RÉQUISITOIRE POUR L'OUTRE-MER

Michel Girdary
RÉQUISITOIRE POUR L'OUTRE-MER

Michel GIRDARY se propose au travers de ce «Réquisitoire pour les outre-mer», de relancer le débat sur la question d’une décolonisation française restant inachevée. Les anciennes colonies des Outre-mer sont encore soumises à un environnement contraignant rappelant inconsciemment les affres de la période de l’esclavage.

En 2017, de très nombreux vestiges de l’époque coloniale sont érigés au vu et au su d’une population d’afro-descendants dans des sociétés postcoloniales dites décolonisées. Ils alimentent insidieusement la question de la réconciliation, de la réhabilitation et de la réparation avec pour trame de fond des divisions ethniques et sociales héritées de la colonisation.

Le ministère des Outre-mer constitue, de ce point de vue,  un haut lieu de la période coloniale. Il est, dès lors, impensable de parler de liberté, d’égalité et de fraternité en tolérant plus longtemps le maintien des principaux instruments qui ont servi à l’asservissement des populations d’outre-mer.

Michel GIRDARY est un acteur engagé de  la vie publique et politique. Grâce à sa vision transversale de la société contemporaine, liée à un parcours personnel et professionnel très éclectique d’ancien directeur d’agence bancaire, de journaliste, de technicien spécialisé en génie mécanique et enfin d’auteur, il jouit d’une incroyable dextérité pour mettre à la portée du grand public, des sujets réputés complexes habituellement réservés aux érudits.

Préface

70 ans après le vote de la loi de départementalisation destinée à mettre fin au régime colonial, Michel GIRDARY publie cet ouvrage modeste par son volume, mais généreux en pensée et réflexion, dans lequel il préconise de «faire cesser l’existence du ministère des Outre-mer».

Tel est l’objet de ce Réquisitoire pour l’Outre-mer; destiné notamment aux candidats à l’élection présidentielle de 2017.

L’auteur, dans une fine analyse, démontre l’échec du modèle actuel d’intégration se traduisant par une terrible crise aux conséquences dramatiques pour la société française. Loin de consolider le pacte républicain, il le fragilise en maintenant exclusion, injustices et inégalités à l’égard des citoyens de l’Outre-mer. L’originalité de sa réflexion puise sa source dans l’historique du ministère de l’Outre-mer perçu comme un symbole de la période coloniale et comme un instrument d’asservissement des populations ultramarines, dont il faut se défaire.

Sa recherche de la redéfinition de la place des Outre-mer dans la nation française vise à améliorer le système et non à le détruire en réconciliant le citoyen avec la démocratie. Entre détracteurs et défenseurs, Michel GIRDARY tente de trouver une voie juste et progressiste écartant les extrémismes en fondant les relations sur des bases apaisées, respectueuses enfin de la Déclaration des Droits de l’Homme et de la Constitution.

Ce plaidoyer contre le ministère des Outre-mer pour parachever la décolonisation et ouvrir la voie à l’intelligente intégration attendue par la majorité de la population mérite d’être connu et soutenu. Ainsi pourra-t-on espérer une nouvelle démocratie constitutive de l’évolution fraternelle et solidaire de la société dans un État où la devise républicaine «Liberté, Egalité, Fraternité» s’appliquera à tous.

Ernest MOUTOUSSAMY
Membre honoraire du Parlement français

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