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LES SOUVERAINETES USURPEES, LES PEUPLES SUBSTITUES ET LES RESSOURCES SPOLIEES PAR LA FRANCE ET LE ROYAUME-UNI

Pierre Carpentier
LES SOUVERAINETES USURPEES, LES PEUPLES SUBSTITUES ET LES RESSOURCES SPOLIEES PAR LA FRANCE ET LE ROYAUME-UNI

En visite pour la première fois à Londres lundi dernier (6 février), M. Héctor Timerman ministre argentin des affaires étrangères, excluant une solution militaire, tenait à discuter des aspects historiques et légaux _au coeur d'un conflit de souveraineté sur les îles Malouines qui dure depuis 180 ans_ avec son homologue britannique William Hague. Ce dernier refusa de le rencontrer parce qu'il était arrivé sans représentants des iles Falklands (pour les britanniques).

Dans une interview au journal "The Guardian" M. Timerman confiait : "{Il n'y a pas au monde un seul pays qui soutienne la légitimité du Royaume-Uni à gouverner les îles. Pas un".. "Je pense que le monde comprend de plus en plus qu'il s'agit là d'un problème colonial et que les insulaires ont été amenés sur ces iles}".

Il a indiqué que le refus de M.Hague de discuter le rendait perplexe étant donné que "{par le passé, les Anglais avaient été plutôt volontaires pour discuter avec la junte militaire ayant causé la mort de 35 000 personnes"."Selon l'ONU, deux parties seulement sont impliquées dans ce conflit: le Royaume-Uni et la République d'Argentine. C'est un différent qui doit être réglé par l'Argentine et le Royaume-Uni seuls. En ajoutant une tierce partie (les habitants des îles Malouines), le Royaume-Uni va à l'encontre de plus de 40 résolutions des Nations unies, qui n'appellent que les deux pays à négocier}".

Lorsqu'on lui a demandé s'il serait plus judicieux de mettre en place une relation avec les insulaires pour trouver une solution, il a déclaré: "{Je n'ai pas à les convaincre. Les Nations unies ont déclaré qu'il existe un conflit entre le Royaume-Uni et l'Argentine. Je n'ai à convaincre personne. Nous devons appliquer la législation internationale et accepter les résolutions, sans quoi les Nations Unies deviennent un organe ne servant qu'à soutenir les pays puissants}". Enfin : {"Les iles Malouines seront sous le contrôle de l'Argentine d'ici 20 ans}".

{{Référendum }}

Il a également critiqué le référendum prévu par le gouvernement britannique sur les îles Malouines pour le mois de mars prochain, organisé pour souligner que les insulaires souhaitent que les îles restent un territoire anglais d'outre-mer. Il a déclaré que cela "{reviendrait à demander aux colons venus avec leur pouvoir colonial et ayant pris la place les indigènes s'ils voulaient rester". } Il a souligné le fait que le nombre d'insulaires vivants là depuis plus de neuf générations était très faible. "{C'est étrange d'être accusé de fanatisme alors qu'on est privés de nos ressources naturelles, qu'une partie du pays est sous le contrôle d'une puissance étrangère et que lorsqu'on essaye d'en discuter et d'ouvrir un dialogue, il nous est refusé}". Il a également comparé cela à "{ne demander qu'aux colons juifs dans les territoires occupés s'ils voulaient rester Israéliens}".

{{Pétrole}}

Selon lui, les Argentins n'ont pas rendu les choses difficiles pour les insulaires mais le gouvernement britannique a pris des décisions unilatérales, notamment en donnant des permis de pêche valables 25 ans au lieu des deux ans accordés par le passé. Il a également déclaré que la façon dont la Grande Bretagne exploitait les ressources pétrolières allait provoquer un véritable désastre écologique. {"Partout où l'on peut sentir une odeur de pétrole, les grandes puissances trouvent une raison de s'y établir. Je pense que le facteur pétrole compliquera probablement les choses pour trouver la solution pacifique demandée par les Nations unies. Je pense qu'historiquement la Grande Bretagne a eu tendance à s'établir dans des endroits où il y avait des ressources naturelles ne leur appartenant pas}".

Au vu des enjeux que nos pays ont à défendre ; l'indépendance et la souveraineté pour l'Argentine aux prises avec le Royaume-Uni pour accomplir la maîtrise de son territoire et la légitimité incontestable qu'il y a pour le peuple de la Guyane dite française à décoloniser le pays donc le continent tout-entier donc à s'approprier ses terres, ses richesses et son histoire propre aux yeux de la communauté internationale, nous convenons ensemble que les puissances coloniales contemporaines usent des même subterfuges juridico-politiques pour maintenir l'avidité historique de leur domination. En effet un referendum de même nature à peu de choses prêt (droits, pouvoirs et fonction régaliennes exclus pour la Guyane) fût organisé le 10 janvier 2010 par le président français Nicolas Sarkozy. Il s'adressait à une population "française" dans un cadre juridique constitutionnellement français afin qu'ils se prononcent sur l'augmentation promise donc supposée de pouvoirs locaux de décision. Les guyanais refusèrent à 70% de participer à ce vote.

{{Les similitudes Guyanes-Malouines }}

Une population argentine substituée par des colons anglais l'or de l'invasion de 1833. Aujourd'hui la population des Malouines est de même identité que celle de la puissance qui l'administre. Nous savons aussi que la population guyanaise tout comme celles des autres "départements d'outremers" français (Martinique, Guadeloupe et l'île de la Réunion) a subit dès les années 1960 par le biais du Bureau des Migrations des Département d'Outremers (BUMIDOM) une évacuation de sa population la plus jeune et la plus anticolonialiste vers la France, un phénomène appliqué avec une détermination politique que le peuple guyanais subit encore aujourd'hui à la faveur d'un peuplement de français européens communément appelés "métros" pour métropolitains. De même dans le cas des îles Malouines _pour légitimement s'autodéterminer au regard du droit international donc de l'ONU_ le peuple appelé à voter devrait être argentin, ce qui n'est pas le cas. Il s'agit donc d'un referendum Britanico-britanique aussi illégal et illégitime que celui qui a eu lieu en Guyane "française" trois ans plus tôt.

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