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MOBILISATION DES NEO-TITULAIRES : LE POINT DE VUE DE JACQUELINE PETITOT

Point de vue  de Jacqueline PETITOT ayant siégé à la CAPA des agrégés sur la liste CSTM Éducation UGTM Éducation

SUR L'ENJEU DE LA MOBILISATION EN COURS

POUR LE MAINTIEN EN MARTINIQUE DES NEOTITULAIRES

 

            Le combat pour l'unité mené par le collectif parents personnels pour l'unité contre les suppressions de postes et les mutations forcées a atteint cette année un niveau inédit avec l'implication non seulement des organisations du monde de l'éducation dont celle des deux principales associations de parents d'élèves l'UPEM et la FCPE, non seulement l'implication des élus des deux collectivités et des 6 parlementaires, mais aussi celle des principales centrales de travailleurs et d'associations comme l'ASSAUPAMAR, le Comité Justice Égalité, l'association Culture Égalité , Krey Matjè Kréyol Matinik, et une série d'associations culturelles notamment du monde bèlè.

            C'est dire qu'autour de la cause de ces enseignants martiniquais est en train de se constituer un front commun qui fait irrésistiblement penser à celui de 2009, très souvent évoqué avec nostalgie ou/et espoir par les martiniquais à qui nous avons distribué des milliers de tracts durant toutes les vacances du Sud au Nord , de l’Est à l'Ouest de notre pays.

            Les renseignements généraux ne se sont pas trompés sur l'importance du combat en cours, qu'ils suivent à la trace.

            Et il n'est pas étonnant que ceux qui cherchent à sauvegarder à tout prix l'ordre (en l'occurrence colonial)  établi multiplient les manœuvres de division pour entraver ce mouvement ou le maintenir dans un splendide isolement.

            Eux aussi comprennent  que ce combat , qu'il se donnent pour mission de désamorcer, est celui de toute la Martinique, les néo titulaires résistants s' arc-boutant sur cette évidence rappelée dans la résolution adoptée à l'unanimité (moins une abstention) par les participants au meeting  reporté du  jeudi 27 août  au vendredi 28 août pour cause de tempête d'Erika : « Le maintien en Martinique des enseignants martiniquais est une question de survie humaine et culturelle du pays ».

           

            Lors d'une entrevue avec la Rectrice le jeudi 27 août , celle ci a dit s'être trouvée dans la situation paradoxale de défendre à Paris la possibilité pour ces enseignants martiniquais de demeurer sur place , face à des représentants de syndicats français qui leur contestaient ce droit au nom du respect des règles « nationales ». Notons toutefois la remarquable exception de la Fédération FNEC FP FO qui a réagi  à une lettre ouverte  aux autorités politiques et aux syndicats français signée par la quasi totalité des syndicats de Martinique, les 6 parlementaires et les 3 présidents d'agglomération, par un courrier aux autorités françaises  totalement solidaire que nous reproduisons en annexe.

           

            Qu'en conclure, sinon comme le regretté Pierre ALIKER que les meilleurs spécialiste des affaires martiniquaises sont les martiniquais eux mêmes , et que les meilleurs défenseurs des travailleurs manuels et intellectuels de Martinique sont  les syndicats martiniquais ?

           

            La CSTM, qui vient de fêter ses 40 ans d'existence, de rupture avec le « colonialisme syndical » peut se targuer d'avoir adopté, lors de son congrès du 25 juin 2011 une motion votée à une unanimité enthousiaste intitulée « Vivre et travailler au pays ». Passant de la motion aux actes,  elle a donné, avec l'UGTM, un sacré coup de main aux enseignants alors concernés en bloquant le Rectorat et en obtenant en contrepartie du déblocage, une entrevue de toutes les parties concernées avec le ministre de l'Outre Mer d'alors, Victorin LUREL, et le maintien en Martinique de deux enseignants supplémentaires.

           

            Lors de son dernier congrès, la CSTM a repris en la réactualisant cette motion de 2011, toujours  d'actualité, et s'y est engagée à répondre positivement à tout appel des néo titulaires en lutte.

           

            En effet, de même qu'un vigoureux combat victorieux en 1992 a été la rampe de lancement qui a permis au syndicat guadeloupéen le SGEG de progresser jusqu'à devenir le SPEG d’aujourd’hui, au moins aussi représentatif que les syndicats français traditionnellement majoritaires dans le milieu de  l'éducation, de même le combat en cours est une occasion exceptionnelle de renforcer quantitativement et qualitativement la CSTM éducation ainsi que toute la Centrale.

 

Document annexe

 

Fédération Nationale de l’Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle, de la Confédération Générale du Travail - Force Ouvrière 6/8,

rue Gaston Lauriau – 93513 MONTREUIL CEDEX Tél. : 01 56 93 22 22 – Fax : 01 56 93 22 40 - email : fnecfp@fo-fnecfp.fr Confédération Générale du Travail FORCE OUVRIERE

 

A Monsieur le Premier Ministre,

A Madame la Ministre de l’Education Nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,

A Madame la Ministre de l’Outremer,

A Madame la Garde des Sceaux,

Montreuil, le 24 Août 2015,

 

Objet : situation des enseignants stagiaires et néo titulaires de Martinique

 

Mesdames, Monsieur,

Notre organisation, la FNEC FP FO a été saisie de la situation faite aux stagiaires et néo titulaires martiniquais mutés de manière forcée en métropole. Nous observons que ces collègues se retrouvent mutés en métropole alors même que dans les disciplines où la plupart d’entre eux exercent, les besoins en postes, en Martinique, sont importants.

Notre organisation soutient totalement les revendications de nos collègues de la Martinique et vous demande d’y répondre favorablement :

- Une solution urgente doit être trouvée dès cette rentrée pour tous les collègues concernés.

- Une négociation doit être engagée portant sur l’ensemble du système de nomination des enseignants des DOM.

Je vous prie de croire, Mesdames, Monsieur, à l’assurance de ma parfaite considération.

 

Hubert Raguin, secrétaire général

 

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