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MARTINIQUE : LE SYNDROME CHILIEN

par Daniel Boukman

Pour compléter l’analyse d’une  pertinente lucidité, signée  Anonymous Martiniquais *, j’ajouterai  que cette stratégie du chaos participe de ce que l’on peut appeler « syndrome chilien »… Dans les années 1970,  sous la présidence de Salvator Allende, démocratiquement élu , des syndicats  et autres secteurs économiques (avec la collaboration active  de la CIA) ont provoqué crescendo  le désordre qui a fourni  aux forces armées le prétexte d’une intervention qui donna lieu à une sanglante répression des forces démocratiques chiliennes.

Comparaison n’est  pas (toujours) raison ! La Martinique n’est pas le Chili, je sais ! Néanmoins,  si le groupe politique sévèrement  sanctionné le 13 décembre dernier ,  le représentant du gouvernement français (curieusement muet)   avaient  conjointement  en perspective l’installation du chaos (dont parle  Anymous Martiniquais) afin que, sous le couvert  de la « loi   républicaine », la CTM soit mise sous tutelle ?

Depuis sa défaite, le néo-PPM actionne ses « cellules dormantes » disposées  au cœur de l’administration de la CTM,  dans les rangs de l’opposition, au sein de  sphères syndicales ou pseudo associatives… Avant leur disqualification électorale, les enragés du parti des perdants ont semé un véritable champ de mines…  Ayant en mémoire l’affaire du Paparazi,  j’irais jusqu’à dire  que ce serait faire preuve de naïveté , d’écarter l’hypothèse  qu’ils aient , en réserve, à leur service, snippers et autres  tueurs à gages.

Une vigilance raisonnée, organisée, coordonnée  est la meilleure réponse à opposer à ces apprentis sorciers et, comme l’écrivit le poète latin, Virgile : Jupiter rend fou ceux qu’il veut perdre !

*A lire in Montray Kréyol, 21 avril 2016

Daniel Boukman, écrivain militant martiniquais

 ce 24 avril 2016.

 

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