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QUAND LE COMMERCE EN LIGNE FAIT TIQUER LA BEKAILLE

QUAND LE COMMERCE EN LIGNE FAIT TIQUER LA BEKAILLE

   Non, ce ne sont pas des "capitalistes" comme les en accusent l'extrême-gauche martiniquaise. Ce ne sont, pour certains, que des féodaux et pour d'autres, des compradores.

   En effet__et vous avez compris qu'il est question des Békés__un capitaliste, un vrai, est un entrepreneur qui est censé prendre des risques, quelqu'un qui ne vit pas de rentes de situation coloniales ni d'un marché captif comme c'est le cas en Outremer. Un exemple ? De jeunes ingénieurs martiniquais ont trouvé récemment le moyen de transformer les algues sargasses en carton, n'étant pas les descendants de gens qui ont accumulé de la richesse pendant quatre siècles mais de ceux qui par leur travail (non rémunéré) ont produit, coutelas en main, ladite richesse, ils n'ont évidemment pas les moyens financiers de faire passer leur produit de l'état de découverte à celui de produit commercialisable.
   Un capitaliste, un vrai, se serait rapproché d'eux et leur aurait proposé d'investir dans leur découverte en créant une unité de production, par exemple, une usine fabriquant du carton. Carton dont il y a un grand besoin, notamment en matière d'exportation de bananes. Certes, l'affaire n'est pas assurée de réussir, le Béké n'est pas sûr et certain de gagner de l'argent, il peut même en perdre dans cette aventure, mais n'est-ce pas là, le risque, l'un des fondements de l'économique capitaliste ? Vous pensez bien qu'aucun de nos féodaux ou compradores békés ne s'aviserait de miser un sou dans pareille entreprise.
   C'est pourquoi on n'en a rien à faire des pleurnicheries de certains d'entre eux parce que que l'Autorité de la Concurrence a préconisé de recourir au commerce en ligne afin de lutter contre la fameuse vie chère, trop chère, qui avait jeté, on s'en souvient, dans la rue des milliers de manifestants pendant tout le mois de février 2009. Car de toutes façons, produit franco-européen pour produit franco-européen (ce qui constitue 90% de ce que les Békés vendent dans leurs supermarchés et 100% dans leurs autres magasins de bricolage, matériel nautique etc.), qu'est-ce que ça change de les acheter des mains des Békés ou de les acheter en ligne ?
   Des emplois, rugiront ces derniers ! Ouais...En effet, des emplois mal payés, sous-qualifiés (les postes de cadres sont squattés pour la plupart par des "Métros") qui ne pèsent rien face aux centaines de millions qu'empochent les Békés chaque année. Emplois d'une "économie-prétexte", selon l'expression d'E. GLISSANT, laquelle n'a aucunement pour but de développer la Martinique, mais bien au contraire, de la maintenir ad vitam aeternam dans une (mortifère) économie de comptoir...
   Donc en attendant un vrai changement dans ce pays, entre l'Autorité de la concurrence d'une part et les Békés de l'autre, il n'y a pas photo et TI SONSON serait bien inspiré d'écouter la première...
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