« OBJECTIF 74 » ET « DYNAMIQUE 73 » SUR LE RING DE L’ATRIUM
mardi 27 octobre 2009 par la rédaction de Montray Kreyol
A l’initiative du Club Presse-Martinique, un débat s’est tenu le mardi 20 octobre, dans la grande salle de l’Atrium (Fort-de-France), entre les tenants de l’article 74 représentés par Louis BOUTRIN, porte-parole du Comité « OBJECTIF 74 » et ceux de l’article 73 représentés par Ernest TITAULT, porte-parole de « Dynamique 73 ». Rappelons qu’ « OBJECTIF 74 », créé il y a quatre mois, est un rassemblement de personnes de la société civile déterminées à faire avancer la cause du passage de la Martinique à l’autonomie tandis que « Dynamique 73 » est une structure récente regroupant les partisans, eux aussi membres de la société civile, de l’article 73.

Le débat entre les deux porte-paroles était modéré par Justin DANIEL, professeur de Sciences politiques à l’Université des Antilles et de la Guyane ainsi que par Bertrand CARUGE, journaliste à RFO et Gabriel GALION, journaliste à France-Antilles. C’est devant une salle comble, dans laquelle on notait la présence d’élus pro-73 (Laguerre, Crusol, Conconne du PPM) et d’élus pro-74 (en moins grand nombre), de Békés, d’intellectuels, de professionnels libéraux et de Monsieur-tout-le-monde, que se déroula ce combat de boxe juridico-politique.

Qu’en dire, sinon que les L. BOUTRIN et E. TIRAULT exposèrent avec clarté les raisons pour lesquelles ils estimaient que l’article 74 (pour le premier) et l’article 73 (pour le second) étaient ce qui convenait le mieux à la Martinique. L’objectif était moins de se convaincre l’un l’autre que de faire de la pédagogie politique en direction du public. Exercice réussi ! Pour sa part, Justin DANIEL déclara que le SMDE (Schéma Martiniquais de Développement Economique) et l’Agenda 21, principaux outils de la future gouvernance autonome, n’avaient aucun contenu concret et qu’il fallait commencer à penser à bâtir sérieusement un projet d’autonomie pour la Martinique.

La parole fut ensuite donnée à la salle qui ne se priva pas de poser des questions aux intervenants, démontrant, si besoin en était, la soif d’information et de précisions qui travaille le corps social martiniquais. Ce fut donc un bel exercice de démocratie, hormis le fait que :
. pendant les interventions de Louis BOUTRIN, une dame élue du PPM ne cessa de ronchonner « C’est faux ! C’est faux ! » alors qu’aucun partisan du 74 n’a cherché à perturber les interventions d’Ernest TIRAULT
. à l’ouverture du débat, la première question qui fut posée à Louis BOUTRIN__question malhonnête, débile et visiblement téléguidée par le PPM__fut celle d’un homme qui demanda si « avec l’article 74, s’il conserverait sa petite retraite de 500 euros et même si elle passerait à 1.000 euros » !
. à la sortie de l’Atrium, L. Boutrin fut agressé verbalement et presque physiquement par une « madanm lanméri », sorte de femme de main à la vulgarité achevée, qui se mit à l’abreuver d’injures, menaçant de le frapper !
Voici la conception qu’à le PPM du débat démocratique !
Il est vrai que ce soir-là, les partisans du 74 avaient laissé le champ libre aux partisans du 73, trois fois plus nombreux qu’eux dans la salle de l’Atrium.





