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L'UNIVERSITÉ DES ANTILLES-GUYANE : UNITÉ DANS LA DIVERSITÉ

{La réforme des Universités, initiée par la ministre Pécresse, avait
nourri de grosses craintes quant à l'avenir de l'UAG (Université des
Antilles et de la Guyane) et au maintien de son unité. Rappelons aussi que
des demandes récurrentes émanent du pôle guyanais en vue de la création
d'une université guyanaise distincte. Le problème vient d'être tranché :
avec 1.600 étudiants inscrits, la Guyane, démographiquement parlant, ne
peut prétendre avoir une université à part entière, dit le Ministère.
Cependant il y a un argument qui n'est pas évoqué, mais qui est plus
important à savoir le fait que dans le monde d'aujourd'hui, une université
n'est pas crédible, ne peut atteindre un bon niveau scientifique, avec
moins de 10.000 étudiants. L'Université des West-Indies qui rassemble 13
pays de la Caraïbe montre que nos voisins, indépendants il est vrai, ont
bien mesuré la nature de l'enjeu. Le Guyana, qui s'en est retiré, paie
aujourd'hui les pots cassés avec une University of Guyana plus ou moins
croupion où la bourgeoisie locale n'envoie pas ses rejetons !}

____

L'ordonnance adaptant la loi LRU à l'université Antilles-Guyane, présentée
ce mercredi 30 janvier 2008 en Conseil des ministres, prévoit un conseil
d'administration de 42 membres: 18 représentants des enseignants-chercheurs
dont la moitié de professeurs des universités, 15 personnalités extérieures,
6 représentants étudiants, 3 représentants des personnels Biatoss. "Les
sièges de chacun des collèges du CA, du CS et du Cevu sont répartis à
égalité entre les régions d'outre-mer dans lesquelles est implantée
l'université", autrement dit la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane.
Dans sa communication en Conseil des ministres, Valérie Pécresse déclare
qu' "il est apparu important de rédiger un texte qui suive une triple
exigence: décliner au plus près la loi pour doter l'UAG (université Antiles-
Guyane) des mêmes atouts que ses consours métropolitaines; maintenir l'unité
de l'université; favoriser l'expression de chaque entité dans le respect de
l'unité de l'établissement." Elle souligne que l'implantation de
l'université sur trois sites "a nourri certaines revendications en faveur de
la création d'établissements distincts". Ces revendications "émanent avant
tout de la Guyane" où "un pôle universitaire guyanais a été constitué [en
2004] sous la forme d'un GIP (groupement d'intérêt public)" . La ministre
estime que "ces tentations" ne sont pas justifiées par "la démographie
universitaire": 1 600 étudiants sont inscrits en Guyane et 13 000 sur
l'ensemble de l'université.

L'ordonnance, résultat d'une "concertation" avec le président de
l'université et les élus des collectivités, prévoit ainsi que chacune des
trois régions disposera: d'un vice-président désigné parmi les élus
enseignants-chercheurs au CA, sur proposition du président de l'université
et "après avis des membres du CA siégeant au titre de chaque région"; d'un
conseil consultatif composé des membres du CA élus et nommés au titre de
leur région, charger de formuler des propositions et "saisi pour avis par le
président sur les questions propres" à chaque site; d'un vice-président
chargé des questions de vie étudiante; et d'un CTP (comité technique
paritaire) "spécial" chargé de "connaître des questions d'organisation et de
fonctionnement" des différents sites. La communication en Conseil des
ministres précise qu'"afin d'assurer l'unité de l'université, chacune de ces
autorités ne possédera qu'un pouvoir consultatif ou délégué par le président
et émanera des structures centrales et légitimement élues de l'université".

En outre, plusieurs dispositions de la loi LRU ne s'appliquent pas à
l'université d'Antilles-Guyane: la représentation des grands secteurs de
formation dans les conseils, la prime majoritaire pour l'élection des
enseignants-chercheurs au CA et l'interdiction pour les représentants des
enseignants-chercheurs d'être élus dans plusieurs conseils.

D'après AEF 90759

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