Accueil
Aimé CESAIRE
Frantz FANON
Paulette NARDAL
René MENIL
Edouard GLISSANT
Suzanne CESAIRE
Jean BERNABE
Guy CABORT MASSON
Vincent PLACOLY
Derek WALCOTT
Price MARS
Jacques ROUMAIN
Guy TIROLIEN
Jacques-Stephen ALEXIS
Sonny RUPAIRE
Georges GRATIANT
Marie VIEUX-CHAUVET
Léon-Gontran DAMAS
Firmin ANTENOR
Edouard Jacques MAUNICK
Saint-John PERSE
Maximilien LAROCHE
Aude-Emmanuelle HOAREAU
Georges MAUVOIS
Marcel MANVILLE
Daniel HONORE
Alain ANSELIN
Jacques COURSIL

PPM, RDM ET PEYI-A COMPLICES DU "DEAL DE LA HONTE"

PPM, RDM ET PEYI-A COMPLICES DU "DEAL DE LA HONTE"

   Il n'y a pas d'autre terme que "deal de la honte" pour qualifier le vote des élus de la CTM qui a permis d'attribuer au Béké BALLY 225.000 euros pour 3 hectares de terre agricole.

   D'abord, la terre agricole vaut considérablement moins cher que la terre constructible et c'est d'ailleurs pourquoi à partir des années 60, moment où le "système d'Habitation" tri-séculaire s'effondre__les grands propriétaires terriens se sont employés à faire déclasser leurs "habitations" pour pouvoir les revendre au prix fort. Il faudra un jour faire la liste de toutes celles qui depuis lors, ont été démantelées et sur lesquelles poussent désormais non plus de la canne à sucre, de l'ananas ou de la banane, mais des villas ou des lotissements. Bétonisation criminelle contre laquelle n'ont cessé de se battre les associations écologiques, notamment l'ASSAUPAMAR. 

   Tant que les permis de construire dépendaient de l'Etat, ce processus criminel qui met en danger la sécurité alimentaire des générations futures car il s'agit d'excellentes terres agricoles qui pouvaient être utilisées pour planter autre chose que les seules cultures de rente, leur déclassement n'avait pas encore pris des proportions alarmantes. Mais du jour où, avec la décentralisation, l'autorisation de déclassement fut attribuée aux maires, on est passé du préoccupant à l'alarmant. En effet, nos roitelets communaux avaient désormais les mains libres pour satisfaire les demandes du Béké de leur commune ou de propriétaires de couleur et à partir de là, ce fut massacre à la tronçonneuse.

   Notre foncier agricole n'a cessé de se transformer en peau de chagrin depuis la fin des années 80 au rythme de 1.500 hectares par année. Ce qui est tout simplement énorme, ahurissant même, pour un si petit territoire comme la Martinique. La faute en revient d'abord à l'Etat qui s'en est lavé les mains ; ensuite aux Békés et autres propriétaires fonciers qui se sont engraissés ; enfin aux maires qui signaient à tour de bras des autorisations de déclassement soit parce qu'ils étaient soudoyés soit par électoralisme. A cela est venu s'ajouter l'utilisation massive de ce pesticide cancérogène qu'est le chordécone avec toutes les conséquences écologiques et sanitaires que l'on connaît désormais.

   La terre agricole vaut donc moins cher que la terre constructible et les Domaines (l'Etat donc !) ont évalué les 3 hectares de Séguineau situés sur la propriété du Béké BALLY a 15.000 euros. Or, nos élus les lui ont achetés pour sa somme mirobolante de...225.000 euros ! On pourra avancer tous les arguments juridiques, économiques etc...que l'on veut, ce deal est une honte. Et quand on regarde qui a voté pour et qui s'est abstenu ou encore qui n'a pas pris part au vote__ce qui revient exactement au même !__on se rend compte que cette décision émane d'élus du PPM, du RDM et de PEYI-A. Car s'abstenir ou ne pas prendre part au vote revient de facto à approuver cette décision. Qui ne dit mot consent ! comme l'affirme l'adage. Les abstentionnistes ou ceux qui n'ont pas pris part au vote sont tout aussi responsables que ceux qui ont voté pour. Avec une dose de lâcheté en prime.

   Il semblerait qu'il y ait eu une volonté d'infliger un camouflet au Président de la CTM, Alfred MARIE-JEANNE, accusé par les uns et les autres d'autoritarisme. Mais quand bien même cela pourrait être vrai, même si cette accusation pouvait être fondée, il n'en reste pas moins qu'il est inacceptable, inadmissible, de faire pareille fleur à un Béké.

   Oui, inadmissible !

Commentaires

Véyative | 17/06/2020 - 05:57 :
Ce qui équivaut à 1 475 000 francs au lieu de 100 000 francs! 15 fois la valeur! Après une telle souffrance d'une partie de la population qui a manqué d'eau durant le confinement , le béké aurait du faire don du terrain , ou le Préfet aurait pu réquisitionner ce terrain. Il me semble que pour ces 2 possibilités il n'est pas trop tard.

Connexion utilisateur

CAPTCHA
Cette question sert à vérifier si vous êtes un visiteur humain afin d'éviter les soumissions automatisées spam.

Pages