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Un 71è miracle en passe d'être reconnu à Lourdes

Un 71è miracle en passe d'être reconnu à Lourdes

   Cette semaine de carnaval restera probablement dans l'histoire comme celle des miracles de Lourdes. En effet, deux miracles coup sur coup viennent de s'y produire. Enfin, le deuxième pas tout à fait, mais il est en cours, selon des sources généralement bien informées. En tout cas, cela faisait__tenez-vous bien !__170 ans que cette manifestation de l'immense bonté du Très-Haut ne s'était pas produite. Mais bon, à l'échelle céleste, un peu plus d'un siècle et demi, ça correspond à tout juste trois minutes pour nous, pauvres mortels. 

  Le premier miracle a concerné une religieuse, Sœur Bernadette MORIAU qui, depuis l'âge de 27 ans ressentit de graves douleurs au dos, subit quatre opérations chirurgicales lourdes avant de devenir paralysée et se retrouver en chaise roulante. Or, en juillet 2008, en pèlerinage à Lourdes, alors âgée de 69 ans, «elle ressent une sensation inhabituelle de relâchement et de chaleur dans tout son corps» et «perçoit comme une voix intérieure qui lui demande d'enlever l'ensemble de ses appareils, corset et attelle», selon le communiqué du diocèse. Mieux : de nouveaux examens médicaux, des expertises et trois réunions collégiales à Lourdes (2009, 2013 et 2016) ont permis au Bureau des constatations médicales d'affirmer collégialement «le caractère imprévu, instantané, complet, durable et inexpliqué de la guérison». En novembre 2016 à Lourdes, lors de sa réunion annuelle, le comité médical international de Lourdes a confirmé «la guérison inexpliquée, dans l'état actuel des connaissances scientifiques».

   Sœur Bernadette MORIAU est bel et bien guérie !

   Or, dans la foulée, selon des sources non plus pontificales, mais maçonniques cette fois, nous apprenons qu'un deuxième miracle serait en cours. Non pas dans cette même ville de Lourdes, mais dans celle de Palerme, en Sicile, où une divinité locale, le Dieu des voleurs , veille sur tout ce que l'île compte comme mafieux. En effet, un Martiniquais, pas moine ni curé pour deux sous, qui avait l'habitude de tremper son goupillon dans le bénitier des fonds européens, y soustrayant des millions d'euros, entre deux pseudo-cours délivrés à la va-vite dans l'université qui l'emploie, est venu récemment supplier humblement ladite divinité d'abattre ses ennemis. Il faut dire que ces derniers__une vraie bande de salauds !__en veut à sa peau et à celle de ses adjoints au point d'avoir (momentanément) mis fins à ses activités pécuniaires. 

   Agenouillé donc devant la statue de Padre Larron, la divinité protectrice des mafieux, nostre homme, les mains jointes, la larme à l'œil, le regard exalté, s'est adressée à celle-ci en ces termes :

   "O divinité tutélaire qui, depuis les temps immémoriaux, protège les truands, marauds, forbans, prévaricateurs, voleurs à la tire et détourneurs en bande organisée de fonds européens, je t'implore de m'accorder une grâce. Une seule : exterminer mes ennemis jurés...Voici leur nom : Cour des comptes, Sénat, IGAENER, CNESER, SRPJ, OLAF, juge d'instruction, ancienne présidente d'université, ancien doyen de faculté. Extermine-les pour moi, O Padre Larron !"

   Aux dires de certains fidèles présents sur les lieux lors de cette invocation, quoique cette dernière fut exprimée en créole, jargon très différent du sicilien, la divinité protectrice des voyous l'avait quand même comprise et déclaré accéder aux désirs du bougre en question. Solennellement, elle avait sentencié :

   "Va, mon fils ! Tu retrouveras sous peu ta dignité de Parrain et la Cosa Nostra tropicale recommencera bientôt à régner sur ses terres ancestrales de Ravine Touza."

   Depuis cet instant-là, nostre homme attend la concrétisation de ce miracle comme le Juif attend Lionel Messi...

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