AU LIEU DE DANSER AU CARNAVAL DES AUTRES

Le n° 29 de Patriyòt, journal du PKLS

vendredi 22 juin 2007
 la rédaction de Montray Kreyol

Bayalé

Au lieu de nous lancer dans les joutes électorales pour participer à l’élection du Président de la République de la France ou pour désigner 4 députés sur les 577 que compte l’assemblée nationale française nous serions, nous martiniquais, peuple colonisé, dominé, et sans pouvoir de décision réel, bien inspirés de nous pencher sur nos propres problèmes au lieu de participer au carnaval des autres.

En dehors des passions que les médias souvent aux ordres suscitent artificiellement posons-nous sereinement les vrais questions :

En quoi l’élection d’un Sarkozy, d’une Ségolène, d’un Bayrou ou autre, change quoi que se soit à notre statut de colonisés ?

En quoi l’élection de tel ou de tel politicien à l’assemblée nationale française mettra fin à la domination coloniale ?

Là est le vrai débat.

En quoi l’élection d’un Mariette, d’un Marie-Jeanne, d’un Manscour, d’un Lordinot, d’un Almont ou autres contribuera t-elle à désenkayer notre Martinique ?

En rien, absolument rien.

Quels que soient les élus qui iront siéger au Parlement, rien ne sera arrêté au niveau des dégradations que subit notre pays.

Au terme de leur mandat, malgré leurs promesses que constaterons-nous ? que notre terroir agricole se sera encore rétréci, que la bétonisation de ces mêmes terres aura augmentée, que notre empoisonnement sera encore à l’ordre du jour, que le secteur productif sera toujours aussi dérisoire, que le chômage et la désespérance des jeunes (et même des moins jeunes) se seront accrus, que l’envahissement de notre pays se sera poursuivi sans désemparer... Comprendre tout cela c’est comprendre que nous n’avons rien à faire dans ces élections qui ne changent rien en définitive pour notre pays. Nous avons par contre à lutter sans répit pour balayer définitivement un système colonial qui n’a que trop duré. Cette lutte multiforme que nous nous devons d’intensifier va du combat idéologique contre le fatalisme et l’ordre colonial présenté comme naturel et immuable, à la dénonciation des politiciens qui se complaisent dans l’immobilisme pour leurs petits profits personnels, à l’exigence de vivre et de travailler dans notre pays, à la défense de notre patrimoine culturel et environ-nemental.

Seules les luttes de résistance à mener sur tous les fronts pourront nous faire avancer et tirer notre pays de la trop longue nuit coloniale.

La totalité du jounal au format pdf ci-dessous :

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Patriyot 29 (juin 2007)

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