourd'hui, les moyens d'amplifier largement les relations avec les peuples
voisins. C'est de la préparation du développement de la Martinique de demain
qu'il est question ici. Car, les observateurs avertis ont compris que l'ère
de l'occident dominant s'achève, que son système économique va imploser et
que le pragmatisme le plus élémentaire nous appelle à préparer notre arrimage
à la puissance alternative montante que constitue la zone Amérique Latine-Caraïbe.
E/ MENER
LA BATAILLE DES IDEES
Pour saisir
l'enjeu de cette bataille, il faut regarder lucidement la réalité.
1°) Les
tenants du système néolibéral ont jeté un contrôle tentaculaire et étroit
sur tous les médias les plus puissants.
2°) Les
impérialistes occidentaux ont tous adapté leur doctrine militaire à cette
nouvelle réalité. La priorité absolue est donnée au renseignement et à la
guerre de l'information. C'est ce qui a permis, par exemple que l'opinion
accepte les guerres d'agression barbares menées en Irak et en Libye.
3°) Dans
le même temps, la révolution des NTIC a permis que les réseaux sociaux soient
devenus suffisamment forts pour contribuer à renverser de puissantes dictatures.
Ceci, d'ailleurs, n'a pas laissé les maîtres du système sans réaction, puisque
ces mêmes technologies sont devenues le support d'un espionnage massif et
que les gouvernements impérialistes multiplient les lois visant à restreindre
la liberté des internautes (en même temps qu'ils interviennent pour orienter
l'intérêt de ces derniers vers des sites déshumanisants et des tatchages vains
et dérisoires).
4°) munis
de leurs armes de désinformation massive les oppresseurs parviennent dans
beaucoup de cas à isoler, neutraliser et détruire les mouvements alternatifs.
Un mouvement
peut il se prétendre révolutionnaire ou atteindre ses objectifs de lutte,
si, dans sa stratégie, il n'intègre pas ces données là. Se polariser sur la
seule préparation d'élection ou sur des actions localisées, pire, localistes,
ne risque pas d'inquiéter le système. Dans le cadre de la Cohésion Nationale
que nous avons évoquée plus haut, il est essentiel que notre peuple définisse
ses exigences et mène une offensive diplomatique planifiée et, encore une
fois, SIGNIFICATIVE à l'échelle internationale pour faire connaître sa situation
et obtenir les soutiens nécessaires à sa cause.
Enfin,
concernant la bataille des idées, il nous semble de la plus haute importance
que nous participions aux débats théoriques et idéologiques qui ont cours
sur la scène internationale. Participer à la dénonciation du système et de
ses théories, faire part des expériences de notre peuple et nous enrichir
de l'apport des autres permettra que tous ensemble, nous contribuerons au
progrès de l'humanité.
Notre
conclusion tiendra en trois mots d'ordres qui ont toujours été au cœur de
la ligne historique de notre mouvement.
VIVE LA LUTTE IDEOLOGIQUE ACTIVE
POSITIVE
OUVERTE ET CLAIRE!
VIVE LA REVOLUTION !
TOUT PEP-LA SANBLE, NOU KE FE
AN PEYI NEF !








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