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Pour Patrick Chamoiseau, "la Fnac a raison" de classer les Antilles en "roman étranger"

Pour Patrick Chamoiseau, "la Fnac a raison" de classer les Antilles en "roman étranger"

L'écrivain martiniquais, prix Goncourt 1992, estime que la Fnac a bien fait de le classer lui et d'autres auteurs antillais dans la catégorie "roman étranger".

POLITIQUE - Ce samedi 17 août, un député de la Guyane, Gabriel Serville, a pointé du doigt la Fnac sur Twitter en montrant un rangement qui selon lui, était “méprisant” car il classait les œuvres d’auteurs d’Outre-mer dans la section “roman étranger” du magasin.

Ce jeudi 22 août, la Fnac a cependant reçu le soutien de Patrick Chamoiseau, l’écrivain martiniquais prix Goncourt 1992 pour son roman “Texaco”, qui faisait lui-même partie des auteurs placés en “roman étranger” par la Fnac.

“La Fnac a raison. Il faut avoir une mentalité de colonialiste ou une pathologie assimilationniste pour considérer sans précautions que les nations sans État, dites ‘d’Outre-mer’, sont intrinsèquement la France”, a-t-il commenté en réponse à l’article du site d’Outre-mer, La1ere, traitant la polémique.

Lundi, l’enseigne s’était défendue en affirmant sur BFM qu’elle souhaitait “proposer le parcours le plus simple pour les clients” et que ce classement regroupait l’ensemble des auteurs de l’archipel, et non uniquement ceux venant des Antilles françaises. “Idéalement, la classification serait plus précise avec une sous-catégorie”, avait ajouté la porte-parole du groupe.

Cette annonce n’avait pas satisfait Gabriel Seville, qui avait répondu sur son compte Twitter: “Cela ne m’explique toujours pas pourquoi vous considérez les auteurs guadeloupéens, guyanais et martiniquais comme étrangers”.

Par ailleurs, le député avait expliqué au HuffPost qu’il avait reçu une réponse de la Fnac indiquant que la solution d’une sous-catégorisation pourrait poser un “problème de place” dans les magasins. Ce qui, une fois de plus, n’a pas convaincu l’élu qui a dénoncé “un aveu de manque de volonté” de la part de l’enseigne. Il avait de plus partagé son souhait: “que l’on considère les Outre-mer comme les autres régions de France”.

 

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