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Université des Antilles : quand Hervé Pédurand (Guadeloupe 1è) prend pour argent comptant les accusations de Vincent Valmorin (ex-directeur du CEREGMIA-Guadeloupe)

Université des Antilles : quand Hervé Pédurand (Guadeloupe 1è) prend pour argent comptant les accusations de Vincent Valmorin (ex-directeur du CEREGMIA-Guadeloupe)

   Dans l'enregistrement-audio ci-après de Radio-Guadeloupe, on peut entendre le journaliste guadeloupéen Hervé PEDURAND évoquer le brutal limogeage de Philippe BAPTISTE, le directeur de cabinet de la Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.

   Ce dernier a été sanctionné pour avoir adressé un courrier à Eustase JANKY, président de l'Université des Antilles et à Vincent VALMORIN, vice-président intérimaire du Pôle Guadeloupe (et par ailleurs ex-directeur du CEREGMIA-Guadeloupe), courrier dans lequel P. BAPTISTE sermonnait ces derniers parce qu'ils avaient refusé de recevoir une délégation de l'Assemblée nationale venue vérifier la bonne application de la loi de 2015 ayant créé l'Université des Antilles. Les mots de P. BAPTISTE avaient été cinglants, qualifiant, par exemple, le comportement de JANKY et VALMORIN :

   "...d'indignes d'agents de l'Etat".

   Entre temps, la députée martiniquaise mise en cause Josette MANIN avait dénoncé publiquement le fait qu'elle soit "considérée comme une pestiférée en Guadeloupe" et ses collègues parlementaires martiniquais avaient adressé une lettre larmoyante et indigne aux dirigeants du Pôle Guadeloupe de l'Université pour leur demander d'assouplir leur position. Interdit de rire ! Tout cela, le journaliste Herbé PEDURAND le relate très professionnellement juste au moment où comme on peut l'entendre dans l'enregistrement-audio ci-après, il parle de la réponse de V. VALMORIN expliquant les raisons de son refus, à lui et à E. JANKY, de recevoir la député J. MANIN. Et là, PEDURAND de reprendre les mots de VALMORIN affirmant que JANKY a "subi plusieurs humiliations en Martinique" !!!

   Il s'agit là bien évidemment d'une contre-vérité. Par exemple, sur le Pôle Martinique, personne n'a jamais demandé la démission d'Eustase JANKY parce que l'on y respecte la démocratie et qu'il a été élu démocratiquement. Tout comme l'ont été la vice-présidente du pôle Martinique et les doyens des différentes composantes dudit pôle. Où a été demandée la démission de JANKY et qui l'a demandée ? Un grand journaliste comme H. PEDURAND aurait dû le savoir : en Guadeloupe et par des Guadeloupéens. Plus précisément par de jeunes Guadeloupéens lors de la fameuse affaire WENDY. Le groupe "REBELLES", en effet, a organisé pendant des mois, le vendredi soir, des meetings devant le campus de Fouillole pour défendre cette étudiante et réclamer la démission de JANKY. Ils ont aussi organisé des manifestations dans les rues. Il y a nombre de vidéos qui le prouvent. Or, que l'on nous montre une seule pancarte en Martinique demandant semblable démission ! Que l'on nous montre un seul enregistrement-audio ou vidéo qui le demande !

   D'autre part, le président de l'Université des Antilles a toujours pu organiser ses réunions sur le campus de Schoelcher et aucun enseignant ou administratif ne l'a jamais insulté comme le font habituellement ses affidés martiniquais à l'encontre de leurs propres compatriotes martiniquais. Une fois, une seule, il a été arrêté à l'un des barrages filtrants placés à l'entrée du campus de Schoelcher pour empêcher le retour du trio du CEREGMIA. Mais le mot "filtrant" veut tout dire : il n'a jamais été question d'empêcher l'accès du campus, mais de le filtrer. Et ce jour-là, le président et son staff ont pu pénétrer sur le campus sans subir ni insultes ni crachats ni menaces. Simplement là encore, les manifestants ont exigé d'être reçus par lui pour expliquer les motivations de leur action, ce qui fut fait. Sans cris ni insultes ni menaces.

   Monsieur PEDURAND, quand on a le sens de l'intégrité professionnelle qui est le vôtre, il faut vérifier vos sources ou si ce n'est pas possible, utiliser le conditionnel et non le présent de l'indicatif. Car dire à l'antenne "le président a subi des humiliations" est complètement différent de "le président aurait subi des humiliations". Ce n'est pas une simple question de grammaire ou de conjugaison, mais de respect de la vérité...

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