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L'Inde (1 milliard 265 millions d'habitants) obtient 1 médaille (de bronze) à Rio

   Après chaque Jeux Olympiques, l'Inde, deuxième pays le plus peuple du monde après la Chine, avec un peu plus d'1 milliard d'habitants, est la risée des commentateurs sportifs. Cette année, à Rio, la donne n'a pas changé : la patrie de Gandhi n'a obtenu qu'une misérable médaille de bronze à la lutte féminine, médaille gagnée par une certaine Malik SAKSI (cf. photo) inconnue au bataillon des stars sportives mondiales. Les mêmes commentateurs ne se privent pas de mettre en parallèle les résultats olympiques extraordinaires de la minuscule Jamaïque et ses 3 millions d'habitants : 11 médailles cette année à Rio dont plusieurs en or.

   Depuis des années, des pressions sont exercées sur les différents gouvernements indiens pour les amener à mettre davantage de moyens au service du sport, ce qu'ils font mollement, le sport (mis à part le cricket) étant considéré dans la culture indienne comme une activité ludique et non comme une activité de compétition. Ce faisant l'Inde résiste à la mondialisation qui par le biais de la télévision et de l'Internet a fait des sports (basket et baseball aux Etats-Unis, football et rugby en Europe, football en Amérique latine, athlétisme dans la Caraïbe etc.) une arme de distraction massive visant à endormir les peuples tout en les fanatisant. Pendant les Jeux Olympiques ou la Ligue des Champions, personne ne pense évidemment à la loi EL-KHOMRI pour ne prendre que ce seul exemple et chacun défend bec et ongles son drapeau, son hymne national, son bout de territoire avec un chauvinisme ahurissant. Le hooligan supporter de foot étant la caricature de ce type de personnes. 
   Or, si vous accédez aussi rapidement à l'Internet, si votre téléphone portable fonctionne, ce n'est pas parce qu'Usain BOLT ou Mickael PHELPS traversent les pistes ou les bassins à la vitesse ce l'éclair, mais grâce à des satellites. L'Inde fait partie du club très fermé des pays s'étant doté d'une technologie de haut niveau lui permettant de lancer des engins dans l'espace. Sans compter le nombre proprement hallucinant d'ingénieurs de toutes sortes, notamment en informatique, que l'Inde produit chaque année, parmi lesquels beaucoup sont recrutés avant même la fin de leurs études universitaires par des détecteurs anglais, allemands et étasuniens. Or, tout cela, toute cette formation d'élite a un coût et ce coût est très élevé. Pour la plupart des dirigeants et des intellectuels indiens, détourner une partie des ressources nationales vers le sport reviendrait à saboter cet élan national dont Bengalore est la figure de proue. 
   Comment ne pas être d'accord avec eux ? ...

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