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Un "sousou" pour que les 30 du CEREGMIA puissent se rendre à Paris

Un "sousou" pour que les 30 du CEREGMIA puissent se rendre à Paris

   Décidément, on aura tout vu et tout entendu sur cette tête d'épingle de territoire français d'Outremer qu'est la Martinique ! Dans cette île aux fleurs fanées (par la corruption), en effet, la réalité dépasse la fiction (l'affliction aussi, soit-dit en passant). 

   C'est ainsi que ce mardi matin, 11 juin, sur Radio Caraïbes International, on a pu entendre l'avocate de l'un des inculpés (ou "mis en examen" en langage politiquement correct) du CEREGMIA, ce tristement fameux groupe de recherches qui a sévi pendant près de 25 ans à l'Université des Antilles et de la Guyane, puis à l'Université des Antilles, pleurer sur le sort de son client, en l'occurrence Fred CELIMENE. A entendre la dame en noir, ce dernier n'a plus de revenus (forcément ! Il a été révoqué 2 fois par le Conseil de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche) et ne pourra se rendre à Paris aux convocations du Parquet National Financier de Paris.
   Pour celles et ceux qui n'ont pas suivi de près ce mauvais feuilleton, il faut savoir que la justice en Martinique, après 5 ans et 3 juges d'instruction, s'est rendue compte qu'elle n'avait pas les moyens techniques de fouiller dans ce dossier qu'elle qualifie de "complexe" et dans lequel elle dit que "30 personnes" sont impliquées, outre CELIMENE et ses deux comparses, Kinvi LOGOSSAH et Eric CARPIN, eux aussi révoqués de la fonction publique et interdits d'enseignement dans le privé. Un véritable fiasco de la justice française en Martinique, a déclaré Me Raphaël CONSTANT, l'un des ténors du barreau de Fort-de-France. 
   Au fait, toujours pour le grand public, la révocation est une décision purement administrative prise par les pairs du trio du CEREGMIA c'est-à-dire des professeurs d'université comme eux. Logiquement, la deuxième étape, devrait être la phase judiciaire qui permettra d'emmener les 30 à la barre du tribunal et d'envisager qu'ils remboursent les millions d'euros de fonds européens volatilisés. C'est donc cette phase qui traîne en longueur depuis 5 ans et qui a connu une brusque accélération le mois dernier lorsque le Parquet de Fort-de-France a décidé de confier l'affaire au Parquet Financier de Paris. Au fait, le rapport de l'IGAENER (Inspection Générale de l'Education Nationale et de la Recherche) liste...43 personnes, trois de plus donc que dans la bande à Ali BABA. Cela signifie, si l'on en croit le chiffre 30 donné par le Parquet de Fort-de-France, que 13 personnes ne seront pas interrogées. Curieux !
   Très curieux...
  Donc, ce mardi matin, l'avocate de CELIMENE a déclaré que son client ainsi que les autres personnes mises en cause n'auront pas les moyens de se rendre aux convocations du Parquet National Financier de Paris. C'est vrai que lesdites personnes vivent sous le seuil de pauvreté et que le billet Martinique-Paris ou Guadeloupe-Paris coûte les yeux de la tête. Sniff ! La dame en noir a aussi ajouté sans rire que son client n'a commis aucun détournement financier contrairement à ce qu'écrivent 2 rapports de la Cour des Comptes, 1 rapport du Sénat, 1 rapport de l'IGAENER, déjà mentionné, et surtout un rapport de l'OLAF, le "FBI européen", pourtant tous accablants et dument détaillés et chiffrés.
   Car, le grand public doit savoir aussi que CELIMENE avait déjà été traduit devant le Conseil de discipline de l'ex-UAG à cause du premier rapport de la Cour des comptes, cela dix ans avant que Corinne MENCE-CASTER ne soit élue présidente de l'établissement. Bizarre, non ? Le type est blanc comme neige mais ses pairs se voient contraints de le juger et de le...sanctionner. Oh, très sévèrement il est vrai : interdiction de changer d'échelon pendant...1 an. Interdit de rire ! Le grand public doit savoir aussi ceux qui , au sein de l'université, ont combattu le CEREGMIA, ne sont ni conseillers à la Cour des comptes ni sénateurs, ni inspecteurs généraux de l'Education nationale ni inspecteurs au FBI européen. Ils n'ont donc rédigé aucun rapport contre le CEREGMIA. Simplement, trois jours après son élection à la présidence de l'établissement, C. MENCE-CASTER trouve sur son bureau une lettre comminatoire de l'AUF (Agence Universitaire de la Francophonie) la sommant de rembourser plusieurs millions d'euros à cause du CEREGMIA !!!
   Et dans les semaines qui suivront, d'autres réclamations toutes aussi énormes proviendront de diverses institutions, y compris une d'Allemagne. Que devait faire la présidente ? "Traiter l'affaire en interne" comme l'a réclamé une conasse notoire à la télé l'autre jour c'est-à-dire étouffer le scandale. Oui, mais COMMENT ? A moins que C. MENCE-CASTER n'aurait dû accepter d'aller en prison à la place de ces messieurs-dames du CEREGMIA ! En tout cas, résultat des courses : l'Université des Antilles a été contrainte de rembourser les sommes réclamées et doit continuer à le faire à raison de 750.000 euros par an jusqu'en...2021.
   Bel exemple pour les 4.500 étudiants inscrits sur le campus de Schoelcher !
  Donc, aujourd'hui, ces messieurs-dames du CEREGMIA n'auraient pas les moyens de se rendre à Paris pour être interrogés par le Parquet National Financier. En bons chrétiens, les Martiniquais doivent leur venir en aide et c'est pourquoi, nous organisons un "sousou", autrement dit une tontine ou une collecte pour les aider à payer leurs billets d'avion et leurs frais d'hôtel. Pour ce faire, il suffit d'aller sur le site:
   CEREGMAFIA.Leetchi.com
   (Ces dons, malheureusement, ne seront pas déductibles des impôts)...
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