Accueil

UN INDO-AMERICAIN RECOIT LE PRIX NOBEL D'ECONOMIE

UN INDO-AMERICAIN RECOIT LE PRIX NOBEL D'ECONOMIE

     Les Indiens ne sont jamais en finale du 100m aux Jeux Olympiques ni ne courent le marathon en moins de 2H mais ils possèdent tout de même certaines qualités.

   Quand ils émigrent, notamment aux USA, ils brillent dans les plus grandes universités et à la Silicon Valley où on les considère comme de redoutables informaticiens. Tout n'est pourtant pas facile pour ces personnes à la peau sombre (Ne vous y trompez pas : les acteurs de Bollywood sont choisis parmi les 20% d'Indiens à peau claire) dans un pays où le tout premier critère d'évaluation de quelqu'un est sa "race". Parfois même, pour les "rednecks" (gros beaufs blancs racistes), à cause de leurs vêtements ou de leurs turbans, il leur arrive d'être confondus avec des Arabes ou des Musulmans et d'être sauvagement agressés, voire lynchés.
   Pourtant, qu'il reste au pays ou qu'il émigre, l'Indien n'a pas le temps de pleurnicher sur la "scélératesse du Blanc", or dieu sait si le colonialisme britannique a saccagé son pays. Tout au long du XIXe siècle, par exemple, des famines provoquaient des morts par dizaines de milliers et quand GANDHI lança le mouvement d'indépendance, les soldats de sa Gracieuse Majesté n'hésitèrent pas à tirer dans le tas et sans sommation. C'est d'ailleurs, en grande partie, à cause de ces famines récurrentes que nombre d'Indiens émigrèrent dans les Antilles, au Guyana et au Surinam, cela à partir de la moitié du XIXe siècle.
  L'Indien sait que ce ne sont pas les jérémiades et les gesticulations anti-blancs qui lui permettront, à lui et son peuple, de rattraper l'Occident, puis de le dépasser un jour. Il sait que ce n'est que par la science et la technologie que cela pourra se faire. Il n'a pas non plus de temps à perdre à vanter les grandes réalisations (Taj Mahal etc.), pourtant nombreuses, de ses ancêtres comme d'autres le font avec les pyramides. Il préfère lancer des engins spatiaux dans l'espace.
   Abhijit BANERJEE, qui vient de recevoir le Prix Nobel d'Economie 2019, est de cette trempe-là. Il a été récompensé pour ses travaux sur "les approches expérimentales permettant d'alléger la pauvreté dans le monde". Aucun baratin ! Pas de blabla ! Des chiffres, des statistiques, des modèles, des équations, des algorithmes et des analyses sociologiques. C'est moins médiatique que de jouer dans une équipe de basket de la NBA ou de gagner "THE VOICE", mais c'est nettement plus utile à l'humanité...

Pages