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S’INSCRIRE EN LICENCE DE CREOLE APRES LE BAC…

Voici venu le temps des inscriptions à l’Université pour les nouveaux bacheliers de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane. La majorité, hélas, choisira de poursuivre ses études hors de nos pays et donc hors de l’UAG (Université des Antilles et de la Guyane) laquelle pourtant vient de fêter ses 30 années d’existence. Pour ceux qui resteront sur place, les inscriptions ont commencé et, dans un premier temps, elles se font en ligne. A noter que les étudiants qui s’inscriront en juillet auront la possibilité de payer en 3 fois, ceci afin de faciliter l’intégration ceux qui ne disposent pas de grands moyens financiers.

Parmi les filières que propose l’UAG, il en est une sur laquelle nous voulons attirer l’attention à savoir la licence de créole ou, selon sa dénomination officielle, la licence de LCR (Langues et Cultures Régionales). Il s’agit d’une licence sur 3 ans comme celles d’anglais, d’espagnol ou de lettres modernes et donc tout bachelier peut s’y inscrire en sachant toutefois qu’il s’agit d’un diplôme bivalent : une partie des cours concerne les Etudes créoles, l’autre partie est formée de cours que choisit l’étudiant dans une autre filière. Cette particularité est due au fait que le CAPES de créole est un CAPES bivalent (créole-anglais, créole-espagnol, créole-lettres modernes etc.). La licence de créole est, en effet, suivie d’un Master de créole (en 2 ans) lequel est dorénavant exigé pour devenir professeur des école et professeur certifié du secondaire.

La licence de créole dispense, dans sa partie « Etudes créoles », des cours de linguistique, d’anthropologie, de littérature créole orale et écrite, de didactique des langues et de traduction. Elle ouvre à tous les concours de la fonction publique enseignante (professorat des écoles-Option créole, CAPES de créole, CPE etc.), mais aussi à tous les autres concours administratifs (Sécurité sociale, Impôts etc.). Sinon, elle permet également d’envisager une carrière dans l’animation culturelle, la presse écrite et audiovisuelle, l’édition ainsi que le tourisme culturel.

D’année en année, les écoles martiniquaises, guadeloupéennes et guyanaises ouvrent de nouveau cours de créole à tel point qu’en Guadeloupe, par exemple, cela touche la quasi-totalité des collèges.

{Gadé-wè sa zot ka fè, manmay } !